Sunday, October 19, 2008

La République est-elle tellement mal qu'elle vacille au premier sifflement? Serait-ce la crise ?

La France faisant face, tout comme ses amis européens, à une étrange crise du crédit, devait en plus souffrir de voir son Hymne siffler par des jeunes
-de banlieue, bien sur, il est assez rare qu'un jeune domicilié à Neuilly s'aventure si loin sur le périphérique sans une escorte policière ou alors muni d‘un Taser dont la version pour citadin vient d‘être commercialisée-

lors d'un match de foutchball amical contre la Tunisie au Stade de France (autre fois théâtre de la réunification de la même France sous la bannière black blanc beur, quelle ironie).
Une société qui n'a pour modèle d'intégration que quelques équipes de football black-blanc-beur, sponsorisés par des équipementiers américains et où l'hymne national, symbole d'une histoire collective, interprété par des chanteuses de variétés ne résonne plus que rarement dans quelques enceintes sportives est bel et bien une société en voie de désintégration.
Comment allait réagir Naboléon (Merci Fabien) à cette nouvelle atteinte de la République. Surtout quelle posture adopter lorsque le même Naboléon avait dû battre en retraire face à 12,000 jeunes européens réunis dans une autre enceinte près de Bercy, avaient eu l'outrecuidance de le siffler, lui qui se démène avec ses amis du G4 européen pour sortir l'Europe et le monde ensuite du marasme économique dans lequel il était plongé.
Hé oui, ami lecteur, le plus haut -rire- magistrat de France devait subir les lazzis et les quolibets en son endroit ou celui du pays qu'il représente deux fois en moins d'une semaine.
Comment supporter de voir son succès international et sa remontée dans les sondages ternis par des jeunes barbares hirsutes provenant des territoires de non droit comme Trappes, Sarcelles ou encore Bondy ?
En deux jours, l'affaire dite des sifflets, a fait couler beaucoup d'encre et surtout délier des langues, hélas comme souvent ce ne sont pas les plumes les plus brillantes ni même les esprits les plus vifs qui se sont exprimés.
Comment ne pas avoir envie de renvoyer à son casino et à ses tranches de jambon Madrange, le plus thuriféraire de la république, Bernard Laporte ? Comment accepter qu'un Secrétaire d'État en appelle à jouer des matchs de foutchball devant un public sain ? Oui vous avez bien lu, il a dit sain.
Il propose, que faute de supprimer ces matchs contre ces populations berbères, de les jouer en province, devant un public sain : sa fine analyse repose sur le fait, non vérifié, que lesdits barbares ne se risqueront jamais jusqu'à Carcassonne ou Biarritz (hou les peureux).
Bernard Laporte...un sot qui zozote.
Devant le peu d'adhésion devant les propositions quelque peu iconoclastes du gérant de casino Laporte, le traître -si si souvenez il a lâchement laissé abandonner Chirac en hiver 1995 pour un maroquin si Balladur était élu- donc le traite disions nous convoque le président de la fédération française de football pour que ce dernier s'expliqua sur ce grave manquement.
Après une discussion dont nul ne doute que l'ambiance était électrique, le big boss des footeux nous livre la bonne parole présidentielle : chaque fois que la marseillaise sera sifflée il faudra arrêter le match et évacuer l'enceinte sportive Manu militai.
Une mesure qui s’inscrit dans la droite ligne des nombreuses et différentes dispositions que Naboléon a pondu lorsqu’il cherchait à résoudre un problème lié à la banlieue. Dans un souci de pédagogie, rappelons les: Compagnie Républicaine de Sécurité, karcher, taser, suppression des allocations pour les parents « défaillants », et bien sûr la mesure phare, la garde à vue.
Dans un entretien au quotidien Le Monde, Michel Platini, interrogé sur le judicieux des mesures présidentielles, nous rappelait les évidences suivantes :
