Wednesday, December 31, 2008

Bonne Année

Y a pas de couleur pour être stupide, ignorant, raciste et borné,
Pas une couleur attitrée à l'absurdité,
Pas une couleur qui prouve ton intelligence,
Pas une couleur qui témoigne de ta tolérance,
Pas une couleur qui t'empêche de te sentir seul,
Foudroyé, rescapé d'un amour manqué,
Pas une couleur qui t'abrite de la pauvreté,
Pas une couleur qui garantisse ton honnêteté,
Pas une couleur qui te protège de l'erreur, frère,
Pas une couleur qui te protège de la peur, sœur,
Pas une couleur qui t'innocente de toute injustice,
Aucune couleur ne garantit ta réussite,
J'connais les méfaits du racisme et ce qu'ils provoquent,
Quand l'exclusion devient rage, arrive le choc,
Même en temps de guerre alors que la paix agonise,
Je réanime l'amour dont l'absence m'épuise,

Kery James

Ces quelques mots d’introduction nous rappellent l’iniquité des derniers propos du chansonnier Dieudonné ; l’amour d’un bon mot ne peut justifier telle turpitude.
Que notre ami ménestrel se trouve des accointances avec le leader historique du Front National et que ces deux apôtres de Poujade vitupèrent leur haine à l’ endroit des juifs et ce dans le strict confinement d’un meeting politique et/ou une salle de spectacle, ma foi grand bien leur fasse.

La question de savoir si le propos est fondé ou pas, ne se discute pas ici, l’objet du présent billet est de juste nous rappeler que la limite du droit d’expression n’est pas inscrite dans une loi ni même dans Le savoir-vivre du XXIème siècle, chère à Nadine de Rothschild.
La limite du droit d’expression c’est juste la connerie.

Malheureusement, on ne pourra jamais rien faire contre ce fléau.

Un pogrom de cons bornés n’est pas à l’ordre du jour.
Tout au plus on pourrait organiser une ou deux chasses à l'homme, le nombre de cons n'en souffrrira que très peu...

Bonne année a tous.

Wednesday, December 24, 2008

Gardons espoir - Joyeux Noel

Noël : Nom donné par les chrétiens à l'ensemble des festivités commémoratives de l'anniversaire de la naissance de Jésus-Christ, célèbre illusionniste palestinien de la première année du premier siècle pendant lui-même.
Ces festivités sont :

Le dîner : généralement frugal ; rillettes, pâté, coup de rouge, poulet froid, coup de rouge, coup de rouge.
La messe de minuit : c'est une messe comme les autres, sauf qu'elle a lieu à vingt-deux heures, et que la nature exceptionnellement joviale de l'événement fêté apporte à la liturgie traditionnelle un je-ne-sais-quoi de guilleret qu'on ne retrouve pas dans la messe des morts.
Le réveillon : d'après les chiffres de l'UNICEF, l'équivalent en riz complet de l'ensemble foie gras - pâté en croûte - bûche au beurre englouti par chaque chrétien au cours du réveillon permettrait de sauver de la faim pendant un an un enfant du Tiers Monde sur le point de crever et le regard innommable de ses yeux brûlants levé vers rien sans que Dieu s'en émeuve, occupé qu'Il est à compter les siens éructant dans la graisse de Noël.
La remise des cadeaux
Le déjeuner de réveillon : Ô bûches de Noël, indécents mandrins innervés de pistache infamante et cloqués de multicolores gluances hyperglycémiques, plus douillettement couchées dans la crème que Jésus sur la paille, vous êtes le vrai symbole de Noël.
La bise à la tante qui pique : Après avoir vomi son déjeuner, le chrétien reçoit la tante qui pique et la donne à sucer à ses enfants.
Pierre Desproges - Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des biens nantis, 1985

Monday, December 22, 2008

Tendance 2008: variation autour du brun!


En cette fin d’année j’ai envie de faire comme Jésus devant le lac de Jéricho (ou ailleurs je ne m’en souviens plus vraiment): organiser une grande distribution de pains.

Dans la tronche les pains, et bien rassis pour que ce soit meilleur encore pour les dents.
Que les attaques antisémites et les profanations de tombent soient scandaleuses, cela va de soit. Que le pouvoir politique et les du verses associations les condamnent prestement et sans aucune ambiguïté relève du bon sens. Que l’on dote l’état d’un appareil coercitif pour dissuader le contrevenant n’est en fait que justice.
Les attaques islamophobes et les profanations sont tout aussi scandaleuses. Le silence ou à tout le moins la discrète condamnation du pouvoir politique est tout autant scandaleuse. Que l’on légifère pour doter l’état du même pouvoir coercitif pour que cesse de nuire la mouvance brune ce serait nécessaire mais pas si vite…
Le pouvoir politique a réussit un tour de passe-passe digne des plus grands prestidigitateurs : par une sémantique bien choisie, ils ont crée des catégories dans la xénophobie.
Là où le grec ne distinguait qu’une peur de l’étranger, nos sociétés distinguent des peurs différentes pour différent étrangers : une kippa n’est pas une djellaba, et un boubou ne ressemble en rien à une soutane.
La sémantique au service de la protection du discriminé donne des aberrations : on parle d’antisémitisme mais pas de racisme pour toute atteinte à la chose juive. On dit homophobe les allergiques au quartier du marais et supporter de foot pour l’idiot qui imite le singe lorsqu’un joueur de foot se trouve être noir.
Machiavel ne pensait pas si bien dire avec son diviser pour mieux régner : les dégâts de cette politique ségrégationniste se ressentent plus que jamais lorsque un groupe de malfaisants s’en prend a une communauté.
Les arabes ne se sentent jamais concernés lorsqu’un jeune juif est pris à parti, tout comme les juifs ne s’émeuvent que rarement pour Mohamed passés à tabac par des jeunes sympathisants au retour du troisième Reich. Lorsque dans l’incendie d’un taudis de paris 36 gosses meurent brûles vifs, pas un arabe, pas un juif, pas un catholique pour exprimer un ressentiment à l’ endroit des offices HLM. Qu’un homosexuel se trouve pris en embuscade par des casseurs de pédé, et on a droit au silence assourdissant des religieux de tous bords.
Je ne sais pas quel est l’idiot – je crois que c’est Chirac, faut que je vérifie- qui a eu cette belle idée de stratifier les peines selon les appartenances. Pour l’amateur de mythologue grecque que je suis, ça me rappelle ce que le monde a connu lorsque Pandore profita de l’absence d’Épiméthée pour ouvrir la jarre contenant les calamités. C’est à ce moment que les hommes ont cessé d’être une communauté unique est indivisible dans les joies comme le malheur.
Et c’est dans ce contexte que nos amis musulmans réclament la reconnaissance de l’islamophobie au même titre que l’antisémitisme et les autres maladies en « isme ».
Non, non et trois fois non. Il n’est pas question d’ériger la souffrance de l’un contre la souffrance des autres. Je m’insurge –si, si je m’insurge depuis mon fauteuil- contre cette privatisation de la douleur. Que Chirac ou un autre ai commis une erreur avec cette reconnaissance de l’antisémitisme, soit nul n’est parfait –Errare humanum est, persévération diabolicum- arrêtons le mouvement ici.
Le péril brun est un et indivisible et les réponses doivent être globales plutôt que clientéliste. La gestion partisane crée des tensions là où il n’y en a pas du tout besoin. C’est déjà suffisamment honteux de voir des mosquées brûlées –enfin des salles de prières-, et des synagogues sous surveillance policière. Le spectacle est particulièrement inconfortable lorsqu'après un nouveau fait de vandalisme, une communauté cherche le soutien des autres et que ce soutien ne vient pas.
Une poursuite systématique, avec condamnation pour chaque acte délictueux portant atteinte a la liberté individuelle de culte serait un excellent moyen de faire reculer les jeunesses hitlérienne et les écorchés vifs de la svastika.
Le ventre est encore fécond d’où est sortie la bête immonde…oui ben maintenant en plus il pointe le museau et nous nargue devant nos portes.
Une chasse à court s’impose et cette fois il est impératif qu’elle n’en réchappe pas.
«Les hommes ont mis des millénaires pour se tenir debout. Que vaudrait la vie si elle se faisait à ras de terre ?»

Liliane de Bettencourt

Tuesday, December 16, 2008

Le terrorisme pour les nuls.

En cette fin d’année brumeuse, notre première flique de France manie avec une virtuosité jubilatoire l’art du canular. 


Sentant que le peuple s’ennuie, nos braves chaussettes à clous ont institué le gag mensuel : plus c’est énorme, plus c’est drôle.


Ainsi, le mois dernier, une escouade de héros carapaçonnés partait à l’assaut d’une épicerie de village, et notre frigo-rigide cheffe de la maréchaussée loupait la messe dominicale pour annoncer urbi et orbi que l’"ultra-gauche anarcho-autonome terroriste", ce divin enfant, était né.


Amen.


