Sunday, August 31, 2008

La Barack à Obama?


Une fois n'est pas coutume mais je vais m'emparer de mon propre micro pour pousser un grand coup de gueule.

Je le dis donc en un mot : Bordel; putain, fait chier ce con de politicien à la noix qui n'a pas compris qu'une élection se gagne en allant taquiner la ménagère de moins de 99 ans et en tâtant le cul des vaches (aucune allusion aux dames citées plus haut).

Ne pourrait-on pas donner des cours accélérés de Jacques Chirac à notre ami Barack Obama ? Compte tenu de l'urgence de la situation, il faudra lui inoculer la magie électorale par intraveineuse.

A-t-on idée d'être à ce point idiot ? Ça fait mauvais genre : un noir qui se prend pour le nouveau Martin Luther King (lui aussi a fait un rêve -sic), et qui pourtant se comporte comme la version 2008 de Al Gore (la version précédente ayant connu un succès de salon considérable inversement proportionnelle au succès dans les votes - 2004 John Kerry).

En un mot, je vous le dit Monsieur Obama, veuillez vous sortir les doigts du cul et entamer d'urgence une vraie campagne présidentielle. Je veux dire par là: lester vous des poids morts comme votre ami pasteur qui n'arrête pas de déraper sur le supposé maintien des noirs en l'esclavage (à ce propos amis noirs veuillez vous en référer au conseil donner plus haut, et vous aussi je vous enjoints à vous sortir les coudes du cul et penser à un autre avenir que de faire les gros titres de la Fox ou encore victime post Katrina), Obama donc débarrasser vous aussi de cette famille Clinton qui vous a craché à la figure pendant des mois et qui désormais vous lèche les boules en espérant l'octroi d'oripeaux du pouvoir une fois le vote conclu, et surtout Barack, haut bas mot, veuillez répondre aux attaques de ceux qui en parlent le moins le moins sont ceux qui en mangent le plus, Mccain dans le texte.
Sun Tzu dans son excellent, Art of War, prophétisait déjà ce qui a fait le grand succès de Chirac : pour savoir tuer, il faut savoir embrasser.
A ce propos vous avez la langue de Mccain dans le fond de la gorge. N'hésitez pas à la lui mordre et lui refiler une mycose ou deux.
Faire les gros titres des magazines d'Oprah Winfrey n'a jamais fait gagner aucune élection sinon ça se saurait. Entamer une tournée triomphale en Europe quand les trois quart des étasuniens n'ont pas de passeport, est ce bien utile : faudra-t-on que je vous le rappelle, l'Europe et Israël ne votent pas, encore que dans le cas d'Israël un doute légitime est permis.
Alors on chausse ses timberlands, son jeans du Wall Mart et on visite Detroit, Baltimore, Little Rock (Arkansas), l’Alabama et on explique à tout le monde que le temps est venu de voter pour vous.
C'était le l'anniversaire du désastre de Katrina, c'était bien le moment de vous y rendre et confirmer à ces gens qui tardent de revenir que vous construirez des nouveaux barrages avec les normes satellitaires comme au Japon (ceci est à vérifier)
Les exemples ne manquent pas alors, encore une fois il est temps de troquer son costume pas beau pour un bleu de travail et montrer que vous en voulez et que vous en avez dans le froc.
Bordel.
Ne nous faites pas appeler Ariane Massenet.

L'Art de la Guerre



C'est lorsqu'on est environné de tous les dangers qu'il n'en faut redouter aucun.

Celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre.

Celui qui excelle à résoudre les difficultés les résout avant qu'elles ne surgissent. Celui qui excelle à vaincre ses ennemis triomphe avant que les menaces de ceux-ci ne se concrétisent.

L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat.

Le silence de la douleur est bien plus fort que le bruit de la rage.

Philippe Fragione

Sur fond de blanc, c'est toujours le noir la meilleure cible.

Shurik'n Chang-Ti

De la relativité des parcours


Vendredi, une toute nouvelle amie nous quitte. Marie-Laure, si tu m'entends...

Ce matin, ma meilleure moitié, me faisait remarquer que depuis que nous nous sommes rencontrés, je suis un point de repère dans son existence...qui oserait en douter par ailleurs.

Plus sérieusement, son propos était d'une rare pertinence.

Entre notre rencontre et nous, il s'est passé un certain nombre de choses.

A notre rencontre, elle avait un cercle d'amis et partageait le plus clair de son temps avec ces "amis". Moi j'étais là tapi dans l'ombre comme un prédateur qui n'attaque que pour tuer.


De ces amis, certains ont complètement disparus, non pas de la surface de la terre -encore que cela devra bien se faire- mais ils ne sont plus ces proches personnes avec qui on aime se rendre au cinéma, déguster une glace, un café, du shopping,...

Parallèlement il est des personnes qui demeurent dans votre vie, dans l'ombre ou la lumière, peu importe mais ils sont là.

Je ne suis pas certain que l'on puisse derechef cataloguer les uns de fidèles et les autres de salops qui ne pensent qu'à leurs pauvres pommes.

Je voulais juste dire que je suis tout reconnaissant pour ceux qui ont été là et ceux qui seront encore là.

Des personnes que l'on rencontre, il y en a toujours une que l'on voudrait garder, là tout près de soi, pour ses longues traversées du désert affectif.

