Wednesday, July 30, 2008

Why I love my wife...

Bonjour Mon Amour,

Voici un des accouchements les plus difficiles de ma carrière d'"écrivins". Non il n'y pas de faute de frappe à écrivins, c'est un nouveau genre d'artiste, qui à la manière de Baudelaire qui avait besoin d'absinthe pour fonctionner, utilisent le vin comme moteur.

Il est des choses tellement aisées sur ce bas monde et il en est des compliquées. La frontière entre ces deux mondes est d'ailleurs perméable suivant que le groupe socio culturel auquel on appartient.

Il est des déclarations qui sont simples et limpides telles une plaidoirie d'Assise pour un condamné à l'échafaud, et il est en des plus compliquées comme pour Milosevic qui devra expliquer pourquoi il avait cette fâcheuse tendance à organiser des pogroms -chasse à l'homme géante qui se terminait en boucherie, et tout naturellement en grand banquet pour qui se saisissait du plus grand nombre de fugitifs.

Ce que je tente d'exprimer est pourquoi il est évident que j'aime ma petite femme.
La distance à eu au moins un effet bénéfique. Il m'a permis de me poser la question simplement et tranquillement et surtout avoir le temps d'y répondre.
Oui je t'aime.


La belle affaire me diras tu?

Il existe entre nous une connivence que je ne saurai jamais expliquer. Je pense à toi, tu m'appelles, ou tu m'envoies un message. Je ne suis absolument pas comme ce déiste de Voltaire qui pensait qu'un dieu, voire une entité rémunératrice ou vengeresse manipule nos existences, mais force est de constater qu'il y a un élémént mystique dans tou cela.

Depuis notre première rencontre, il y a un lien qui va au-delà de ce que j'ai jamais connu. Depuis notre première rencontre je suis sous le charme. Depuis ce soir tu fais partie de ma vie. Et depuis ce soir, même si certains esprits fâcheux argueront du contraire, je n'imagine pas ma vie autrement qu'avec toi.

Nous sommes à des milliers de kilomètres l'un de l'autre et cependant j'entretiens avec toi une relation bien plus solide et enrichissante que ce que j'ai pu connaitre par le passé.
Tu combles les vides. Tu réponds à toutes mes interrogations. Tu traces une voie, ma voie, notre voie et tout est limpide avec toi à les cotés.
Tu présides à notre destinée et il n'y a rien de plus apaisant que cela. Ta présence suffit à m'apaiser et à canaliser mes énergies souvent contradictoires.
Tes rires me remplissent d'une immense joie. Tes pleurs me rendent malheureux et sans défense. J'ai besoin de toi pour des raisons que je ne saurai pas expliquer.

J'ai besoin de toi, c'est juste ça.

Tu m'as dit un jour que ce qui était important ce n'était pas d'être le premier homme dans la vie d'une femme mais le dernier : même si tu as raison, il faut que tu saches que j'ai détester toutes les personnes qui ont partagées ta vie avant moi.
Non pas que tu ne mérites pas d’être choyés et chéries par eux, non c'est juste que c'est tout ce temps que la postérité ne nous rendra plus jamais et c'est tout ce temps que nous passerons pas ensemble.

Qu'il soit évident que je réagisse en enfant gâté n'est même pas un problème pour moi. Je te dis que je t'aime, qu'il est impossible pour moi désormais d'envisager ma vie sans toi.
Je n'hésiterai pas un seul instant à pratiquer la génuflexion pour te retenir, pour te supplier, pour t'infléchir. Tu représentes le meilleur de ce que la vie m'a apporté et sans toi je ne vois pas comment je pourrais simplement envisager de me lever le matin. Je ne vois pas comment je pourrais aller de l'avant sachant que tu n'es plus là à mes cotés. J'ai besoin de savoir que tu m'aimes, j'ai besoin de savoir que tu me soutiens, j'ai besoin de savoir que tu penses à moi, j'ai besoin de savoir que tu es là.