"Plus outre !" : fidèle à la devise de Charles Quint, ces farceurs de pandores ont cette fois planqué quelques pétards dans les chiottes d’un supermarché à paillettes pour gogos argentés. 


Et, ô surprise, ils ont réussi à se souvenir de l’étage et les ont retrouvé quelques heures plus tard ! 


Clou du spectacle, deus ex machina, un "Front révolutionnaire afghan" tombe du ciel et proclame, tel De Gaulle à Montréal, "Vive l’Afghanistan libre !".


Un conseil, chers barbouzes : ajoutez un peu d’Allah et un zeste d’Islam, ça aura plus de gueule ! Et pourquoi pas un jonction islamo-autonome ?


Sunday, December 14, 2008

Une journée sans...oui mais!

Après une lecture de ma dernière missive, j'ai décidé, en accord avec moi-même de la supprimer. 

Le texte se voulait drôle mais à la lumière de la deuxième lecture il m'apparaissait que les saillies n'étaient pas que drolatiques. 

La journée de grève des homosexuels se voulait une tentative pour alerter l'opinion des pressions et brimades dont ils sont les victimes. 

En voulant stigmatiser l'inanité de leur démarche, je n'ai fait que la légitimer par amour d'un bon mot ou deux. 

Il n'est pas nécessaire de s'excuser mais juste reconnaître que ce n'était pas drôle. 


“Quand il nous faut changer d’opinion au sujet de quelqu’un, nous lui comptons cher l’embarras qu’il nous cause.”

Friedrich Nietzsche

Thursday, December 11, 2008

Dans la série comment nous sortir de la crise....

Bon oui, désormais c'est fait, nous sommes en pleine récession.

La crise ma bonne dame...tel les Arabes à Poitiers dans un autre temps, frappe à notre porte. 

Violemment en plus.

Pensez vous que la crise aurait attendu que nous célébrions avec pompe les 60 ans de la Déclaration des Droits de l'Homme, que nenni...

C'est dans ce contexte un peu morose que je me propose de restaurer l’aura d’un métier qui a disparu de nos campagnes et même des villes d'ailleurs: trouffion. Enfin je voulais dire soldat, appelé, défenseur de la mère Patrie...c'est ici que le lecteur est encouragé à verser une larme pour témoigner son attachement aux valeurs de la patrie....

Nos gouvernants - à l'exception de Berlusconi- tentent d'enrayer cette mauvaise pente dans laquelle nous nous trouvons. Et ça balance: plan de relance ici, jets de milliards là bas, baisse des taux plus loin...

Mais hélas ils manquent l'essentiel. La Grande Muette

Réhabilitons le service militaire.

Nos rues regorgent de la chair à canon nécessaire à cette entreprise: expurgeons nos rues de ces fainéants tatoués, piercés, bodybuildés brefs des jeunes chômeurs. C’est à dessein que seuls les jeunes seront appelés: pour les pogroms ainsi que les viols en rase campagne, il faut être vaillant.

Il serait utile à ce moment de régulariser en masse les familles arabes et noires -nombreuses par nature- qui de toute façon finiront par surpeupler les prisons...ou mourir dans l'incendie de leur squat, insalubre et ne répondant pas aux normes les plus élémentaires de sécurité...rire.

Pour une fois l'Afrique et ses nombreuse dictatures ont été visionnaires à ce propos: on n'a jamais entendu aucun dictateur se plaindre du degré d'illettrisme de ces jeunes ni même d'une forte croissance de la courbe du chômage de ces mêmes jeunes. Il est d'ailleurs à déplorer que des esprits chagrins, pudiquement drapés sous l'anonymat des organisations non gouvernementales, renâclent à l'idée de voir des jeunes faire le coup de feu. 


Les avantages sont nombreux et variés.

L'armée fournit un cadre de vie au vert: les jeux de rôles de nuits avec 150 kg sur le dos sous l'oeil d'un monsieur qui vous crie dans les oreilles et fleur bon le cubic de rosé du Leclerc du village d'à côté - c'est le sergent.

L'armée vous apprend un métier: si bien sûr on considère que PMU est un métier, voire dans le cas des plus téméraires, mercenaires ou tueur de l'ESt parisien à la Guy Georges.

L'armée vous apprend à boire: voir exemple plus bas. 

L'armée vous permet d'apprendre à conduire toute sortes d'engins sans à passer un quelconque brevet.

L'armée épanouira -sans nulle doute- votre vie sexuelle: ha les joies des douches communes et des dortoir ou ça sens bon la testostérone.

L'armée va rendre vos parents très fiers: les infirmières de cette maison de retraite pas chère dans laquelle vous les avez placés pour mieux gérer leurs diverses allocations vieillesses, ne lèveront plus la main sur eux de peur de représailles.

L'armée va vous rendre célèbre: alors que vous vous rendrez à la guerre dans l'anonymat le plus total, votre retour sera lui triomphal...parmi les autres cercueils et vos parents en pleur.

L'armée développe votre sens du goût: là où précédemment votre coupe de cheveu était une mauvaise synthèse entre Désireless et Jeanne Mas, désormais à chaque 14 Juillet vous porterez fièrement votre coupe "Départ pour l'Afghanistan" ou plus sobrement une barbe "Retour de Bosnie",...tellement chic.

Mais avant tout, en ces temps de crise n'oublions pas que l'armée ce sont des perspectives d'avenir: si vous ne succombez pas à vos blessures après une embuscade dans le désert Tchétchène, vous embrasserez sans trop d'embûche la carrière de vigile dans le centre commercial le plus proche de votre bar PMU. 

Envoyons nos jeunes jeter leur gourme dans nos campagnes, concertons nos efforts pour les aguérir à la lutte gréco-romaine ou le maniement de la kalachnikov. 

Faute de réussite il restera toujours les restau du Coeur...



Sunday, December 7, 2008

La peur

Par Fantômette

La peur, vous vous y attendez toujours. Elle arrive rarement par surprise. Elle prévient avant de frapper. Mais les coups n’en sont pas moins brutaux, et la douleur qu’ils laissent, lancinante.

Depuis que j’ai prêté serment, je ne crois pas qu’il se soit jamais écoulé une semaine sans que je ne la côtoie, constante et silencieuse, une ombre parmi les ombres. En audience. En détention. En rendez-vous.

Elle s’invite souvent dès le premier rendez-vous, le tout premier contact avec un nouveau client.

Vous l’avez vu arriver, depuis la fenêtre de votre bureau.

Il est peut-être jeune, ou plus âgé. Il a les mains profondément enfoncées dans les poches, un blouson à la mode, un peu crasseux. Ou un costume bon marché, une mallette à la main. Il la posera très soigneusement sur votre bureau après avoir écarté le pot à crayons.

La peur l’a accompagné, mais elle ne se montre pas tout de suite. Elle apparaît pour la première fois, sans bruit mais dans une brève et soudaine lueur, lorsqu’il vous tendent leur convocation. Elle est pliée en seize, déjà grise et froissée par cette main tout à l’heure enfoncée dans la poche. Ou encore dans son enveloppe, sortie de la mallette. Nette et blanche. Implacable.

Vous y jetez un bref coup d’œil, qui vous apprend ce que, souvent, vous savez déjà. Convocation… tribunal de grande instance … chambre correctionnelle. L’audience est dans deux jours, trois semaines, ou deux mois. Les faits poursuivis sont visés, les articles du code pénal qui fondent les poursuites également.

Vous relisez la convocation, laissez passer un ange, et puis deux.

- Peut-être avez-vous eu la curiosité d’aller regarder les articles visés du code pénal ? Sur internet ? Non ?

Le code pénal est sur le côté, l’article souvent déjà repéré. Vous lui tendez le code, ouvert à la bonne page. Deuxième coup de poing, la peur a frappé au ventre cette fois.

Et puis, sur une invitation de votre part, les explications viennent.

C’est un peu confus. Souvent très long.

Silencieux, attentif, les yeux fixés sur votre interlocuteur, vous observez monter, descendre, monter à nouveau, l’angoisse, à la façon d’une respiration.

Ils vous parlent des faits, ceux qui sont visés par l’article qu’ils viennent de lire en silence, et qu’ils redécouvrent sous un autre angle, sous l’angle du droit. Et cet angle là les trouble et les inquiète. Ils viennent vous parler d’une bêtise, et vous leur répondez que l’on ne convoque pas souvent les gens devant un tribunal correctionnel pour "une bêtise". Ils ont lentement acquiescé et la peur les a frappé, une troisième fois.

Cette fois-là, elle ne les quitte pas.

Ils repartent avec, la convocation repliée, remise dans la poche ou dans son enveloppe, toujours aussi blanche. Elle laisse son ombre derrière elle, qui s’attarde à votre bureau, et rôde quelques instants encore.

Vous ne la chassez pas.

On ne sait jamais.

Elle pourra resservir.