J'espère juste être à la hauteur de ceux et celles qui attendent cela de moi.

Thursday, August 28, 2008

Tout au fond de ses yeux.....


Oui je l'avoue !

J'ai regardé une photo d'Ariane Massenet.

Non pas à la manière du jeune homme pubère qui s'émoustille à la faveur d'un catalogue 3Suisses ou La redoute, dans lesquels l'anatomie féminine y est étalée par souci de faire connaitre le masseur de visage et la cure thermale pour sein.


Non point de fantasmes sexuels, seulement une envie irrépressible de découvrir ce qu'un regard du type "animal pris dans les phares d'une voiture" pouvait cacher.


Si les yeux sont les vitrines de l'âme, une constatation s'impose : l'âme d'Ariane Massenet s'est barré en courant. En y regardant de près, tout près, tout au fond de ses yeux, on ne voit rien.
Pas vraiment une surprise.


Le vertige.
L'abysse.


Ariane Massenet aime l'eau, quoi de plus normal pour un thon.


Ariane Massenet aime aller au stade...elle envie le sort du ballon qui aura connu les mains de l'homme.


Pour Ariane Massenet, Wikipédia, l’encyclopédie en ligne gratuite est dangereuse parce que n’importe qui (sous entendu, les ignorants) peuvent modifier n’importe quel article du site (sous entendu, pour rajouter des âneries).


Et voilà notre Ariane, qui nous fait une petite démo à la Bonaldi, sauf que pour le coup il n’y a pas eu de bug, en modifiant la bio du King avec la phrase "Elvis sera en concert à l’Olympia en janvier"…

Merci Ariane pour cette preuve qu’effectivement, des ignorants peuvent rajouter des âneries sur un article de Wikipedia.


A l’heure, la page d’Elvis a bien entendu retrouvé son état original… Ouf ! Il faut croire qu’il n’y a pas que des ignorants sur Wikipédia.


Ariane Massenet nous a donc prouvé qu'avec quelques clics, du temps à perdre, et un QI de moineau, on peut s’amuser à modifier une page de Wikipédia...

Je laisse le mot de la fin à un ami internaute, qui a eu l'occasion de laisser une note sur ladite page d'Elvis en direction de notre ingénue : TAIS-TOI Ariane.

Sunday, August 24, 2008

Pour le meilleur et le pire...aussi!


Les raisons de convoler en juste noce sont nombreuses. Citons l'amour.

Pour d'autres raisons, veuillez vous référer au code administratif luxembourgeois en son chapitre spécial sur les dispositions fiscales.

Par contre les raisons de divorcer sont nombreuses. Citons les ronflements intempestifs, l'hygiène douteuse ou l'absence de celle-ci, la non participation aux tâches ménagères, l'adultère, une infirmité toute masculine qui se caractérise par une impossibilité d'articuler des mots simples comme "je t'aime", ou encore "tu me manques", etc...Pour davantage veuillez vous en référer aux mémoires d'Eddy Barclay "Pourquoi cette fois c'est la bonne".

Il est désormais très facile de divorcer, de quitter, de se séparer, de se partager la vaisselle ou de l'abandonner, entamer une bataille rangée -par avocats interposés- concernant les acquêts et les conquêts, et de ne plus se revoir.

Ce qui était inscrit dans le bronze, n'est désormais plus qu'une vague trace sur le sable, qui sera effacé par la prochaine marée.

Il faudrait un jour que les femmes comprennent que la violence conjugale est un mal nécessaire. A ce propos rappelons nous ce bon mot : Que dit-on à une femme avec les deux yeux au beurre noir ? Rien on lui a déjà dit deux fois.

HAHA HAHAHA..trop drôle.

Les hommes apprécieront et les femmes avec un peu d'humour aussi, ce qui hélas n'est pas gagné.

En vérité je vous le dis, pour vivre heureux, vivez avec la personne qui vous aime et lorsqu’elle ne vous aime plus, enterrez-la dans le jardin. A ce propos pour éviter les mauvaises surprises, prévoyez une habitation dans la campagne, une large cheminée, un vaste jardin et un ou deux cochons qui sauront vous débarrasser des restes encombrants.

Consulter Henri Désiré Landru pour les fiches pratiques.

Ou alors il y a la solution de la femme achetée : le prix varie selon les origines. Toujours faire attention de bien provisionner sa carte de crédit, si d’aventure une mensualité venait à manquer, on vous la reprend. En ce moment grande promo sur la femme de Georgie et d’Afghanistan.

Tuesday, August 19, 2008

De l'adultère


Prenons un jeune, bien de sa personne, quittant sa bien aimée pour se rendre dans un pays lointain, ensoleillé, où prétendument les jeunes filles sont belles et ouvertes.

