L'autre jour chez mon ami Marco (qui en fait s'appelle Marc mais que pour de sombres histoires fiscales pas encore résolues, nous continuerons d'appeler Marco afin que son identité resta virginale)...chez Marco donc je me livrais à une chose assez rare, j'ai regardé la télé...la télé Française môssieur, avec de la couleur dedans et des spots publicités limités après la messe de 20h00.
Je me suis dit que j'allais pour une fois regarder le monde par le prisme des journalistes, ces professionnels de l'information qui ont été faire de longues et douloureuses écoles pour finir à faire les hommes troncs dans des décors assez futuristes qui ne laissent rien présager de bon.
J’ai pour habitude de quérir l'information à la radio et sur internet mais cette fois c'était décidé ce sera David Pujadas. Intéressant d'ailleurs de toujours voir David Pujadas: en effet notre ami David est le même parasite qui avait cru bon de lancer un scoop sur le retrait de la vie politique d'Alain Juppé et force était de constater qu'il se fourra le doigt jusqu'au coude tellement il se trompa.
Je me suis dit après une telle gabegie, on se retire de la vie publique et on élève des chèvres dans le Larzac. He bien non David est toujours là, plein de morve, le fiel prêt à l'emploi, la critique facile et le dédain assez apparent.
J'étais de ceux qui pensaient qu'après son crash télévisuel, David allait faire preuve de retenue mais aussi et surtout d'intelligence. Las.
La ligne éditoriale de ce jour là me faisait à l'avance saliver pensant à l'avance me délecter d'analyses se disputant les unes aux autres tantôt la pertinence tantôt l’acuité. Hélas il n'en fut rien.
Je me souviens de ces journalistes qui n'hésitaient pas à poser des questions et à susciter l'ire de leur interlocuteurs, aurons nous encore un "taisez Elkabbach"....quelle belle époque.
Je ne vous le cache pas j'ai passé un assez médiocre moment à regarder toute cette indigence intellectuelle s'auto congratuler pendant la demie heure que le service public nous accorde pour nous informer.
D’ailleurs après le second reportage, j'ai éteint: lorsque l'aveuglement idéologique le dispute à la pauvreté intellectuelle, il faut débrancher.
David à même cru bon de nous expliquer par le menu comment se passe son métier de journaliste en écrivant un livre dont on ne saura jamais dire combien de mains y ont participé: un professionnel de l'information qui bégaie autant son métier, pensez ce que cela donne lorsque ce dernier doit en plus écrire.