Plus tard, vous les retrouvez à l’audience. La salle est vide, il est un peu tôt. Il n’y a personne à l’accueil du tribunal, encore. Les justiciables tournent en rond, ils ont la démarche inquiète. Il s’assoient. Ils attendent. Ils se relèvent. Et ils attendent encore.

Lorsque vous êtes arrivé, celui-là, qui vous attendait, s'est approché rapidement de vous, soulagé de voir que vous n'étiez pas en retard.

En réalité, le plus souvent, vous êtes arrivé avant lui. Mais vous avez votre propre itinéraire au tribunal. Vous êtes arrivé tôt, par précaution, et vous êtes passé par l’Ordre, encore tranquille, mais pas désert. Deux ou trois confrères sont là, qui vous saluent d’un signe de tête, enfilent leur robe d’un mouvement ample et précis, patientent à la machine à café, consultent leur dossier. Vous posez votre robe, qui pèse sur votre avant-bras, roulée en boule[1], et le dossier à côté, sur la table. Un sourire pour les uns, un mot pour les autres.

Vous profitez de ce moment de calme, qui ne durera pas, car tout à l’heure, dans la salle d’audience, la peur vous aura rejoint. La vôtre. Celle de vos clients. Celle des prévenus. Celle des victimes.

Dans la salle d'audience, à l’immobilité qui précède l’arrivée de l’huissier, suit un mouvement lent et confus, dont la signification n'est pas immédiatement apparente aux regards extérieurs. Les avocats s’agglutinent près de l’huissier, qui sort les dossiers, les uns après les autres. Quelques jeunes avocats, le rabat immaculé, un dossier serré dans les bras, hésitent un peu à s’avancer, à interrompre l’huissier qui salue les habitués du prétoire. Et puis, les justiciables s'avancent enfin, ou c'est l'huissier vient les trouver, dans la salle ou à l'extérieur, pointant sur le rôle[2] les présents, ceux qui se défendront seuls, ceux qui attendent leur avocat, ceux dont l'avocat est déjà là.

Une légère impression de désordre se dégage de la scène. Le bavardage des avocats, l'air affable de l'huissier qui s'affaire, l'expression stoïque et ennuyée du policier en faction, tout cela crée une impression de banalité, qui allège un instant l'atmosphère d'attente inquiète.

Cela ne dure pas, et le silence et la peur reprennent possession des lieux à l'entrée du tribunal, annoncé par l'huissier ("Le Tribunal !") qui, d'un geste, nous fait tous lever.

L'audience a commencé.

Parfois, vous allez vous asseoir à côté de votre client. Il est anxieux, fatigué. Il parle peu, ou au contraire, il parle trop. Il pose quelques questions dont il écoute à peine les réponses. Vous chuchotez parfois quelques mots d'encouragement, de réconfort. Pas toujours, cependant.

La peur qui l'accompagne sera peut-être votre alliée, tout à l'heure. Lorsqu'à une question précise que posera le Président, elle brisera la voix de votre client. Lorsqu'après avoir écouté la partie civile, elle lui fera bredouiller des paroles d'excuse - maladroites, mais sincères.

Mais ce n'est pas sûr.

La peur qui l'accompagne sera peut-être votre ennemie, tout à l'heure. Lorsque, épuisé par son incessante lutte contre elle, le prévenu la transforme en une colère sourde, mal contenue, mal interprétée. Ou lorsqu'au contraire, comme soudainement vaincu, le prévenu se ferme et n'oppose plus qu'une indifférence muette, discrètement hostile, aux questions de plus en plus agacées du Président.

Au moment où vous prendrez la parole, de toute façon, vous en aurez le coeur net. Vous agirez en conséquence. Vous devrez trouver les mots qui sont restés coincés dans la gorge du prévenu. Vous devrez défaire ceux qui sont sortis mal à-propos, tenter d'en corriger les effets. Expliquer ce que vous - oui : vous - vous avez compris de cet individu, depuis ce jour-là où il est venu vous voir la première fois, sa convocation à la main.

Après, reste l'ultime attente. Celle du délibéré. De la décision. Coupable ou non ? Et si oui, quelle peine ?

Attendre, attendre, attendre. Le tribunal peut s'être immédiatement retiré pour délibérer. Ou il aura pris une autre affaire, en prendra une seconde, une troisième, pour délibérer sur plusieurs en même temps.

Attendre, attendre, attendre. Parler avec le prévenu, votre client, qui n'a plus qu'une seule question à poser, celle à laquelle vous n'avez pas de réponse. "Alors ? Alors, Maître ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Comment ça s'est passé ?" Vous restez prudemment évasif. "Nous verrons. Il n'y a plus longtemps à attendre."

Cette attente-là est épuisante. Vous étouffez soigneusement vos inquiétudes, vos espoirs. Refaites mentalement la plaidoirie que vous avez faite, celle que vous auriez du faire, celle que vous auriez pu faire, et puis vous recommencez. Lorsque le tribunal revient et rappelle votre client à la barre, vous vous levez également, le dossier sur le bras, un stylo à la main, et la peur au ventre.

Le verdict tombe, la peur avec elle, qui se brise et s'échappe pour ne laisser derrière elle qu'une vérité judiciaire, LA vérité judiciaire. Coupable ou non. Prison ferme ou non. La fatigue et le soulagement, l'épuisement et la rage... La journée n'est pas terminée. D'autres vous attendent ce soir, ou vous appelleront dans l'après-midi, inquiets, anxieux, une convocation à la main. Vous partez les retrouver. Sans hâte.

Notes

[1] Une robe d'avocat se transporte roulée en boule, toujours, toujours, toujours. C'est comme ça. C'est pour ainsi dire la première leçon que m'a donnée Patron n°1. Cela emporte obligation d'en acheter un modèle infroissable naturellement.

[2] Le rôle de l'audience est tout simplement la liste des affaires qui seront appelées à l'audience du jour et dénommées d'après le nom du ou des prévenus. Cette liste est également affichée à l'extérieur de la salle.

Saturday, December 6, 2008

Rire privé, Rire public

Peut-on rire de tout ? Peut-on rire de tout avec tout le monde ?

J'ai appris à rire de tout. Mais pas avec tous.

D'ailleurs il vaut mieux : je suis noir, catholique, mon père est musulman, ma mère décédée d'une maladie qui n'existe aujourd'hui plus qu'en Afrique, chauve -pas ma mère, moi-, bedonnant, cancéreux potentiel,...

Je suis de ceux qui ne se sont pas indignés du sketch de Dieudonné sur le plateau de Marc Olivier Fogiel

Il m'a même fait rire ce soir là. Comme les spectateurs et les invités présents ce soir là.*

Je suis de ceux qui ont soufferts des sketch à l'emporte pièce de Michel Leeb sur les noirs: c'est vrai on a tous de grosses lèvres, un QI proche de celui de Patricia Kaas, et une expression qui rappelle Tintin au Congo.

Je suis de ceux qui ont ri à la pièce de Patrick Timsit sur les trisomiques, ce n'était pas fin mais bordel ça m'a bien fait rire.

Je suis de ceux qui ont eu une scolarité difficile : faut pas croire mais dans les écoles privées catholiques il y avaient deux dangers à éviter, le vieil ecclésiastique pédophile qui a toujours une collection de timbres sur lesquels faire apposer nos jeunes lèvres et aussi -moins dangereux- les élèves de bonnes familles qui déversent leur logorrhée raciste apprise au sein de ces mêmes bonnes familles.
Là où il est assez aisé de fuir devant un surveillant pédophile, une insulte raciste résonne bien des heures après que celle-ci eut été prononcée.


J'aime Dieudonné. J'aime moins Michel Leeb.

Dieudonné a été lynché dès le lendemain de son texte infamant.

Leeb s'est reconverti dans les jazz pas cher accessible à la communauté urbaine de Neuilly St James. 

Les Média dans leur immense majorité - à l'exception de Thierry Ardisson, Bolloch et Solo- ont effacé Dieudonné de leurs carnets d'adresses. 

Leeb et ses sketchs insultants font encore les beaux jours des beaufs qui regardent les Enfants de la télé devant leurs viandes trop cuite.

Divers ministres ont exprimé leur vive émotion devant le dérapage de Dieudonné. 

Leeb a eu la Légion d' Honneur.

On pourrait croire que je m'acharne sur Leeb, mais d'autres noms circulent et peuvent servir d'exemples: Pascal Sevran, Bigard, Michel Sardou, Jacques Chirac -le bruit et les odeurs, c'est lui-,...et plus récemment Pascal Bernheim qui traite Dieudonné de nègre à la télévision Suisse-Producteur à la Radio Socialiste Romande (en gros, il vit de la redevance, pour nous servir sa bien-pensance), marié à Laurence Bisang qui contrôle une bonne part du secteur humour (de centre-gauche) de Suisse romande, elle même soeur d’Anne Bisang, trotsko-féministe, directrice de la Comédie de Genève, et grande pourfendeuse de la droite nationale suisse-...