Ce jeune homme donc, qui par charité chrétienne restera anonyme puisque nous l'appellerons Juste. Juste donc quitte l'Irlande un jeudi après midi du mois de Juillet pour aller chercher fortune mais surtout aventure sur cette belle île lointaine.
Bien sur Juste, tout épris de sa moitié, lui promet donc avant de s'en aller dans les brumes ou la pluie irlandaise -voire les deux- qu'il l'attendra et qu'il fera voeu de chasteté afin de se préserver des jeunes autochtones assoiffées de chairs expatriées.
Las.
Juste arrive sur l'île et que ne voit-il pas ? Des hordes de jeunes filles lascives, ouvertes mais surtout libres et libérées.
Les effets de l'alcool ne faisant que renforcer cette sensation de toute puissance, Juste ne peut se résoudre à ne pratiquer que le célibat en attendant que sa dulcinée ne débarque enfin à son tour cette île paradisiaque.
Juste donc croque le fruit défendu, sans pour autant y être invité par une quelconque Ève. Il craque donc et...ben rien.
Il ment à sa moitié...que’est ce que vous croyez ?
Comme souvent dans ces situations, sa moitié, qui ressemble de plus en plus à son ex, découvre le pot aux roses.
James Dobson a dit : «Le gazon est plus vert de l'autre côté de la clôture, mais il demande encore à être tondu.»
Est-ce que Juste et la femme vivront heureux jusqu'à la fin ? Non.
L'histoire d'une aventure n'est pas une comédie, c'est une tragédie.
Est ce qu'une coucherie, même soutenue, mérite de briser les liens créés au sein d'un couple solide ? Est ce qu'une aventure peut justifier l’anéantissement d’un foyer construit à quatre mains ?
De par mon éducation un peu atypique -un père musulman et moi-même de confession catholique romaine- il m'est difficile de juger ce genre de situation.
Là où mon éducation ne me permet pas de prendre position, mon esprit critique, lui, le peut.
Sortons un instant de cette histoire pour en arriver à une banalité toute humaine, d'une femme ou un homme trompée. Un cocu, une cocue. Il n'est aucune circonstance atténuante que nous pourrions trouver à la chose : le chemin qui mène à l'adultère est long et vraiment pas périlleux.
Pour vous en convaincre, souvenez vous de ces moments pas si lointain lorsque vous tombiez amoureux...oui c'est exactement ça. Sauf que là, il y a en plus de la volupté, le fait de nuire à quelqu'un. Certes peut-être pas de volonté de nuire, mais ça y ressemble.
Les psychologues nous diront que dans ces moments il faudrait agir avec sa conscience et non pas avec son mental.
Le mental nous pousse à agir selon ce qui nous arrange, tandis que la conscience nous enjoint de faire ce qui est juste et bien.
Pour en revenir à l'esprit critique qui me permettait de juger la situation à sa juste valeur : il y a des situations diverses et variées comme pour toutes le situations dans la vie. Mais aucune ne justifia que l'on fit du mal à une personne que l'on a aimé et que parfois on aime toujours (à ce propos, couples adultères retenez que les seconds mariages ont deux fois plus de chances de se terminer par un divorce que les premiers mariages parce qu'il subsistera toujours dans votre histoire cette suspicion en l'endroit de votre nouveau partenaire).
Il est plus simple de trancher dans le vif et souffrir aujourd'hui, plutôt que de faire durer le dé(plaisir) et souffrir encore plus demain.
Et surtout, homme adultère n'oublie jamais qu'aucune furie n'est comparable à une femme trompée...

Sunday, August 17, 2008

Du goût des autres


On dit souvent "les goûts et les couleurs...." et puis on s'arrête là. Premières interrogations: est ce parce que la plupart de gens ne connaissent pas la suite de ce dicton ou avons nous peur de froisser les susceptibilités des uns et des autres que nous stoppons net pour ne pas devoir argumenter plus avant.

Des goûts et des couleurs…Exactement !

"De gustibus et coloribus non disputandum", disaient en latin les scolastiques (nul besoin de rappeler que ceux-ci étaient les étudiants en philosophie) médiévaux : des goûts et des couleurs il ne faut pas disputer !
Cela voudrait-il dire qu'effectivement dans le domaine du goût, comme en de nombreux autres, il faudrait pouvoir séparer le bon grain de l'ivraie. Cela reviendrait à affirmer haut et fort qu'il y les détenteurs de la bonne palpation gustative et les autres livrées aux gémonies de par leur infirmité gustative.
Ce terrorisme papillaire me rappelle les débats, houleux -pour peu que l'on puisse prêter à Karl Lagerfeld aucune velléité guerrière- portant sur le bon goût vestimentaire qui commanda que l'on ne porte point de cravate à pois avec une chemise rayée, ou encore qui l'on observe un strict bannissement de la chaussette de sport -communément appelée chaussette blanche- d'avec son costume en tweed par exemple.
Cela voudrait dire qu'il y a d'un côte les sages et de l'autre les plébéens. Ceux qui seraient sorties de leur caverne et les autres apeurés au seul contact de la lumière.
N'avons nous jamais assisté à un débat d'expert ? Un seul constat : la conversation des gens de goût est tellement ennuyeuse. Car il y a bien peu de sujets de dispute en dehors des goûts et des couleurs.
Je réponds donc doctement à la proposition de départ disant que les "goûts et les couleurs..." doivent se discuter. Il est impératif de débattre de la pertinence d'une cravate à pois sur une chemise rayée (les chaussettes blanches ne souffrant, quant à elles, aucune discussion possible) et autres sujets polémiques.
Nous devons faire jaillir du terreau fertile de nos différences non pas un consensus mou à la manière d’un gouvernement Balladur - Mitterand, mais pluôt une discussion vive et animée, contradictoire comme un jour de PSG-Marseille sur la cannebière.
Il n'est nul question de convaincre mais plutôt de faire entendre.

Thursday, August 14, 2008

La preuve...par la moustache.