"La France perdra 3-0 sur tapis vert ! Cela veut dire que si l'équipe de France joue en Azerbaïdjan et que La Marseillaise est sifflée, le président fait arrêter le match ? Lors du Mondial 1982, en Espagne, le Cheikh Fahd [président de la fédération du Koweït] était rentré sur le terrain pour faire annuler un but : l'arbitre qui avait accédé à sa demande a été suspendu à vie. Il y a des règles qui régissent le football et elles sont édictées par la FIFA [Fédération internationale de football] et l'UEFA. Le règlement prévoit qu'un match peut être arrêté, et j'y suis favorable, en cas d'acte de racisme par exemple. Mais ce n'est pas à une autorité politique de décider : la responsabilité incombe à l'arbitre et au délégué du match."
Et aussi :"Si on commence à arrêter un match parce qu'il y a des sifflets, dans ce cas-là on arrête aussi dès qu'un joueur se fait siffler ou quand le gardien se fait conspuer après un dégagement. C'est absurde. Et pourquoi pas aussi un policier derrière chaque spectateur. Il faudrait plutôt éduquer les supporters car dans certains pays, les hymnes ne sont jamais sifflés."
Et Finalement : "Si on suit ce raisonnement, il faudrait aussi jouer sans arbitre pour éviter qu'ils se fassent siffler. L'hymne national, c'est l'histoire d'un pays. Lorsqu'on joue en équipe nationale, on joue pour son pays. Moi, quand l'hymne était sifflé, cela me donnait plus de caractère, plus d'orgueil vis-à-vis de mon pays. Ça n'à jamais vexé ni fait peur aux joueurs d'entendre leur hymne sifflé. Au contraire, ça nous galvanisait, c'était une motivation supplémentaire."
Pourquoi ne pas supprimer les hymnes ? Ou simplement les remplacer?
Pourquoi encore exiger que des joueurs, qui bien souvent ne savent ni lire ni écrire, qu’ils entonnent ce chant guerrier dont pour la plupart ne connaisse même pas les paroles -la FFF a décidé de palier ce manque en apprenant les paroles à ces mêmes joueurs ?
Il est rageant de constater que Sarkossy n’est pas demandé à Didier Barbelivien -célèbre chansonnier dont le duo avec Félix Gray nous rappelle avec émotion nos premiers émois de vacances, à, moins que ce ne soit David et Jonathan- de nous fournir un air entraînant dont lui seul a le seul.
Cette chanson aurait pour d’évidentes raisons pédagogiques peu de paroles un peu à la manière de Bézu avec « A la Queue leu leu » ou encore Yannick Noah, avec « Saga Africa ».
Et bien sur une musique entraînante qui ferait se tomber dans les bras Toufik du 93 et Charles Henri Comte de Beaucourt (domicilié momentanément à Neuilly St James pour de sombres histoires fiscales qui retiennent ses parents dans les îles caïmans).
C’est un match dit amical et les réactions épidermiques sont malvenues de part et d’autres : messieurs les banlieusards il est temps de vous intégrer une bonne fois pour toute. En effet vous avez les attributs de la France : passeport, chômage, une grande gueule, mais aussi un accès à l’éducation (oui le CAP de menuiserie, ne vous en déplaise c’est une filière qui recrute, on ne peut pas tous être trader à la Soc Gen).
Alors si vous ne vous sentez pas bien, sortez vous les doigts du cul et voter, si la France ne vous intègre pas assez à votre goût, intégrez vous de force et déménagez dans le VII ou Neuilly, refuser les emplois précaires offerts par Adecco, préférer les fauteuils mœlleux des conseil d’administrations (le patron de l’Écureuil va perdre son emploi, postulez), abandonnerz la pratique de sport salissant et à faible pouvoir intégrateur comme le football ou le basket pour vous lancer dans le polo, le golf, ou encore l’équitation, troquer les mobylettes volées pour des berlines teutonnes bien plus confortables et pour emballer de la meuf il n’y a pas mieux (je le sais, je n’ai pas de permis),…les possibilités d’intégration sont nombreuses alors saisissez les et surtout cessez de niquer la France c’est vulgaire et contre productif, privilégiez l’accouplement avec la Marie Chantal de Ribeaucourt, sœur de Charles Henri.

PS: Décidment la République à peu de chance en ce moment: j’apprends que Dati a été sifflée par des avocats lors d’une réunion à Lille. On avait dit pas les femmes enceintes.

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