Ce que je ne comprends pas bien c'est pourquoi il est tellement difficile -en fait impossible- de rire de la communauté juive dans son ensemble, en ce compris ses dérives les plus liberticides, sans risquer de voir TF1 faire son ouverture de jt sur votre inqualifiable dérapage? Il est tellement facile de rire du curé, du noir, du chinois de l'arabe, du handicapé, du suicide (et du cancéreux- n'oubliez de donner pour le Téléthon) et du pauvre sans que cela ne suscite la moindre émotion. 

Que du contraire, haranguez un de vos amis de couleurs par un sobriquet moqueur pour de suite vous accaparez la sympathie de votre auditoire. 

Il s'est passé quoi de tellement terrible dans les camps de concentration pour que plus jamais on ne puisse rire des juifs ? Hitler leur a fait de quoi de tellement horrible qu'aujourd'hui on ne puisse pas leur dire d'arrêter leurs conneries dans les territoires occupés ? C'est quoi ce secret qui nous empêche de leur balancer une bonne grosse bombe sur la tronche lorsqu'il dépasse les bornes en Palestine...en même temps je les comprends : les juifs, pour des raisons de déménagement imminent (Moïse était pressé), laissent leurs terres aux arabes -certes pour 2000 ans- et les arabes ne veulent pas les leurs rendre -rire-.

Nous connaissons tous des blagues sur les juifs, les noirs, les arabes, les curés et même les homosexuels.

Pourtant lors d'une soirée avant la première blague juive -enfin je veux dire, se moquant de nos amis David et Jonathan- le comique du soir prendra toutes les précautions oratoires et vérifiera auprès de la maîtresse de maison si David et Jonathan font paris de la listes des invités. 

Il est à ce sujet une anecdote, en fait deux, dont je dois vous parler.

Un ami que je ne nommerai pas pour d'évidents problèmes de droits d'auteurs (Marc si tu m'entends) m'a convié a un barbeque dit francophone. Lors desdits agapes, je décidais de mes présenter aux différents invités en utilisant le nom de Dieudonné. Un monsieur à la calvitie prononcé, sans doute dans une tentative de faire rire son auditoire me lança sans aucune nuance, "j'espère que tu n'es pas comme ce fameux Dieudonné qui se moque des juifs ?". 
J'ai voulu savoir pourquoi et il me fut assez clair à ce moment là que le public ne goûtait pas beaucoup aux blagues anti-sioniste de l'humoriste...

La deuxième anecdote me vient d'une soirée d'anniversaire toute pourrie à laquelle j'assistais avec un autre ami J., qui restera anonymes par crainte de représailles de la maréchaussée locale.
Pendant cette soirée toute pourrie -enfin soyons honnête, seule la première partie fut désastreuse- mon ami J. et moi avions usé de milles précautions oratoires alors que nous sommes tous deux de teintes assez foncées pour dire que nous comprenions une partie du discours de Dieudonné mais pas son ensemble. On  a bien ri.
J. me m'expliqua par le menu à quel point il est impossible de prononcer la moindre blague sur les juifs -sauf dans quelques quartiers parisiens où le port de la kippa n'est pas de rigueur.

En lisant cette prose on pourrait dire de moi que je suis antisémite. Ouais qui sait je le suis peut-être ?
Je suis surtout contre la connerie ambiante qui nous empêche de rire de tout comme lorsqu'on a tous un verre dans le nez. Je suis surtout contre ces pisse-froid qui nous empêche de nous amuser d'un bon mot qu'il fut au désavantage d'une communauté ou d'une autre.

Je suis pro Dieudonné...oui sans aucun doute. Mais uniquement lorsque se garçon se sert de son cerveau...hélàs il l'a éteint il y a un bon moment.

Je n'aime pas Eli Sémoun, Danny Boon, non pas parce qu'ils sont juifs et qu'ils peuvent détruire Dieudonné à chacune de leurs nombreuses interventions télévisuelles...non mais simplement parce qu'ils ne sont pas drôles.

Rendez nous Desproges "il y a des juifs dans qui se sont glissés dans la salle"

Et Coluche "c'est l'histoire d'un mec ordinaire".


Soit on interdit tout. Soit on interdit rien.


Sunday, November 30, 2008

Mon coeur, ma tête et mes couilles!

Le corps humain est un royaume où chaque organe veut être le roi,
Il y a chez l'homme 3 leaders qui essayent d'imposer leur loi,
Cette lutte permanente est la plus grosse source d'embrouille, 
Elle oppose depuis toujours la tête, le coeur et les couilles,
Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelous, 
Si un jour on est des agneaux et que le lendemain on est des loups, 
C'est à cause de ce combat qui s'agite dans notre corps, 
La tête, le coeur, les couilles discutent mais ils ne sont jamais d'accords, 
Mon coeur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir,
Mais ma tête est un soldat qui se laisse rarement attendrir, 
Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pé-cho cette brune, 
Mais y'en a une qui veut pas, putain ma tête me casse les burnes,
Ma tête a dit a mon coeur qu'elle s'en battait les couilles,

Si mes couilles avaient mal au coeur et que ça créait des embrouilles, 
Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu'elle a pas de coeur, 
Et comme mon coeur n'a pas de couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur, 
Moi mes couilles sont têtes en l'air et ont un coeur d'artichaut,
Et quand mon coeur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud, 
Et si ma tête part en couilles, pour mon coeur c'est la défaite,
Je connais cette histoire par coeur, elle n'a ni queue ni tête, 
Moi les femmes je les crains, autant que je suis fou d'elles,
Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c'est un sacré bordel,
J'ai pas trouvé la solution, ça fait un moment qu'je fouille,
Je resterais sous le contrôle de ma tête, mon coeur et mes couilles.

Barack Hussein Obama

Mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu. 

Novembre 2008, Barack Hussein Obama est élu à son tour.

Le premier est Président de la respectée République de France, pays des droits de l'homme, des fromages qui puent, qui renâcle à indemniser les tirailleurs sénégalais, qui intègre sa jeunesse à coup de karcher et de Compagnie Républicaine de Sécurité.

Le second est Président des États-Unis d'Amérique, connus et enviés pour son extermination des indiens -sinon on n'aurait pas de Thanksgiving-, et pour avoir rendu le napalm célèbre après avoir lancé la bombe atomique.

Le premier s'est fait élire en siphonnant les voix de l'extrême droite raciste. "Travailler plus pour gagner plus."

Le second s'est fait élire en puisant dans les voix des rednecks. "Yes we can".

Les électeurs du premier voteraient à 80% pour le second. Etrange. Je ne savais pas les sympathisants FN si friands de diversité.

Les français pour signifier leur besoin de changement ont élu pour 5 ans un avocat de province, émerveillé, comme tous les touristes en visite dans la capitale, par un dîner au Fouquet's, les montres à 10,000, mais aussi le easy listening.Comme tous les parvenus de province, il a fait venir ses amis bouseux pour faire la nique aux gens de la ville, et force est de constater que c'est un travail d'orfèvre.

Les étasuniens... on ne sait pas encore ce qu'ils ont élu, mais pour signifier leur besoin de changement, ils ont porté leur choix pour la présidence à quelqu'un d'autre qu'un candidat male et blanc.

En Europe, la peur du changement, le vrai, est facteur fondamental. Les candidats de droite parlent de mouvement, de rupture, de réforme, mais garde une posture rassurante. Leur électorat historique de base comprend, les autres se laissent enfumer par une approche sécuritaire ou pire intériorisent la pédagogie de l'asservissement. 

Toujours premiers pour donner des leçons, les français ont raté magistralement une occasion que l’Amérique, cette nation dite réactionnaire peuplée de nigauds, ne laisse pas passer. La victoire du démocrate B.H.Obama met le citoyen français face à ses errements, ses crispations.

En ce sens l'élection d'une femme ou d'un métis relève du miracle.

Certains pays changent, d'autres pas.

Le Monde se fout de la gueule du monde

Hubert Beuve-Méry doit se retourner dans sa tombe en apprenant que son journal se fait la boite de résonance de l'oppresseur face à l'oppressé.

En ces temps où le pouvoir sarkozyste tente -et réussit-  par d'habiles manoeuvres de mettre les journalistes et leurs journaux au pas, le communiqué/ propagande orchestré dans le journal Le Monde par Clearstream pour grâcier Denis Robert (coupable d'avoir jeter l'opprobre sur cette dernière en démontant les mécanismes par lequel ses clients éludent l'impôt) mais aussi pour l'humilier ne grandit pas et n'aide pas la presse à se refaire une virginité auprès d'un public toujours plus distant.

La communication, c’est l’inverse de l’information. Son ennemi, son antimatière, sa négation. Il faut être assez sérieux avec ça. Ce n'est pas parce que les zozos qui sortent des écoles de communication sont des jeunes cools avec des lunettes sympas et des coupes de cheveux branchouilles qu’ils sont de grands démocrates, hein. Communiquer, c’est faire passer sa vérité. Informer, c’est raconter les choses en tentant d’être le moins éloigné possible de la vérité (par nature subjective, tout ça, mais essayer de pas trop raconter de conneries sur les faits quand même). « Cherchez la vérité et la dire », comme le disait le journaliste Jaurès, n’est rien d’autre que l’exigence démocratique qui fonde l’éthique journalistique, non ?