Combien d'entre nous n’avons jamais regardé ce monsieur aux pratiques policières pour le moins singulières. En effet cet acteur célèbre s'adonne à la chasse aux truands, muni de son seul jeans moulant, d'une ceinture dont la boucle de taille évidente n'est pas sans subtilement suggérer des attributs génitaux que ne renierait pas Rocco Siffredi, d'un chapeau de cow-boy et des chemises à carreaux qui ont fait les beaux jours de la série La Petite maison dans la Prairie.

Avant d'entamer cette brillante reconversion dans les feuilletons aux accents guerriers de fin d'après midi sur la première chaîne hertzienne, ce monsieur s'était illustré dans des films dits de combat -les fans se souviendront la larme à l'oeil de cette fameuse scène dans les ruines de la vieille Rome où cet acteur se faisait arracher les poils du torse en restant extrêmement digne.

Pour ceux qui n'auraient pas reconnu ce monstre du cinéma d'auteur -titre qui lui est âprement disputé par Steven Seagal (autre monument du film de combats reconverti dans la garde de baby sitter et la musique country)- sachez qu'il s'agit de Chuck Norris.

Après cette mise en situation, je voudrais porter à votre attention non pas la protéburance du bas ventre dudit monsieur, mais plutôt sur l'extrême brutalité avec laquelle ce dernier nous donne à admirer sa sculpturale moustache. Chuck possède cette moustache, caractérisant les hommes, les vrais dans l'acception toute machiste des communautés du Lubéron avec les poils autours...citons ici en vrac et sans ordre de préférence quelques spécimens, Gérard Jugnot, Michel Blanc, Hitler, Lee Van Cleef (le Méchant dans le classique Le Bon, La Brute et le Truand), José Maria Aznar ou encore Ariane Massenet.

Il est à relever que d'autres exemples cinématographiques contemporains avaient dédaigné le port de ladite moustache, comme pour mieux nous signifier leurs penchants pacifiques, citons encore par souci du détail John Wayne, Clint Eastwood, Elvis, Ronald Reagan, George Bush et plus proche de nous Silvio Berlusconi, Nicolas Sarkozy et enfin Yves Saint Laurent.

Le port de cet appendice labial touffu révèle bien plus qu'une anodine inclinaison capillaire. Le port éhonté de cette brosse à toilette sur le dessus des lèvres est une revendication en soi.

Le souvenir de la moustache de chuck Norris m'est apparu après la dernière campagne de publicité de Michael Jordan. Nous nous accorderons rapidement sur le fait que ce sont ces acrobaties par dessus et dessous un panier de basket et moins par des diatribes belliqueuses que ce dernier s'est rendu sympathique aux yeux du monde.

Alors pourquoi ce rapprochement ?

Bien sur le même sourire carnivore, la même boucle d'oreille, la même calvitie (non ce qui passait pour un choix délibéré de coiffure, n'était qu'une cruelle mise au pas parce que la nature ne lui avait pas été clémente), la même voix...mais quelque chose a disparu.

Je me suis demandé toute ma vie s'il était possible d'être noir, porté une moustache et surtout être républicain. Ben oui c'est possible. Non pas que Jordan républicain, m'en fasse bouger une sans toucher l'autre -pour paraphraser un poète célèbre de la Vème République récemment à la retraite en attendant un prix Nobel de la paix- mais bordel un gars qui a des moyens pour se taper un barbier à domicile rechigne à se raser cette putain de moustache me met hors de moi. Il a quand même eu la bonne idée de nous épargner les costumes orange avec chapeau à plumes et les breloques.

En conclusion le mauvais goût est une valeur universellement partagée nonobstant les ressources pécuniaires, les opinions, l'âge des uns et des autres.

Saturday, August 9, 2008

"...Juifs, Catholiques, Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules vous faîtes bien trop de bruit..."

