Saturday, August 2, 2008

De la relativité de l'amitié

Pour d'évidentes raisons météorologiques, je me suis retrouvé bloqué à la maison, privé de piscine et de barbeque.

Un appel de mon frère, non seulement me priva d'un sommeil réparateur mais aussi, et c'est bien là l'objet de ce billet, me rappela que le nombre de communications est inversement proportionnelle aux kilomètres séparant deux êtres.

Il est frappant de constater que de nos jours les moyens de communication n'ont jamais été aussi nombreux. Il est aussi navrant de s'apercevoir que lesdits moyens de communication sont offerts dans une variété de prix et que finalement le choix d'une voie de communication par rapport à une autre n'est qu'affaire de goût.

Une fois cette misérable constatation, revenons aux raisons qui nous font nous tourner vers ces moyens de communication : une timidité excessive, le jeu, le networking mais surtout la distance et la séparation dans une acception plus large.

On les entend encore, les trémolos dans la voix, la larme à l'oeil, et les membres tremblant, ces personnes dont nous sommes séparées, nous promettre de garder le contact, de ne pas oublier, de se souvenir justement, de se parler souvent, de tout se raconter...justement ce sera plus facile de nos jours avec tous ces moyens de communication faciles et à la portée de tous.

Le constat final est encore plus navrant.

Communication ? Zéro
Réciprocité ? Néant
Amitié ? Émolliente

Il est un rien agaçant de se rendre compte que malgré nos efforts, nombre de nos amis passent du statut d'amis, puis à contact sur Facebook, puis une vague réminiscence, et finalement plus rien. Il est rageant de ne rien faire pour pouvoir ces amis que la vie nous apporte, mais que cette dernière finit par nous réclamer.

Tous ces êtres que nous appelleront amis, puis copains, puis plus...enfin toutes ces personnes dans leurs diversités apportent une chose unique, belle et différente.

Naïvement je pensais qu'il fallait juste écrire, s'envoyer des photos, s'appeler de temps à d'autres pour maintenir la flamme.
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Pauvre fou.

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