Quand on fait torturer des journalistes ou quand les talibans leur font sauter le caisson, c’est visible, y’a du sang qui gicle et on qualifie ça de criminel, d’attentat contre la liberté. Tout le monde s’insurge à juste titre. Quand un journaliste est étranglé par des procédures judiciaires en rafale ou ferme tout simplement sa gueule pour ne pas heurter le propriétaire de son canard qui vend des rafales… on appelle ça comment?

Saturday, November 29, 2008

Tous sauf Ségolène - Tout contre Ségolène

Le comble de la confiance en soi, c'est d'oser un pet lorsqu'on a la chiasse.

A ce niveau il faut rendre un hommage vibrant à nos amis de la rue de Solferino. 

Ils ont osé.

Maintenant il faut nettoyer.


Sunday, October 26, 2008

Miracle At St Anna

A Spike Lee Joint.

Des souris, d'Europe 1 et de Michel Drucker

J'ai de nombreuses raisons de m'opposer à Philippe Bilger, mais de temps à autre il nous livre des fulgurances qu'il est bon et sain de relayer.
Un jour prochain nous devrions nous attarder sur son attachement maladif à Rachida Dati, dont je rappelle ici sollennellement qu'il n'est en rien le père de son futur enfant.
"Parfois les juifs, souvent les musulmans, plus rarement les chrétiens prétendent assigner à l'expression, qu'elle concerne de l'insignifiant ou de l'essentiel, des limites.
Par décence, pour préserver leur conception de la foi, de la vie et de l'Histoire, il faudrait se taire ou ne proférer que ce qu'ils ont décrété convenable. Demain, pourquoi pas les bouchers, les épiciers ?
Les homosexuels comptent déjà parmi les virtuels censeurs. Bientôt, nous n'aurons plus l'ombre d'une possibilité d'écrire ou de parler librement parce qu'il n'est personne, aucune corporation, aucun groupe, aucune croyance, qui ne se sentira pas offensé. La censure ne nous laissera que de misérables restes.
C'est ce monde auquel nous aspirons, vraiment ?
Est-il sérieux pour attacher tant de gravité aux plaisanteries les plus inoffensives ?
Le meilleur est pour la fin et la fin, c'est Michel Drucker.
J'aurais été étonné si cette personnalité, dont la vocation est de faire reluire, n'était pas allée un peu plus loin dans la démagogie. Je n'ai pas été déçu.
Je vous le donne en mille. Après s'être aplati à l'antenne, il a ajouté, pour faire bonne mesure, qu'il était, lui aussi, un Français "de sang mêlé".
Quelle complaisance caricaturale !
On a les célébrités qu'on mérite !"

Tuesday, October 21, 2008

Colin Powell...un ami qui vous veut du bien?


Voici transcrit sans aucune retouche, une saillie de Colin Powell, au court d'une interview donnée hier :
"Is there something wrong with being a Muslim in this country? The answer's no, that's not America.
"Is there something wrong with some seven-year-old Muslim-American kid believing that he or she could be president? Yet, I have heard senior members of my own party drop the suggestion - 'he's a Muslim and he might be associated with terrorists'. This is not the way we should be doing it in America."
"...after all America has a brilliant, brilliant, brilliant story to tell when it comes to religious liberty and tolerance and togetherness. Second to no other nation on earth in fact."
Je vous passe les étranglements et les palpitations lorsque je lis et relis cette prose pour le moins singulière de l'ex GI Joe, version Desert Storm, Irak 2001 (soit dit en passant nous avons beaucoup de Joe dans cette campagne éléctorale...la finesse toute américaine.)
Je n'ai rien contre ce vieux monsieur qui essaie comme toutes les personnes âgées de récupérer les économies de toute une vie enfouies dans les coffres de la défunte Lehmann.
En fait je n'ai rien contre les vieux sauf que bien souvent lorsque la pile se fait vieille (sans mauvais jeu de mots), s'opère alors une forme bien connue d'incontinence du cerveau.
Reprenons tranquillement les propos de ce gentil organisateur du seul club de vacances irakien : "religious liberty", "tolerance", "togetherness" !
Serait ce là une version américaine du très Français liberté, égalité et fraternité ?
Rappelons à ce vieil incontinent que sa propriété en Virginie ne représente pas le reste de sa patrie : pas un mall, pas un liquor store, pas un wall mart, pas un noir, pas un arabe,…non mon bon monsieur, que des parcs et des vieux.
L'histoire des USA est une suite de dérives sectaire et religieuse. Les USA ont une histoire que par trop brutale quant à leur politique étrangère interventionniste.
A ces divisions ancestrales, rajoutons, la lutte incessante des classes et la bipolarisation politique poussée jusqu'à son paroxysme le plus ridicule : je voyais il y a peu au zapping des vieux démocrates nous expliquaient qu'ils ne pouvaient pas voter pour Obama. Parce qu'il est noir mon bon monsieur, et que nous les gens du sud, les noirs on ne les aime que pendu à un arbre pendant nos cérémonies du KKK.
Là où le discours de ce grabataire me hérisse au plus au point, c'est que c'est ce même monsieur qui est venu nous faire son grand show devant les nations unies, show qui a mené à la mort de milliers de musulmans en Irak. C’est grâce à lui et aux néocons qu'on ne peut plus prendre un avion sans problème lorsqu' on a négligé son rasoir un jour ou deux, c'est à cause de ces gens là qu'il est vivement recommandé de manger sa côte de porc sans broncher si on porte un nom à consonance un peu exotique et que l'on veut éviter les vagues. C'est grâce à des personnes comme Powell que des seven-year-old Muslim en Irak et en Palestine ne grandiront pas du tout.
Merci d'avoir instauré une Saint Barthélemy permanente.
Il m'est impossible de goûter à la critique d'un vieil original qui vise la paille dans mon oeil mais se refuse à voir la poutre logée dans son orbite.
Une bonne repentance est toujours meilleure, lorsqu’elle est accompagnée de plates excuses.

Sunday, October 19, 2008

La République est-elle tellement mal qu'elle vacille au premier sifflement? Serait-ce la crise ?

La France faisant face, tout comme ses amis européens, à une étrange crise du crédit, devait en plus souffrir de voir son Hymne siffler par des jeunes
-de banlieue, bien sur, il est assez rare qu'un jeune domicilié à Neuilly s'aventure si loin sur le périphérique sans une escorte policière ou alors muni d‘un Taser dont la version pour citadin vient d‘être commercialisée-