Histoire de ma terre en pleure
Mais les choses ici prennent une telle ampleur
Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur
Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur
Le mangeur d’âmes à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs
Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent, las de leurs complaintes,
Tellement que des fois elle en tremble
Par le sang de la haine, constamment ensemencée,
Au pas cadencé, quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
Rien n’a changé depuis, où je vis,
Juifs, Catholiques, Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit
Comme ces orages dont l'eau se mèle à nos nos larmes, et leurs chocs
Sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme
Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable
Même si paraît que de l'autre coté tout est plus calme, plus stable
Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon,
Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons
Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant,
On charge, on charge, à la sortie c’est tout dans les dents
Je crois que c’est dans l’ère du temps, chacun cherche son bouc émissaire
Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire
L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte,
Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser, que quelqu’un me dise,si j’ai
Des chances de voir enfin la paix exigée.
Qu’un jour les abrutis s’instruisent,
Perché sur ma plume, j’attends ce moment, observe ce bordel
De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai saigné ce gospel
"Héra" se barre à tire d'ailes; las de la sève qu’on tire d’elle
On clame tous ce qu’on l'aime, mais aucun de nous n’est fidèle
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles
Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches
Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes
Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles
Quand est ce qu’on y arrive, là où le bonheur désaltère
Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre,
Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Gégère
Et finalement conscient qu’ici, on est que locataire
Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait
Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution
On aurait du le rendre comme on nous l’a donné,
Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né,
Seulement les notres meurent de faim en Afrique
Et y a pas assez de fric pour euxAlors la dalle faudra la tempérer
Les hommes tombent sous les rafales racistes, mais on peut rien pour eux,
Alors les balles faudra les éviter
Le cul devant la télé, occupé à rêver, le doigt poser sur la commande, on se sent exister
On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer
Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter
Garni d’incompréhension et de stèles géantes,
Le globe rêve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches
Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, dans le silence,
Juste un bout de carton pour s’étendre,
Tout le monde à ses chances, de quelle planète vient celui qu’à dit ça ?
Un homme politique, je crois, live de Bora Bora
Pendant que les foyers subissent, façon tora tora, mais bon
C’est bien trop bas, alors forcément il ne nous voit pas
Parole et paroles et paroles, ils ont promis monts et merveilles,Mais les merveilles se sont envolées,Il reste que des monts, mais c'est raide à grimper
Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés
Et en bas, c’est les jeux du cirque, César Avé
Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressé
On note une sévère chute de sang sur la map, une montée d’air noir
Un jour on payera cher pour une bouffée d’air pur
Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme
Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible
Les temps changent c’est sur, mais y a toujours désire à cible
Ils ont le bonjour d’Henry, d'Arron, Mormeck ou Zinédine
A l’heure où les gens dînent,
Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking
Tout le monde s’en indigne,
Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé,
Et on sait bien ce que mémé va voter
Du haut de leurs tours de "****", droites comme la tour de Pise
Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent à leur guise
On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide
Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles
Vive la démocratie, celle qui brandie la matraque, face à des pacifistes,
T’es pas d’accord, on te frappe,multi-récidivistes : c'est jamais ceux là qu'on traque
Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes
Ce monde agonise, vu ce qu’on y fait, c’était prévisible
Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile
Mais la peur atrophie les cœurs, peur de tout ce qu’on connaît pas
Alors on se barde de préjugés débiles
De partout les extrêmes dominent, en prime-time,
A chaque fois qu’ils déciment une famille
Et bien avant ces régions où sévie la famine
Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite
Lui qui croyait que l’Euro ferait beaucoup d’heureux,
Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux
Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taffe
Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape
Sur la route des principes, ils ont mis des pièges à Loups,
Des gilets-dynamites, et des skud y en a un peu partout
Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule
Il a beau être vif, mais à la longue il évitera pas tout
Et un de ces quatre il finira par tomber,
J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain à se relever
J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever
Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter
Tu sais, on vit dans la télé,Le globe s'est fêlé,
Ils servent de l'emballé mais en vrai c'est la mêlé
On s'prend à espérer des choses simples
Mais leur fabrique à peur s'est mise en branle
Tout ça pour les déréglercris sans cicatrices, terreur dans la matrice
Ils disent qu'une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid
Alors c'est comme ça une échelle dans la peine
On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l'appel
Surtout s'ils nous ressemble, on les film à la morgue,
Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort,
Il reste dans les cœurs l'anomalie appelée peur
Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force
,C'est une révolution, cette fois elle est de droite
Voilà pourquoi le chantage à l'emploi dans pleins de boîtes
Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix
Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit,
Ils disent c’est humanitaire
Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c'est la guerre
Si le quotidien est précaire,
C'est qu'ils nous dressent à être délétères et se contenter de joies éphémères
Si l'Afrique est en colère, c'est parce que les trusts la pillent
Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker
Est-ce que la rancœur et le désir d'revanche est tout c'qu' on leur a offert?
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent,
Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables
Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge
Mais c'est en 46 que c'est ouverte une nouvelle page
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages
Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales?
Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ?
Alors qu'elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable
On force sur la boisson, parie sur les canassons
Mais la réalité c'est qu'ils nous font bouffer du poison
Et dans l'hotel du bonheur beaucoup font la valise,
L' espoir tué par des fanatiques libéralistes
Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament
Quand on les voit à la télé ces cons ont l'air affables
Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table
Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté
Mais c'est la monarchie du pognon
La France et les States par factions interposées
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé?
Freedom par-ci démocratie par-là
Mais j'ai mater sous la table et j'ai vu que c'était que des palabres
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled
Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on .....tombe malade
A fumer du mauvais tabac et manger de la merde
Où le xanax fait un tabac avec l'alcool fort
Les rues deviennent des grosses forges
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres
Et moi j'attends l'apocalypse après cette apostrophe
J'en ai marre de tous ces mensonges qu'ils colportent
Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d'homme
Tous terroristes j'entend leurs théories
Porter le sacrifice pour des principes c'est horrible
Les momes survivent nourris à l'eau et au riz
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz
La flore crame la faune canne
Dit : c'était des barbus qui lâché l'agent orange sur le nord Vietnam ?
Non c'était les boyzzz mais qui peut m'indiquer la justesse d'une cause
En partant de là chacun écrit ses droits
Désolé je trouve aucune excuse à Hirochima
O on peint l'histoire comme on colorie vite une imageEt peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit malOn croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket?
Pour placer le pantin qui conviendra a la France
Une casserole de plus au ministère de la défense
Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles
Sur la conscience des députés y en a plus d'un million"
Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles"
Défilent sur des chars le 14 , ils se pignollent au son de la marseillaise
Et d'une imagerie guerrière qu'ils veulent gentiment refiler aux élèves de leur appart dans le 16
On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu'ils possèdent
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world trade mais sortent des débris le passeport de Mohamed
Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque
Tu comprends pourquoi "ça le désire" dans les bibliothèques
Au collège de le vie ils jouent les profs d'histoire
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires
On a battis une forteresse on l'a nommé alamut
Coincé physiquement entre garde à vue et garde à vous
Compte tenu de la pression patriotique j'admire les gens de gauche en Israel , en Amérique
est ce qu'on vaut mieux en France
désolé si j'insiste mais regardons nous franchement,
on est aussi raciste, ensuite on vend de la liberté au marché public,
puatin le drame avec les valeurs de la république.
La république, elle passe ces week end en regate
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate,
elle execute dans une grotte des opposants canaques
et mange à table avec des gars style Giancanna
puis explose le rainbow warriors
et dessine les frontières du tiers monde à la térrasse du Marriott,
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde,
les entrainent aux combats et manipuler les bombes
le collier casse, ces cons échappent à tous controles
et quand ils mordent la main du maitre alors on crie aux monstres.
ils discutent notre futur autour d'un pichet
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher.
c'est la france de derrière les stores
et j'en ai marre de me faire gruger
par des tronches de dispensées de sport.
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde
avec mes petits bras
Souvent à cette époque où la terreur gronde
où la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde
pour être un meilleur homme.
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris.
36 gosses meurent brulés vifs quand les demandes en HLM
dorment depuis des années dans les archives
alors que des employés de la mairie en obtienent avec terrasse et parking
t'appelle pas ça du racisme
après ils pleurent quand perdu on revient aux racines.
ils ont caricaturés nos discours radicaux
et l'on résumé par wesh wesh ou yo yo.
Nous complexés, si peu sûr de soi,on s'interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi.
Chaque jour, la grande ville resserre l'étreinte
et tu peux voir les noms des notres évaporés écrit sur des trains.
ma vie, un mic, une mixtape, loin des ambitions
de ce qui sera élu président en 2007
j'adore ce moment où il dévoile le minois
de qui devra tailler des pipes monumentales aux chinois.
à défaut d'argent putain, donnons du temps,
dans nos bouches le mot liberté devient insultant
car c'est les soldats qui le portent et non plus le vent
comme si le monde était rempli de cruel sultan.
Mécontent des schémas qu'on nous propose, je cultive maintenant
les roses dans mon microcosme.
Mesure les dégats minimes que mon micro cause.
Ca ne peut qu'aller mieux alors j'attend la fin de leur monde
IAM