En y regardant bien, tu te rendras vite compte que je suis en train de changer. Depuis notre première rencontre, je mue. Ta présence m'a aide à passer de chrysalide à papillon. Toute ma vie je n'étais que ver qui se cherchait, ne sachant pas s'il serait ver à tout jamais ou si je pourrais moi aussi me parer de belles couleurs et butiner de fleurs en fleurs et à mon tour susciter envie et admiration. Ta présence me permet de voler, tu me permets de m'élever.

The fact is..je t'aime. Et j'ai besoin de toi.

Il te faudra maintenant me guider pour que s'accomplisse notre destinée. Nous nous sommes trouvés, désormais nous devons avancer pas à pas...tes fameux baby step. Il ne tiens qu'à nous d'avancer et d'avoir une vie faite d'amour et de bonheur, des jumeaux, de cuisine mais surtout d'amour.

Bisous,*

B

Toute cette agitation m'a fait oublier l'objet de ce présent bille: te dire que je t'aime.

Monday, July 28, 2008

La Feuille Blanche


C'est un exercice connu mais à la fois inconnu auquel je me livre maintenant.

Avant de se mettre à son bureau les idées sont nombreuses, disparates, autant de promesses d'une séance d'écriture aisée.

Une fois assis néanmoins, le fil conducteur de notre discussion du jour, fait face à une brume épaisse. On recherche ce bon mot que l'on avait il y a peu. On en vient à ne pas reconnaître notre propre esprit, généralement vif, acerbe et bien incliné à nous laisser le parcourir et à nous offrir ces fulgurances qui feront de nous le prochain Pulitzer.

Qu'arrive-t-il alors ?

Rien.
Néant.
Nada.
Peau de balle.

Bizarrement c'est bien les seuls mots qui nous arrivent avec facilité.

On se souvient fébrilement des Mots de Boileau, en L'Art Poétique, Chant I.

" Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
Et les mots pour le dire arrivent aisément."

On se dit alors que peut-être on n'y est pas encore au Pulitzer.

On creuse plus avant et on se souvient d'une discussion passionnée en compagnie de la femme de sa vie dans les Salons du Lutétia. On se dit alors qu'on pourrait y loger notre intrigue...vaine tentative.

Continuant sur les discussion passionnantes qui se déroule dans les salons feutrés du Lutétia, on se remémore une autre discussion sur Vatican II et les Chambres Maçoniques...rien. Tout au plus le souvenirs de la délicieuse compagnie de la femme de sa vie et de sa meilleure amie.

Tout ça ne rend pas service à notre feuille blanche. Tout ceci ne nous permet pas de faire descendre la lumière sur la terre, même la Photinus pyralis en produit plus que nous.

Il doit être tard, je recommencerai et ce sera plus facile demain,

B

Sunday, July 27, 2008

Tu cuadernito - l'exégèse

Mon amour,

For you to understand to what point I love you and care about letting you be yourself while you are part of us, I have created this blog.

It is called I think I love my wife after the title of a movie where the main character realizes, just before doing something really wrong, that he actually loves his wife.

It has no real link to our situation, or maybe it does, but the fact is that I like the title.

As Jill Scott also says, the fact is I need you. the fact is I love you.

Today's incident reminds me of a scene of Bridget Jones (I know it's dorkey but It helps for the point that I'm trying to make here) where Mark Darcy discovers Bridget's journal where she had written awful things about him (before falling in love for him). What he does is that instead of starting a tantrum, he goes and buys another journal for her to keep writing (hopefully for him, good things about him but bad things too). He explains her that is not about the past but about the future.

That's the reason why I have created this blog for you. My cuadernito literally means "my little journal". The original idea, as I told you, was to buy you a real "cuaderno" where you could write anything you want, all your craziest ideas and Saturday nights' metaphysics concerns. But since I'm too far away to give it to you, here is your own "cuadernito" just for you.

Because I love you.

Besos

Ton Petit Chat