lors d'un match de foutchball amical contre la Tunisie au Stade de France (autre fois théâtre de la réunification de la même France sous la bannière black blanc beur, quelle ironie).
Une société qui n'a pour modèle d'intégration que quelques équipes de football black-blanc-beur, sponsorisés par des équipementiers américains et où l'hymne national, symbole d'une histoire collective, interprété par des chanteuses de variétés ne résonne plus que rarement dans quelques enceintes sportives est bel et bien une société en voie de désintégration.
Comment allait réagir Naboléon (Merci Fabien) à cette nouvelle atteinte de la République. Surtout quelle posture adopter lorsque le même Naboléon avait dû battre en retraire face à 12,000 jeunes européens réunis dans une autre enceinte près de Bercy, avaient eu l'outrecuidance de le siffler, lui qui se démène avec ses amis du G4 européen pour sortir l'Europe et le monde ensuite du marasme économique dans lequel il était plongé.
Hé oui, ami lecteur, le plus haut -rire- magistrat de France devait subir les lazzis et les quolibets en son endroit ou celui du pays qu'il représente deux fois en moins d'une semaine.
Comment supporter de voir son succès international et sa remontée dans les sondages ternis par des jeunes barbares hirsutes provenant des territoires de non droit comme Trappes, Sarcelles ou encore Bondy ?
En deux jours, l'affaire dite des sifflets, a fait couler beaucoup d'encre et surtout délier des langues, hélas comme souvent ce ne sont pas les plumes les plus brillantes ni même les esprits les plus vifs qui se sont exprimés.
Comment ne pas avoir envie de renvoyer à son casino et à ses tranches de jambon Madrange, le plus thuriféraire de la république, Bernard Laporte ? Comment accepter qu'un Secrétaire d'État en appelle à jouer des matchs de foutchball devant un public sain ? Oui vous avez bien lu, il a dit sain.
Il propose, que faute de supprimer ces matchs contre ces populations berbères, de les jouer en province, devant un public sain : sa fine analyse repose sur le fait, non vérifié, que lesdits barbares ne se risqueront jamais jusqu'à Carcassonne ou Biarritz (hou les peureux).
Bernard Laporte...un sot qui zozote.
Devant le peu d'adhésion devant les propositions quelque peu iconoclastes du gérant de casino Laporte, le traître -si si souvenez il a lâchement laissé abandonner Chirac en hiver 1995 pour un maroquin si Balladur était élu- donc le traite disions nous convoque le président de la fédération française de football pour que ce dernier s'expliqua sur ce grave manquement.
Après une discussion dont nul ne doute que l'ambiance était électrique, le big boss des footeux nous livre la bonne parole présidentielle : chaque fois que la marseillaise sera sifflée il faudra arrêter le match et évacuer l'enceinte sportive Manu militai.
Une mesure qui s’inscrit dans la droite ligne des nombreuses et différentes dispositions que Naboléon a pondu lorsqu’il cherchait à résoudre un problème lié à la banlieue. Dans un souci de pédagogie, rappelons les: Compagnie Républicaine de Sécurité, karcher, taser, suppression des allocations pour les parents « défaillants », et bien sûr la mesure phare, la garde à vue.
Dans un entretien au quotidien Le Monde, Michel Platini, interrogé sur le judicieux des mesures présidentielles, nous rappelait les évidences suivantes :
"La France perdra 3-0 sur tapis vert ! Cela veut dire que si l'équipe de France joue en Azerbaïdjan et que La Marseillaise est sifflée, le président fait arrêter le match ? Lors du Mondial 1982, en Espagne, le Cheikh Fahd [président de la fédération du Koweït] était rentré sur le terrain pour faire annuler un but : l'arbitre qui avait accédé à sa demande a été suspendu à vie. Il y a des règles qui régissent le football et elles sont édictées par la FIFA [Fédération internationale de football] et l'UEFA. Le règlement prévoit qu'un match peut être arrêté, et j'y suis favorable, en cas d'acte de racisme par exemple. Mais ce n'est pas à une autorité politique de décider : la responsabilité incombe à l'arbitre et au délégué du match."
Et aussi :"Si on commence à arrêter un match parce qu'il y a des sifflets, dans ce cas-là on arrête aussi dès qu'un joueur se fait siffler ou quand le gardien se fait conspuer après un dégagement. C'est absurde. Et pourquoi pas aussi un policier derrière chaque spectateur. Il faudrait plutôt éduquer les supporters car dans certains pays, les hymnes ne sont jamais sifflés."
Et Finalement : "Si on suit ce raisonnement, il faudrait aussi jouer sans arbitre pour éviter qu'ils se fassent siffler. L'hymne national, c'est l'histoire d'un pays. Lorsqu'on joue en équipe nationale, on joue pour son pays. Moi, quand l'hymne était sifflé, cela me donnait plus de caractère, plus d'orgueil vis-à-vis de mon pays. Ça n'à jamais vexé ni fait peur aux joueurs d'entendre leur hymne sifflé. Au contraire, ça nous galvanisait, c'était une motivation supplémentaire."
Pourquoi ne pas supprimer les hymnes ? Ou simplement les remplacer?
Pourquoi encore exiger que des joueurs, qui bien souvent ne savent ni lire ni écrire, qu’ils entonnent ce chant guerrier dont pour la plupart ne connaisse même pas les paroles -la FFF a décidé de palier ce manque en apprenant les paroles à ces mêmes joueurs ?
Il est rageant de constater que Sarkossy n’est pas demandé à Didier Barbelivien -célèbre chansonnier dont le duo avec Félix Gray nous rappelle avec émotion nos premiers émois de vacances, à, moins que ce ne soit David et Jonathan- de nous fournir un air entraînant dont lui seul a le seul.
Cette chanson aurait pour d’évidentes raisons pédagogiques peu de paroles un peu à la manière de Bézu avec « A la Queue leu leu » ou encore Yannick Noah, avec « Saga Africa ».
Et bien sur une musique entraînante qui ferait se tomber dans les bras Toufik du 93 et Charles Henri Comte de Beaucourt (domicilié momentanément à Neuilly St James pour de sombres histoires fiscales qui retiennent ses parents dans les îles caïmans).
C’est un match dit amical et les réactions épidermiques sont malvenues de part et d’autres : messieurs les banlieusards il est temps de vous intégrer une bonne fois pour toute. En effet vous avez les attributs de la France : passeport, chômage, une grande gueule, mais aussi un accès à l’éducation (oui le CAP de menuiserie, ne vous en déplaise c’est une filière qui recrute, on ne peut pas tous être trader à la Soc Gen).
Alors si vous ne vous sentez pas bien, sortez vous les doigts du cul et voter, si la France ne vous intègre pas assez à votre goût, intégrez vous de force et déménagez dans le VII ou Neuilly, refuser les emplois précaires offerts par Adecco, préférer les fauteuils mœlleux des conseil d’administrations (le patron de l’Écureuil va perdre son emploi, postulez), abandonnerz la pratique de sport salissant et à faible pouvoir intégrateur comme le football ou le basket pour vous lancer dans le polo, le golf, ou encore l’équitation, troquer les mobylettes volées pour des berlines teutonnes bien plus confortables et pour emballer de la meuf il n’y a pas mieux (je le sais, je n’ai pas de permis),…les possibilités d’intégration sont nombreuses alors saisissez les et surtout cessez de niquer la France c’est vulgaire et contre productif, privilégiez l’accouplement avec la Marie Chantal de Ribeaucourt, sœur de Charles Henri.

PS: Décidment la République à peu de chance en ce moment: j’apprends que Dati a été sifflée par des avocats lors d’une réunion à Lille. On avait dit pas les femmes enceintes.

Thursday, October 16, 2008

La Marseillaise


Depuis quand ne peut-ont pas siffler une chanson révolutionnaire au stade de France ?


Céline Dion peut être l'unique réceptacle de nos quolibets mais pas la Marseillaise ?


Nabot Ier et ses ministres sous tutelles se sont émus de la bronca réservé à l'hymne nationale par les fouteux algériens et français. Et ont porté leurs émotions à la télévision publique et privé…mais y a-t-il encore une différence ?


Merci TF1 et Arlette Chabot pour cette couverture de l'évènement.


Il serait peut-être temps de se préoccuper du sort que la république réserve à ces français de la seconde génération...je ne défends ni n'excuse personne ici, mais j'aimerais comprendre quand on France on devient Français à part entière.


A titre de comparaison en Belgique, je suis Belge par naturalisation et on ne cherchera jamais à savoir quand mon aïeul a été assimilé par la monarchie parlementaire.


En France il est intéressant de constater que l'on est naturalisé François mais que l'on demeure à vie un français de deuxième voire troisième génération.


Siffler la Marseillaise, chant guerrier s'il en est, ne revient-il pas à simplement à stigmatiser un système qui ne vous fait pas de place en son sein.


Yannick Noah été Français durant le mois de juin de 1984 en remportant Roland Garros, depuis il est redevenu et demeure français d'origine Camerounaise...en fait j’exagère : la campagne de publicité pour une célèbre marque de sous vêtement durant la saison de 2006 lui a valu à nouveau d’être un François à part entière.


Le jour Nabot Ier honorera sa parole de candidat alors les banlieux ne brûleront plus,...


Le jour où Luc Besson comprendra qu'il ne suffit pas de contrats à 100 Euro par jour pour rendre les jeunes de banlieux actifs, alors nos cités ne brûleront plus...

Il serait plus utile de donner les clés de la ville à un jeune d'Aubervilliers- titulaire d'un doctorat en droit-, plutot qu'à Martin Scorsese dont le nom est étroitement lié au maccarthysme.

Delanoë, Ségolène et François si vous m'entendez, il est encore temps.

L'inconnue...

Ami lecteur,

Tu es, comme moi, dans une relation que la bienséance me somme de nommer amoureuse...
Que représente cette chose ?

Je vais vous conter mes aventures pour que vous puissiez vous rendre compte que vous n'êtes pas seuls.

En fait je vais vous en en raconter une seule : j'aime ma moitié mais comme vous de temps à autre elle me casse les c....

Elle a cette impression qu'elle est seule à comprendre ce qu'une relation veut dire. Elle se sent habitée d'un désir irrépressible de régenter votre vie, de remonter les pendules du temps pour vous dire quoi faire et quoi dire à propos de sujets donnés...j'ai souvent envie de dire "va chier".
Nous sommes, certes amoureux l'un de l'autre, nous nous promettons monts et merveilles, nous n'avons que papillons dans le ventre en pensant à notre prochaine rencontre, nous buvons vos paroles mais il suffit d'envahir notre espace.

Mesdames nos amoureuses, certes vos allures de déesses grecques vous font croire que nos portes les plus mystérieuses vous sont ouvertes, mais il n'en est rien.

Mesdames nos nymphes, vous pensez que nos nuits et jours vous sont dédiés et vous n'avez pas tort.

Mesdames nos muses, nous vous aimons mais de grâce ne pensez pas que toutes les limites vous sont octroyées...