Tuesday, August 5, 2008

De la Jalousie

Des choses de l'amour qui sont compliquées, je n'en connais qu'une seule : la jalousie.
Ai-je un jour frappé par ladite maladie. D'aussi loin que je m'en souvienne, je ne crois pas.
Problème alors. Les jeunes filles, et moins jeunes d'ailleurs aussi, répètent à l'envie que l'amour ne saurait se départir d'une dose de jalousie.
L'esprit cartésien que je suis est soudain pris d'éffroi...je n'aimerai donc pas ma moitié ?
Balivernes.
Je n'aime qu'elle. Je la chéris et ne vois nulle autre possibilité que de l'aimer toujours, plus fort et à jamais.
Alors quid?
Serai-je une forme nouvelle de l'Homme qui serait incapable de ne rien ressentir en voyant sa dulcinée être l'objet de mille sollicitations de la part de la gente masculine ?
Il faut bien se rendre à l'évidence. Il n'en est rien. Je suis jaloux, parce que force est de reconnaître que ladite scène provoquerait mon courroux.
Mais alors comment faire pour concilier le partage de sa douce -le ledit partage prend ici une acception toute philosophique, les esprits libidineux sont priés de ne point laisser courir leurs imaginations- avec l'aversion que l'on peut naturellement trouver en l'endroit des autres hommes?
Les jeunes femmes citées plus haut (ainsi que les moins jeunes d'ailleurs) vous répondront la bouche en coeur, qu'il s'agit de bâtir sa relation sur la confiance, le libre échange (esprits libidineux, on vous regarde), la communication et tout ira bien.

Les Hommes vous diront-la bouche enfarinée- que nul danger n'est à craindre d'eux puisque eux aussi sont mariés à de jeunes nymphes dont la plastique n'a d'égale que leur puissant intellect.
Tout va bien dans le meilleur des mondes alors, à en croire les déclarations des uns et des autres.
Re balivernes.
Ce que je dis moi c'est qu'il n'est pas possible de demander à un être qui tient à sa moitié d'ignorer l'ire naturelle qui va poindre lorsqu'une vilaine ou un va-nu-pied tente une approche vers l'objet de ses désirs. Je rajoute qu'il est sain de ressentir cette sourde colère caractérisée par une envie de lui casser les genoux à la manière de Steven Seagal rencontrant un coiffeur voulant l'occire pour de vagues considérations capillaires.
Il est cependant normal que dans nos sociétés occidentales nous feignions l'indifférence.
Fatale erreur.
C'est là laisser un terrain fertile à la suspicion la plus crasse qui mènera à une vive altercation sans objet. Voire plusieurs altercations si votre moitié est d'humeur chafouine et vous rappelle fort inopportunément qu’elle n’avait pas goûté qu’une secrétaire peu farouche vous tourne autour lors de votre Christmas Party...voilà douze ans déjà.

Je vous le dis amis lecteurs, n'ayez point de crainte à avouer à votre amour que vous l'aimez, qu'elle vous manque, que la voir avec un jeune éphèbe aux muscles saillants et la canine acérée ne vous rempli pas d'aise.

