Sunday, April 26, 2009

Rama Yade - l'emollience faite femme.

D'aucuns, que je ne nommerais pas, m'ont reproche ma trop grande proximite avec Edith Cresson pour les propos infamants qu'elle aurait tenu contre les habitants de la perfide Albion.

L'argumentaire de mes contradicteurs arguait que la jeunesse de Rama Yade devait pouvoir servir de prise de sol pour l'evacuation du trop plein de bourde.

Il m' a ete demande de comparer l'action de ladite Yade avec celles, tout aussi illustres, de ses contemporaines telles Fadela, Christine(s), Roselyne, MAM Rachida et Facebook NKM.

Dans le souci d'eviter de me voir taxer de mysogine, je ne vais pas enumerer ici la liste par trop longue de leurs reussites et vais limiter les attaques ad hominem a leur minimum (pourtant il serait bon de se pencher sur les toilettes et les choucroutes des unes et des autres).

La seule action de Rachida ces derniers jours rappelle a suffisance l'inefficacite d'un casting dont le but avoue est de chamarer la photo.

L'incantatoire voeu pour le retour de Cresson ne repose que sur l'idee qu'elle travaillait. On s'est moque a tort ou a raison de sa choucroute, de ses toilettes mais nul ne s'est jamais insurge de son action.

De nombreux visages feminins ont hante les couloirs des differents ministeres, et c'est la premiere fois que le vide est institutionnalise comme valeur refuge.

Mon, enfin je veux dire, mes attaques a l'endroit de Rama Yade, pour sournoises et injustifiees qu'elles puissent paraitre ne font que demontrer les limites de l'ouverture.

L'ouverture, l'union nationale comme voulue et mise en oeuvre au sortir de la guerre reposait sur une adjonction des talents avec en tete l'idee simpliste mais efficace qu'on cuisine mieux en brigade qu'en soliste.

L'instrumentalisation actuelle de l'ouverture n'en est qu'une confirmation par l'absurde: la concentration de talents de gauche, de droite et aussi ceux qui a l'instar de Rama Yade se cherchent encore, n'amene rien de bon lorsque ce n'est qu'un coloriage a but electoral et partisan.

Neanmoins cette vaste masquarade aura reussi une chose non negligeable: la femme de couleur -je veux simplement dire ici, celles qui n'ont pas que des ancetres venant de Clermont Ferrand- n'est pas encore en mesure d'exister pour ce qu'elle est.

La ou nous savions qu'il etait encore trop tot pour l'homme de couleur d'apparaitre a la television autrement qu'en opportune statistique de la delinquance ou victime expiatoire des incendies de voitures de la nuit de la Saint Sylvestre, nous savons aujourd'hui que femme politique de couleur n'est pas encore un metier.

Rama Yade tente d'exister dans un systeme qui a l'evidence n'a pas ete etudie pour elle: cependant je me dois de lui rappeler que la mediocrite est une mauvaise facon d'avancer.

On ne s'eleve pas par un nivellement a la baisse. Au pays de mon pere, avant les guerres civiles et les trafics armes contre diamants qui ont offerts un moment de gloire a Di Caprio, on avait l'habitude de dire que ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit.

Dont acte.
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Saturday, April 25, 2009

En fait si!

En y pensant, j'ai trouve les mots exacts qui vous caracterisent:

"Des rencontres qui font que tu aimerais qu'hier deteigne sur demain."

Fabien Marsaud
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Je n'ai pas les mots...

Depuis la certitude de mon depart -plusieurs fois annoncee, jamais vraiment confirmee- nombreux sont ceux et celles qui s'evertuent a trouver par ici et par les exemples de ce qui va me manquer une fois parti.

Je ne me suis pas vraiment pose la question non plus. Persuade que de cette ile, souvent honnie, rien ne me manquera, aucune image ni photo ne viendra jamais humecter ma memoire.

J'ai eu tort.

L'equipe. Les Mercenaires. Les Bricoleurs.
Ca va me manquer.

Depuis cette premiere soiree, en passant par tous ces fous rires, nos debats pas vraiment houleux mais sans veritable conclusion ni conscensus.

Il y a cette sensation que le meilleur est peut-etre derriere nous.

C'est en equipe qu'on a traverse tous ces mois: les hivers lassants, les fournaises estivales. Les soirees, parfois ratees mais tres souvent des reussites.

Toujours la meme constance, toujours la meme ligne.

Ils sont devenus mes frangins, mes copains, mes frerots.

Avec eux, que dis-je, grace a eux mon sejour n'a ete qu'une longue expedition en premiere classe. Parmi eux je me suis senti de taille, leur presence m'est essentielle: avec eux nous avons ecrit quelques belles pages de mon histoire -et de leur histoire aussi j'espere- et ce n'est pas fini.

A force de faire des choses ensemble, en fait, ce qu'on a reussi de mieux c'est de fabriquer, nourrir et entretenir une amitie.

Potes a perpetuite, sans sursis.

Ca ressemble a de l'amour mais en moins complique, moins fusionnel mais tellement plus serein, moins tactile mais certainement eternel.

Voila, il ne va pas me manquer grand chose a part vous. C'est plus facile de l'ecrire que de le dire, c'est bien plus grand que l'on imagine mais tellement imperceptible.

Merci.
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Tuesday, April 21, 2009

Je ne comprends pas les Brésiliennes...

La salve peu amicale subit à la suite de mon précédent message, me fit penser que moi aussi j'avais besoin des excuses de Ségolène. 

Il serait tellement facile d'avoir une Ségolène pour s'excuser de mes dérapages verbaux, pour calmer l'ire causée par ma langue fourchue.