Il est assez facile pour vous de passer du statut enviable de rêve à celui de cauchemar...
Moi personnellement je n'ai pas de problème à dire que j'aime ma future femme, Nadia, mais dieu sait qu'il y a des jours où elle me gonfle. Il y a des jours pendant lesquelles je ne la comprends pas, plus...il est de ces jours où la volatilité du marché est plus facile à expliquer que ces sauts d'humeur.

Amis lecteurs, tu vois tu n'es pas seul, même moi baigné par Voltaire, Pythagore, Socrate, Maupassant, Stendhal, Lamartine et aussi Hugo, imprégné que je suis de romantisme, je n'arrive pas à m'y faire à ce diktat.

N'est-il pas simple que l'on s'aime et que cela s'arrêta là ?

Le spectre des amours gâchés me revient à l'esprit...la même jalousie, le même état d'esprit, les mêmes prurits me surprennent aujourd'hui lorsque je pense à l'amour de ma vie....je ne voudrais en aucun cas que l'amour de ma vie ne s'arrête là....................................................................................

Pour une fois, femmes, crachez votre venin et passons à autre chose...ne gâchons pas nos merveilleux moments pour des soubresauts qui n'amènent rien de bon.

Wednesday, October 8, 2008

Michel Denisot...un Michel Drucker au carré.

Ces deux personnages dont l'aura télévisuelle ne fait plus de doute sont passés maître dans l'exercice toujours hasardeux de la flagornerie.


Ils n'ont ni perruque ni chemise à jabot, ils s'habillent en Dior ou portent des costumes taillés dans un rideau.


Tous deux ont une prédilection pour les femmes de président : lorsque l'un reçoit Bernadette qui nous conte dans le menu les repas gargantuesques de Jacques, l'autre préfère une ambiance plus bohème avec Carla qui nous explique que son mari a plusieurs cerveaux (sic).


Les mauvaises langues expliquent d'ailleurs que ce sont les derniers Highlander...ils ne meurent pas par décapitation, seul une disgrâce présidentielle les fait disparaître. Le combat va être long encore.


Tous deux ont aussi en commun, est c'est bien là le plus étrange, une carte de presse...heureusement chacun sait aussi que Marc-Olivier Fogiel est lui aussi le détenteur du précieux sésame, ça ne fait pas de lui un journaliste.


Putain encore 4 ans...

La courtoise, première forme d'hypocrisie?

Du coup, pour ne pas paraître hypocrite, je ne cède jamais ma place à une vieille dans les transports en commun ni ne leur ouvre la porte des magasins : de telle sorte que, si par exemple, il ne reste qu'une seule baguette, elle sera pour moi et non pas pour ces vieilles qui ont toute la journée pour y aller.

De même si une vieille -ça marche aussi avec un vieux- tombe dans la rue comme l'autre jour, je traverse immédiatement -au risque de me faire écraser- pour éviter de porter secours à la bougresse.

Que quelqu'un m'explique pourquoi les vieux doivent aller chercher leurs journaux à 7h00 lorsque les travailleurs du monde d'en bas qui se lèvent tôt, dans l'espoir de travailler plus, pour peut-être gagner la même chose, vont aussi chercher leurs journaux ?

Seule moment de courtoisie désintéressée : un homme rentre d'un long et harassant voyage -forcément d'affaire- et l'attendent femme(s) et enfant(s). La femme et les enfants se proposeront de porter ses lourds bagages. Si vous voyagez pour rejoindre un ami ou une copine, l'une ou l'autre vous diront en guise de bienvenue : "Ah enfin, t'es là, bon dépêche toi de prendre tes bagages, je suis garé en double file..."

Diantre!!

Jean-Marie Bigard...le lâcher de con

Jean-Marie Bigard....


Comique troupier qui jadis promis -et d'ailleurs s'exécuta de la plus belle façon- de bourrer Bercy et ensuite le Stade de France....aujourd'hui nous bourre simplement le mou.


Ce gentil ménestrel amusait beaucoup la France. Désormais il s'essaie à l'exercice toujours périlleux de fou du roi.


J'ai été de ceux qui ont beaucoup ri et qui rient encore des sketchs de Jean-Marie Bigard.
Désormais il me fait beaucoup moins rire.


Que Jean-Marie Bigard disserte sur les ondes hertziennes aux heures où les enfants ne sont pas encore couchés des traumatismes causés par des chirurgiens plastique indélicats dont le seul tort auraient été de ne pas réussir à placer à la bonne hauteur les deux seins dont il a généreusement fait don à sa délicieuse épouse pour services rendus, ma foi ça m'est un peu égal.


Que Jean-Marie Bigard nous explique avec force détail ses séances de psychanalyse après la disparition tragique de ses parents, ça m'émeut. Que le même en fasse un spectacle, beaucoup moins.


Que Jean-Marie Bigard soit chrétien et qu'il prie tous les soirs -même bourré, décidément- ça prête à sourire.


Que Jean-Marie Bigard participe aux meetings de campagne de celui qui est devenu hyperpresident, ma foi, ne regarde que lui. Les comiques, drôles ou non d'ailleurs, ont toujours pris position dans une campagne électorale.


Que Jean-Marie Bigard harangue le public présent lors de ces meetings et l'enjoigne à se rallier, si ce n'est déjà fait, sous la bannière de son poney (ben oui, il n'est pas bien grand) me laisse plutôt de marbre. Chaque famille a son idiot, et il est donc naturel que la famille gaulliste -pour ce qu'il en reste- en recueille un aussi.


Que Jean-Marie Bigard se pourfende d'une explication sur les attentats du World Trade Center...ça me laisse déjà beaucoup plus perplexe. En fait ce n'est pas vrai, ça m'ennuie.
Comment peut-on laisser un homme de si peu de culture -il le clame assez fort lui même pour qu'on lui en fasse crédit- s'emparer du micro et débiter autant d'âneries et ce encore une fois à des heures de grandes écoutes...certes pour les chômeurs et les vieilles qui se remettent de leur épisode hebdomadaire des Feux de l'Amour ?


Que Jean-Marie Bigard soit perplexe sur l'un ou l'autre aspect desdits attentats, c'est légitime. Qu'il s'assèche la luette en reprenant les thèses douteuses de Thierry Meyssan et de Marion Cotillard (autre Prix Nobel si j'en crois sa fiche Edvige), et le tout sur une radio dont les animateurs sont loin d'être des soldats à la botte du fameux poney -rire- ça me casse c carrément les couilles.


Que les invités présents à ladite émission se soient tus sur la première tirade, pourquoi pas, Jean-Marie Bigard est un joyeux drille qui dégaine la blague assez rapidement, qu'ils le laissent enchaîner de plus belle...bof. Que le maître de cérémonie -Laurent Ruquier- connu pour son intransigeance envers Doc Gynéco ou encore Loana, ne lui claque pas son bec, bordel j'ai envie de dire rendez nous Ardisson...pardon Ardisson était à la télé, Ruquier est plutôt sous la table.

Comme dit Xavier Monnier : "Mais à interroger un comique sur des questions de politiques étrangères, à multiplier les talk-show radio ou télé, qui meublent audience et antenne à moindre frais…Bref à transformer une radio en bistrot, les crânes d’œuf de l’information s’exposent, et infligent à leur public ce genre de saillie.
Sans doute pas la dernière…"

Sunday, September 7, 2008

Le port du poil est-il soluble dans la vie mondaine?

Une touchante discussion de vendredi soir, après moult gorgée d'eau écarlate et de solution alcoolique en tous genre, amena la constatation suivante.
Le port du poil est bien plus fréquent que nous ne le pensons. C'est avec une certaine candeur
qu'une jeune et fort sympathique demoiselle m'a apostrophée pour me signifier sa désapprobation du groupe qui est le notre.
En effet, et ici j'utilise toutes les précautions oratoires car je cite de mémoire (vendredi soir, alcool):
"Hola Bakary, je m'insurge contre le dernier groupe que tu as formé sur facebook?"
Comment se fait ce? rétorquai je.
"Je ne suis pas d'accord avec l'objet du dit groupe, Je conçois fort bien qu'une femme porta le poil sans en faire exhibition."
Et elle de rajouter, "voilà la raison qui me fit m'inscrire dans un premier temps et ensuite me désolidariser de ce groupuscule rétif à la vue d'un poil quel qu'il soit?" sic.
Plusieurs choses: d'abord vous aurez remarqué que l'absorption massive d'alcool n'altère en rien nos facultés intellectuelles, je dirai qu'à contrario notre élocution s'en trouve encore bien plus soignée.
Tertio - nous n'avons pas le temps ni l'envie de nous embarasser d'un deuxio donc allons directement à l'essentiel- chère Valérie tu as mille fois raison.Je ne crois pas que la majorité des membres de ce groupe (dont le nombre ne cesse de croitre à une vitesse vertigineuse - d'ailleurs j'ai été obligé de refuser certaine adhésion- ne me contrediront pas lorsque je pose comme postulat de départ que l'objet de notre colère n'est point la pilosité per se.
Le corpus delicti réside dans l'ostentatoire volonté exhibitionniste des jeunes et moins jeunes femmes quant à leur abondante pilosité corporelle.Comme dirai Jean-Pierre Bacri dans "Le goût des autres": tous les goûts sont dans la nature, seulement les penchants des uns ne doivent en aucun cas ostraciser les accointances des autres. Il n'a pas dit exactement ça, mais l'idée générale y est.
Certes que tu veuilles porter deux écureuils morts sous les bras, grand bien t'en fasse, mais comme nous avons convenu, la bienséance t'imposa alors le port d'un habit couvrant lesdits dessous de bras.
Les plages, qui sont ici nombreuses nous donnent malheureusement un autre exemple particulièrement rebutant: que des jeunes gens soient adeptes de la tarte au poil, encore une fois je n'ai rien contre, mais de grâce, par pitié, enfiler des maillots couvrant vos régions pubiennes de telle sorte que votre touffe ne dépassa pas.
Donc je réitère mes dires, je ne suis pas contre les femmes poilues (à ce propos, je compte parmi mes amies un labrador à poil long et luisant). Seules les femmes poilues qui en font étalage me rebutent - je tiens aussi à déclarer que les femmes à la poitrine fournie (non pas que leur appendice mammaire soit de taille certaine, mais dont le touffu décolleté ferait honte à un portugais) sont aussi priées d'adopter une strict observation de règle de rasage faudrait voir à ne pas exposer ces décolletés.