Dites lui mille et une fois que vous l'aimez et surtout tourner mille et deux fois votre langue dans votre bouche avant de lui faire remarquer par de désobligeantes remarques qu'elle a préféré discuter avec son collègue de bureau toute la soirée plutôt que de se tenir à vos côtés.
Bien souvent votre douce explique à ce jeune freluquet-certes 15 ans plus jeune que vous, le cuir brillant, la patte vive, la langue pendante et la queue en émoi (amis libidineux, faites attention)- combien vous êtes un homme charmant, attentionné mais aussi l'amour de sa vie, que même si vous ronflez c'est une douce musique à ses oreilles, que vous avez du ventre parce que vous êtes le meilleur cuisinier du monde, le meilleur des pères et aussi un amant merveilleux.
La jalousie vous apprend que vous aimez la personne que vous regardez en proférant mille insultes pendant qu'elle s'amuse lors d'une soirée alors que vous êtes bloqués au bar avec un ami à l'hygiène buccale plus que douteuse.
Comprenez que vous êtes différent, elle butine de groupe en groupe parce que c'est la plus femme du monde dotée d'un sens du contact inné et vous êtes au bar parce que c'est votre tempérament d'ours mal léché.

Dernière recommandation, faites fi de toute velléité conquérante : en aucun cas ne cherchez à lui faire subir ce que vous ressentez en allant faire de la gringue à cette jeune femme à la poitrine opulente et au rire gras. Il n'est jamais esthétiquement intelligent de se retrouver sur les photos d'entreprise à rire la gorge toute déployée pendant qu'un oeil salace fixe ledit décolleté. Ce n'est jamais intelligent de garder des traces -rappelez vous cette secrétaire d'il y a douze ans- et de plus par la faute cette greluche vous vous exposez à de vives représailles une fois dans le véhicule familial.
Dans ces circonstance d'extrême dénuement affectif, utilisez ce qui vous différencie des autres hommes présents à cette soirée et qui vous rendra toujours favori aux yeux de votre femme :
votre cerveau.

Sunday, August 3, 2008

Aimants


"Quand je suis à la fenêtre, je vois toujours la même chose au même moment, c’est à dire les mêmes personnes qui vont chercher du pain à la même heure, la même vieille qui donne à manger aux mêmes chats et les mêmes jeunes qui tiennent les murs des bâtiments. C'est une chose très prenante de tenir les murs du bâtiment, il faut de la concentration et du savoir-faire, ça demande des années de pratique car ce n'est pas tout le monde qui peut faire ça ! Je trouve que les jeunes d'aujourd'hui sont trop bêtes : la dernière fois, une bande de gogols a brûlé une voiture devant chez moi sans aucune raison apparente.
Et après il se prennent pour des chauds, pour des bonhommes. Quelle génération !"
Une fois n'est pas coutume et j'espère que ce ne sera pas la dernière fois, je commence mon billet par une citation que j'emprunte.
Ce passage a le mérite de mettre en lumière les contradictions de nombre de mes contemporains. Des filles et des garçons avec qui j'ai grandi, mais qui pour des raisons qui me sont encore inconnues ont choisi l'immobilisme.
Je me rappelle de ces longues discussions que nous pouvions avoir à propos de ce que le monde avait à nous offrir, à propos de notre place dans ce même monde, du pouvoir que notre jeunesse nous donnait, de ce que nous allions apporter en terme de changement et innovation...
Près de dix ans après mon départ de Belgique, je me rends compte que la plupart des miens sont encore au point mort. Enfin ce que j'appelle moi le point mort.
Je ne les ai pas interrogé pour savoir si leur vie répondait aux aspirations citées plus haut, mais je dois dire que je suis déçu. Pour eux. Pour moi aussi.
J'avais cet ego surdimensionné qui vous fait bouger des montagnes et vous impose la rigueur comme seule étalon, la réussite comme seule finalité.
Je me retrouve dix ans plus tard sur un champ de ruine. Les miens sont pères tentant de se marier pour mieux divorcer, les miennes sont mères célibataires à la recherche de ce père idéal qu'elles n'ont jamais trouvé mais finalement ont fini par faire un enfant pour garder un souvenir de l'amour de leur vie.
Et moi dans tout ça ?
Je suis fort aise de m’être sorti les doigts du cul et d'avoir renoncé à ce confort tout relatif de mes amis, mes habitudes, mon chez moi.
Heureux alors ?
Indubitablement.
Un bonheur n'est jamais complet lorsqu'à la fin de la bataille on se retourne sur un champ de bataille encore fumant et que le constat est désolant. La plupart sont tombés, certains ont renoncé.
Plus jeune j'ai grandi avec cette antienne de Cambronne :
« La Garde meurt, mais ne se rend pas »
Comment ne pas penser alors à nos éructation, légitimes ou non, contre nos parents qui eux s’étaient ramollis, comment ne pas ironiser sur notre prétendu intangible sens de la morale ?
Nous nous sommes fourvoyés. Tous.
Que reste-t-il de nos incantations contre nos parents et la société : des jeunes gens réalistes qui doivent subvenir aux besoins de leur famille.
On rêve de banquet populaire pour célébrer une victoire et on se retrouve seul à la table d'un fast food mangeant des frites tièdes : la réussite est parfois un concept difficile à apprécier.

