Sunday, November 30, 2008

Mon coeur, ma tête et mes couilles!

Le corps humain est un royaume où chaque organe veut être le roi,
Il y a chez l'homme 3 leaders qui essayent d'imposer leur loi,
Cette lutte permanente est la plus grosse source d'embrouille, 
Elle oppose depuis toujours la tête, le coeur et les couilles,
Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelous, 
Si un jour on est des agneaux et que le lendemain on est des loups, 
C'est à cause de ce combat qui s'agite dans notre corps, 
La tête, le coeur, les couilles discutent mais ils ne sont jamais d'accords, 
Mon coeur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir,
Mais ma tête est un soldat qui se laisse rarement attendrir, 
Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pé-cho cette brune, 
Mais y'en a une qui veut pas, putain ma tête me casse les burnes,
Ma tête a dit a mon coeur qu'elle s'en battait les couilles,

Si mes couilles avaient mal au coeur et que ça créait des embrouilles, 
Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu'elle a pas de coeur, 
Et comme mon coeur n'a pas de couilles, ma tête n'est pas prête d'avoir peur, 
Moi mes couilles sont têtes en l'air et ont un coeur d'artichaut,
Et quand mon coeur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud, 
Et si ma tête part en couilles, pour mon coeur c'est la défaite,
Je connais cette histoire par coeur, elle n'a ni queue ni tête, 
Moi les femmes je les crains, autant que je suis fou d'elles,
Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c'est un sacré bordel,
J'ai pas trouvé la solution, ça fait un moment qu'je fouille,
Je resterais sous le contrôle de ma tête, mon coeur et mes couilles.

Barack Hussein Obama

Mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu. 

Novembre 2008, Barack Hussein Obama est élu à son tour.

Le premier est Président de la respectée République de France, pays des droits de l'homme, des fromages qui puent, qui renâcle à indemniser les tirailleurs sénégalais, qui intègre sa jeunesse à coup de karcher et de Compagnie Républicaine de Sécurité.

Le second est Président des États-Unis d'Amérique, connus et enviés pour son extermination des indiens -sinon on n'aurait pas de Thanksgiving-, et pour avoir rendu le napalm célèbre après avoir lancé la bombe atomique.

Le premier s'est fait élire en siphonnant les voix de l'extrême droite raciste. "Travailler plus pour gagner plus."

Le second s'est fait élire en puisant dans les voix des rednecks. "Yes we can".

Les électeurs du premier voteraient à 80% pour le second. Etrange. Je ne savais pas les sympathisants FN si friands de diversité.

Les français pour signifier leur besoin de changement ont élu pour 5 ans un avocat de province, émerveillé, comme tous les touristes en visite dans la capitale, par un dîner au Fouquet's, les montres à 10,000, mais aussi le easy listening.Comme tous les parvenus de province, il a fait venir ses amis bouseux pour faire la nique aux gens de la ville, et force est de constater que c'est un travail d'orfèvre.

Les étasuniens... on ne sait pas encore ce qu'ils ont élu, mais pour signifier leur besoin de changement, ils ont porté leur choix pour la présidence à quelqu'un d'autre qu'un candidat male et blanc.

En Europe, la peur du changement, le vrai, est facteur fondamental. Les candidats de droite parlent de mouvement, de rupture, de réforme, mais garde une posture rassurante. Leur électorat historique de base comprend, les autres se laissent enfumer par une approche sécuritaire ou pire intériorisent la pédagogie de l'asservissement. 

Toujours premiers pour donner des leçons, les français ont raté magistralement une occasion que l’Amérique, cette nation dite réactionnaire peuplée de nigauds, ne laisse pas passer. La victoire du démocrate B.H.Obama met le citoyen français face à ses errements, ses crispations.

En ce sens l'élection d'une femme ou d'un métis relève du miracle.

Certains pays changent, d'autres pas.

Le Monde se fout de la gueule du monde

Hubert Beuve-Méry doit se retourner dans sa tombe en apprenant que son journal se fait la boite de résonance de l'oppresseur face à l'oppressé.

En ces temps où le pouvoir sarkozyste tente -et réussit-  par d'habiles manoeuvres de mettre les journalistes et leurs journaux au pas, le communiqué/ propagande orchestré dans le journal Le Monde par Clearstream pour grâcier Denis Robert (coupable d'avoir jeter l'opprobre sur cette dernière en démontant les mécanismes par lequel ses clients éludent l'impôt) mais aussi pour l'humilier ne grandit pas et n'aide pas la presse à se refaire une virginité auprès d'un public toujours plus distant.

La communication, c’est l’inverse de l’information. Son ennemi, son antimatière, sa négation. Il faut être assez sérieux avec ça. Ce n'est pas parce que les zozos qui sortent des écoles de communication sont des jeunes cools avec des lunettes sympas et des coupes de cheveux branchouilles qu’ils sont de grands démocrates, hein. Communiquer, c’est faire passer sa vérité. Informer, c’est raconter les choses en tentant d’être le moins éloigné possible de la vérité (par nature subjective, tout ça, mais essayer de pas trop raconter de conneries sur les faits quand même). « Cherchez la vérité et la dire », comme le disait le journaliste Jaurès, n’est rien d’autre que l’exigence démocratique qui fonde l’éthique journalistique, non ?

Quand on fait torturer des journalistes ou quand les talibans leur font sauter le caisson, c’est visible, y’a du sang qui gicle et on qualifie ça de criminel, d’attentat contre la liberté. Tout le monde s’insurge à juste titre. Quand un journaliste est étranglé par des procédures judiciaires en rafale ou ferme tout simplement sa gueule pour ne pas heurter le propriétaire de son canard qui vend des rafales… on appelle ça comment?

Saturday, November 29, 2008

Tous sauf Ségolène - Tout contre Ségolène

Le comble de la confiance en soi, c'est d'oser un pet lorsqu'on a la chiasse.

A ce niveau il faut rendre un hommage vibrant à nos amis de la rue de Solferino. 

Ils ont osé.

Maintenant il faut nettoyer.