Sunday, August 31, 2008

La Barack à Obama?


Une fois n'est pas coutume mais je vais m'emparer de mon propre micro pour pousser un grand coup de gueule.

Je le dis donc en un mot : Bordel; putain, fait chier ce con de politicien à la noix qui n'a pas compris qu'une élection se gagne en allant taquiner la ménagère de moins de 99 ans et en tâtant le cul des vaches (aucune allusion aux dames citées plus haut).

Ne pourrait-on pas donner des cours accélérés de Jacques Chirac à notre ami Barack Obama ? Compte tenu de l'urgence de la situation, il faudra lui inoculer la magie électorale par intraveineuse.

A-t-on idée d'être à ce point idiot ? Ça fait mauvais genre : un noir qui se prend pour le nouveau Martin Luther King (lui aussi a fait un rêve -sic), et qui pourtant se comporte comme la version 2008 de Al Gore (la version précédente ayant connu un succès de salon considérable inversement proportionnelle au succès dans les votes - 2004 John Kerry).

En un mot, je vous le dit Monsieur Obama, veuillez vous sortir les doigts du cul et entamer d'urgence une vraie campagne présidentielle. Je veux dire par là: lester vous des poids morts comme votre ami pasteur qui n'arrête pas de déraper sur le supposé maintien des noirs en l'esclavage (à ce propos amis noirs veuillez vous en référer au conseil donner plus haut, et vous aussi je vous enjoints à vous sortir les coudes du cul et penser à un autre avenir que de faire les gros titres de la Fox ou encore victime post Katrina), Obama donc débarrasser vous aussi de cette famille Clinton qui vous a craché à la figure pendant des mois et qui désormais vous lèche les boules en espérant l'octroi d'oripeaux du pouvoir une fois le vote conclu, et surtout Barack, haut bas mot, veuillez répondre aux attaques de ceux qui en parlent le moins le moins sont ceux qui en mangent le plus, Mccain dans le texte.
Sun Tzu dans son excellent, Art of War, prophétisait déjà ce qui a fait le grand succès de Chirac : pour savoir tuer, il faut savoir embrasser.
A ce propos vous avez la langue de Mccain dans le fond de la gorge. N'hésitez pas à la lui mordre et lui refiler une mycose ou deux.
Faire les gros titres des magazines d'Oprah Winfrey n'a jamais fait gagner aucune élection sinon ça se saurait. Entamer une tournée triomphale en Europe quand les trois quart des étasuniens n'ont pas de passeport, est ce bien utile : faudra-t-on que je vous le rappelle, l'Europe et Israël ne votent pas, encore que dans le cas d'Israël un doute légitime est permis.
Alors on chausse ses timberlands, son jeans du Wall Mart et on visite Detroit, Baltimore, Little Rock (Arkansas), l’Alabama et on explique à tout le monde que le temps est venu de voter pour vous.
C'était le l'anniversaire du désastre de Katrina, c'était bien le moment de vous y rendre et confirmer à ces gens qui tardent de revenir que vous construirez des nouveaux barrages avec les normes satellitaires comme au Japon (ceci est à vérifier)
Les exemples ne manquent pas alors, encore une fois il est temps de troquer son costume pas beau pour un bleu de travail et montrer que vous en voulez et que vous en avez dans le froc.
Bordel.
Ne nous faites pas appeler Ariane Massenet.

L'Art de la Guerre



C'est lorsqu'on est environné de tous les dangers qu'il n'en faut redouter aucun.

Celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre.

Celui qui excelle à résoudre les difficultés les résout avant qu'elles ne surgissent. Celui qui excelle à vaincre ses ennemis triomphe avant que les menaces de ceux-ci ne se concrétisent.

L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat.

Le silence de la douleur est bien plus fort que le bruit de la rage.

Philippe Fragione

Sur fond de blanc, c'est toujours le noir la meilleure cible.

Shurik'n Chang-Ti

De la relativité des parcours


Vendredi, une toute nouvelle amie nous quitte. Marie-Laure, si tu m'entends...

Ce matin, ma meilleure moitié, me faisait remarquer que depuis que nous nous sommes rencontrés, je suis un point de repère dans son existence...qui oserait en douter par ailleurs.

Plus sérieusement, son propos était d'une rare pertinence.

Entre notre rencontre et nous, il s'est passé un certain nombre de choses.

A notre rencontre, elle avait un cercle d'amis et partageait le plus clair de son temps avec ces "amis". Moi j'étais là tapi dans l'ombre comme un prédateur qui n'attaque que pour tuer.


De ces amis, certains ont complètement disparus, non pas de la surface de la terre -encore que cela devra bien se faire- mais ils ne sont plus ces proches personnes avec qui on aime se rendre au cinéma, déguster une glace, un café, du shopping,...

Parallèlement il est des personnes qui demeurent dans votre vie, dans l'ombre ou la lumière, peu importe mais ils sont là.

Je ne suis pas certain que l'on puisse derechef cataloguer les uns de fidèles et les autres de salops qui ne pensent qu'à leurs pauvres pommes.

Je voulais juste dire que je suis tout reconnaissant pour ceux qui ont été là et ceux qui seront encore là.

Des personnes que l'on rencontre, il y en a toujours une que l'on voudrait garder, là tout près de soi, pour ses longues traversées du désert affectif.

J'espère juste être à la hauteur de ceux et celles qui attendent cela de moi.

Thursday, August 28, 2008

Tout au fond de ses yeux.....


Oui je l'avoue !

J'ai regardé une photo d'Ariane Massenet.

Non pas à la manière du jeune homme pubère qui s'émoustille à la faveur d'un catalogue 3Suisses ou La redoute, dans lesquels l'anatomie féminine y est étalée par souci de faire connaitre le masseur de visage et la cure thermale pour sein.


Non point de fantasmes sexuels, seulement une envie irrépressible de découvrir ce qu'un regard du type "animal pris dans les phares d'une voiture" pouvait cacher.


Si les yeux sont les vitrines de l'âme, une constatation s'impose : l'âme d'Ariane Massenet s'est barré en courant. En y regardant de près, tout près, tout au fond de ses yeux, on ne voit rien.
Pas vraiment une surprise.


Le vertige.
L'abysse.


Ariane Massenet aime l'eau, quoi de plus normal pour un thon.


Ariane Massenet aime aller au stade...elle envie le sort du ballon qui aura connu les mains de l'homme.


Pour Ariane Massenet, Wikipédia, l’encyclopédie en ligne gratuite est dangereuse parce que n’importe qui (sous entendu, les ignorants) peuvent modifier n’importe quel article du site (sous entendu, pour rajouter des âneries).


Et voilà notre Ariane, qui nous fait une petite démo à la Bonaldi, sauf que pour le coup il n’y a pas eu de bug, en modifiant la bio du King avec la phrase "Elvis sera en concert à l’Olympia en janvier"…

Merci Ariane pour cette preuve qu’effectivement, des ignorants peuvent rajouter des âneries sur un article de Wikipedia.


A l’heure, la page d’Elvis a bien entendu retrouvé son état original… Ouf ! Il faut croire qu’il n’y a pas que des ignorants sur Wikipédia.


Ariane Massenet nous a donc prouvé qu'avec quelques clics, du temps à perdre, et un QI de moineau, on peut s’amuser à modifier une page de Wikipédia...

Je laisse le mot de la fin à un ami internaute, qui a eu l'occasion de laisser une note sur ladite page d'Elvis en direction de notre ingénue : TAIS-TOI Ariane.