Jacques Chirac


Pour bien des gens Jacques Chirac n'est qu'un idiot, un fermier, que dis je un paysan dans l'acception toute énarque que l'on peut s'en faire, donc méprisante, un bouseux juste bon a caresser le cul des vaches et à dilapider la fortune des Chaudron de Courcelles -nom de la gentille madame qui l'accompagne partout, s'étant rendu célèbre par ses attributs capillaires improbables mais aussi et surtout pour ses fameuses pièces jaunes-, un instable, un névrosé...bref et j'en passe des meilleurs.

Au delà du grand rassemblement que Jacques a pu opérer autour de lui, contre lui-même, il y a une qualité qui lui est indéniable et que d'aucuns n'oseront jamais lui disputer : Jacques aime les gens.
N'y a-t-il pas plus belle déclaration pour un homme politique que d'oser affirmer qu'il aime ses administrés ?
Ce que les fâcheux et les grincheux de tous poils oublient c'est justement que Jacques contrairement à bien de ses contemporains est un humaniste, un vrai avec les poils autour.
A la maison nous sommes de droite dans le texte et les actions, mais je crois être chiraquien comme Jérôme Monod, Henri Guaino avant son retournement de veste, comme Philippe Seguin et Dominique de Villepin.
Chiraquien parce que moi aussi j'aime les gens, j'aime défendre la veuve et l'orphelin -surtout si ladite veuve est encore belle et l'orphelin prêt à vivre sa vie hors du domicile familial-, j'aime l'idée de Justice incarnée par la Déesse Thémis tenant une balance et une épée dans les mains et les yeux bandés. Jacques est de ceux qui recueillent une jeune boat people pour lui assurer une vie décente et l'élever comme un de ses propres filles, Jacques est de ceux qui sacrifient au protocole pour le bien être d'une de ses filles gravement atteinte d'anorexie mentale, Jacques est de ceux qui disent aimer leur femme et qui avouent bien volontiers que leur succès n'est possible que grâce à elle.
On pourrait arguer de longues heures sur le volontarisme politique dudit Jacques mais qui oserait encore affirmer aujourd'hui que le politique a encore des marges de manoeuvres dans la vie de tous les jours: la politique aujourd'hui est un pansement sur une jambe de bois -inefficace.
Dans cette configuration je préfère de loin un homme qui défendent mes droits et veille à ne pas aggraver la fracture sociale, qui s'évertue à cimenter le sentiment d'appartenance nationale à un nabot qui ne pense qu'à tacler le FN sur sa droite...mais c'est bien là un autre débat.
Bref jeunes gens et moins jeunes, souvenez vous que Jacques a été le plus brillant des Ministres de l'Agriculture, qu'il a créé l'ANPE et que c'est ce Monsieur dont tous se moquent dans les dîners en ville qui a permis aux citoyens de donner leur avis sur la Constitution Européenne -himaniste on vous disait- et aussi celui qui vous a empêche de vous retrouver dans une guerre idéologique en Irak. C’est le même Jacques qui tente aujourd'hui la préservation des cultures et des Peuples Premiers. C'est le même Jacques qui mérite un Prix Nobel de la Paix pour son action dans le Monde depuis des années.
Même si c'est encore tôt, le Jour viendra où son nom sera enseigné et cité parmi les Grands Hommes.
B.

Saturday, August 2, 2008

De la relativité de l'amitié

Pour d'évidentes raisons météorologiques, je me suis retrouvé bloqué à la maison, privé de piscine et de barbeque.

Un appel de mon frère, non seulement me priva d'un sommeil réparateur mais aussi, et c'est bien là l'objet de ce billet, me rappela que le nombre de communications est inversement proportionnelle aux kilomètres séparant deux êtres.

Il est frappant de constater que de nos jours les moyens de communication n'ont jamais été aussi nombreux. Il est aussi navrant de s'apercevoir que lesdits moyens de communication sont offerts dans une variété de prix et que finalement le choix d'une voie de communication par rapport à une autre n'est qu'affaire de goût.

Une fois cette misérable constatation, revenons aux raisons qui nous font nous tourner vers ces moyens de communication : une timidité excessive, le jeu, le networking mais surtout la distance et la séparation dans une acception plus large.

On les entend encore, les trémolos dans la voix, la larme à l'oeil, et les membres tremblant, ces personnes dont nous sommes séparées, nous promettre de garder le contact, de ne pas oublier, de se souvenir justement, de se parler souvent, de tout se raconter...justement ce sera plus facile de nos jours avec tous ces moyens de communication faciles et à la portée de tous.

Le constat final est encore plus navrant.

Communication ? Zéro
Réciprocité ? Néant
Amitié ? Émolliente

Il est un rien agaçant de se rendre compte que malgré nos efforts, nombre de nos amis passent du statut d'amis, puis à contact sur Facebook, puis une vague réminiscence, et finalement plus rien. Il est rageant de ne rien faire pour pouvoir ces amis que la vie nous apporte, mais que cette dernière finit par nous réclamer.

Tous ces êtres que nous appelleront amis, puis copains, puis plus...enfin toutes ces personnes dans leurs diversités apportent une chose unique, belle et différente.

Naïvement je pensais qu'il fallait juste écrire, s'envoyer des photos, s'appeler de temps à d'autres pour maintenir la flamme.
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Pauvre fou.