Une touchante discussion de vendredi soir, après moult gorgée d'eau écarlate et de solution alcoolique en tous genre, amena la constatation suivante.
Le port du poil est bien plus fréquent que nous ne le pensons. C'est avec une certaine candeur
qu'une jeune et fort sympathique demoiselle m'a apostrophée pour me signifier sa désapprobation du groupe qui est le notre.
En effet, et ici j'utilise toutes les précautions oratoires car je cite de mémoire (vendredi soir, alcool):
"Hola Bakary, je m'insurge contre le dernier groupe que tu as formé sur facebook?"
Comment se fait ce? rétorquai je.
"Je ne suis pas d'accord avec l'objet du dit groupe, Je conçois fort bien qu'une femme porta le poil sans en faire exhibition."
Et elle de rajouter, "voilà la raison qui me fit m'inscrire dans un premier temps et ensuite me désolidariser de ce groupuscule rétif à la vue d'un poil quel qu'il soit?" sic.
Plusieurs choses: d'abord vous aurez remarqué que l'absorption massive d'alcool n'altère en rien nos facultés intellectuelles, je dirai qu'à contrario notre élocution s'en trouve encore bien plus soignée.
Tertio - nous n'avons pas le temps ni l'envie de nous embarasser d'un deuxio donc allons directement à l'essentiel- chère Valérie tu as mille fois raison.Je ne crois pas que la majorité des membres de ce groupe (dont le nombre ne cesse de croitre à une vitesse vertigineuse - d'ailleurs j'ai été obligé de refuser certaine adhésion- ne me contrediront pas lorsque je pose comme postulat de départ que l'objet de notre colère n'est point la pilosité per se.
Le corpus delicti réside dans l'ostentatoire volonté exhibitionniste des jeunes et moins jeunes femmes quant à leur abondante pilosité corporelle.Comme dirai Jean-Pierre Bacri dans "Le goût des autres": tous les goûts sont dans la nature, seulement les penchants des uns ne doivent en aucun cas ostraciser les accointances des autres. Il n'a pas dit exactement ça, mais l'idée générale y est.
Certes que tu veuilles porter deux écureuils morts sous les bras, grand bien t'en fasse, mais comme nous avons convenu, la bienséance t'imposa alors le port d'un habit couvrant lesdits dessous de bras.
Les plages, qui sont ici nombreuses nous donnent malheureusement un autre exemple particulièrement rebutant: que des jeunes gens soient adeptes de la tarte au poil, encore une fois je n'ai rien contre, mais de grâce, par pitié, enfiler des maillots couvrant vos régions pubiennes de telle sorte que votre touffe ne dépassa pas.
Donc je réitère mes dires, je ne suis pas contre les femmes poilues (à ce propos, je compte parmi mes amies un labrador à poil long et luisant). Seules les femmes poilues qui en font étalage me rebutent - je tiens aussi à déclarer que les femmes à la poitrine fournie (non pas que leur appendice mammaire soit de taille certaine, mais dont le touffu décolleté ferait honte à un portugais) sont aussi priées d'adopter une strict observation de règle de rasage faudrait voir à ne pas exposer ces décolletés.