En y repensant tranquillement cet après-midi en face de ma collègue qui fait se vérifier le célèbre dicton qui dit que le soleil brille aussi sur le cul des chiens, je me suis mis à penser que Ségolène avait malgré elle lancé une mode ma foi fort utile.

La mode de la lapidation est un peu tombé en désuétude depuis qu'Hitler et sa bande de joyeux gaillards ont un peu abusé de cette facile ficelle pour charger le peuple élu lors de la dernière guerre.

 

A la suite d'une discussion de vendredi soir avec des personnes dont je me dois de garantir l'anonymat, il m'est venu à l'esprit un sujet sur le lequel Ségolène devrait s'excuser dans les plus brefs délais.

 Les rasoirs BIC. 

 Ces petites choses vendues par lot de 10 dans des emballages aux couleurs assez ludiques. En choisissant un de ces emballages vert, orange ou rose, on ne se doute pas que l'on va tourner un remake de la scène de la salle de bain dans Scarface. 

 

Une boucherie.

 

On l'achète, parce que ce n'est pas très cher, et en plus les couleurs vives attirent l'œil -salop de département marketing qui a su trouver la faille-, on se dit en plus qu'avec un paquet de 10 jetables à raison de 6 à 7 utilisations pour chacune, on en a pour une bonne année de rasage. 

Tu parles, Charles!

 

Prenons les expériences des uns et des autres pour illustrer pourquoi il faut arrêter la tuerie.

 

L'étudiant type d'une école d'ingénieur dans le sud de la France, du côté de Toulouse, n'ayant pas la pilosité fort développée se munit de l'instrument multi lame, prétendument avec bande lubrifiante et nec plus ultra, une tête pivotante.

 

Notre étudiant donc, dans le confort de sa chambre de la Cité U, ayant prévu de se livrer au simulacre de la reproduction avec sa voisine de pallier, dans un acte de philanthropie  caractéristique des jeunes qui ne veulent pas tirer parterre une fois la nuit tombée et que l’on regrette amèrement d’avoir inviter cette idiote au flunch à la soirée moule à volonté, décide de se raser. 

 

Il se saisit de son manche - de rasoir, messieurs, ne vous égarez pas- après s'être enduit de mousse à raser (ou de mousse savonneuse si les fins de mois sont un peu rudes) et commence à se dépoiler consciensieument.

 

Il rince.

 

Enfer.

 

En un instant il vient de retrouver sa peau d'adolescent pré-pubère avec crevasses, fissures, coupures, lézardes et cicatrices disgracieuses, et comble de malheur, quelques poils subsistent sur le Waterloo de son visage.

 

Oui les rasoirs oranges, ne rasent pas mais labourent le visage. Une chose est sure c'est qu'ils vous font l'économie d'une séance en institut de beauté: après un tel traitement, on ne peut que laisser la peau du visage en jachère.

 

Au repos pour longtemps.

 

Je ne mentionne pas ici les désagréments post-rasage, après avoir passé un jour ou deux de démangeaisons à cause du crin qui repousse, il y aussi les poils qui repoussent sous la peau et nous offre, comble du chic adolescent, ces petits boutons déplaisant qu'il vous faudra attaquer à la pince épiler.

 

Du bonheur.

 

Nul besoin de préciser que notre étudiant n'entrevoit plus aucune possibilité d'arroser la prune de son amie. Le visage rougeau et les sparadraps bruns par dessus n'offre que peu de possibilité de couronner l’opération on saute sur Gilberte de succès.

 

 

Prenons maintenant une étudiante du Nord de la France, ayant pour but de rejouer, avec ce condisciple d'une grande école d'ingénieur généraliste classée par milieux économiques, cette scène de la Croisière s’amuse, lorsqu’après un diner à la table du Commandant Stubin, les  jeunes amants dansent au clair de lune et se parle tendrement malgré les scampis à l’ail servis plus tôt, et concluent leur danse dans la cabine de l’un ou de l’autre.

 

Ayant prévu cette robe qui fera son plus bel effet, elle se doit maintenant de débroussailler afin de se présenter comme un sou neuf....

Elle se sera muni de ces choses  à long manche rose et s'adonnera sous la douche à un circonspect rasage.

Elle aussi utilise une mousse à raser, après fait un usage prophylactique du Veet. Elle rince et se dit que ça pique un peu (ça doit être la mousse et le Veet, pas fait pour se mélanger se dit-elle).

Avant d'inspecter son travail, elle entreprend de rincer son beau rasoir et trouve un rien baroque qu'il y ait  plus de peau que de poil sur la deuxième lame du rasoir qui vibre toujours.

Aussitôt que l'eau se soit écoulée, elle remarque que la baignoire est rouge écarlate. Elle se dit que décidément Bic commercialise des instruments d’équarrisseur et non un kit do- it-yourself d'épilation.

Résultat des courses, elle ne peut pas mettre sa robe: très peu pour la drague des jambes rugueuses et des sparadraps mickey.

Elle fera l'impasse sur le robe et annulera sa soirée romantique: une soirée pyjama molletonné entre filles ce sera tellement mieux.

 

Bref je suis sur que nombre d'entre vous se retrouve dans ces images qui rappellent plus les triperies en gros que les images de jeunes filles en maillot rose qui courent sur la plage et se rasent simplement en passant leurs jambes sous un filet d'eau bleu ou rose, suivant la couleur de l'accessoire de boucherie qu'on essaie de nous vendre.

 

Ségolène nous attendons tes excuses pour Marcel Bich.





Monday, April 20, 2009

Nicolas, assez joué, rendez nous Edith Cresson...

Je ne pensais pas le jour proche, où de mon stylo virtuel tout tremblant, je remercierais Nicolas Sarkozy.


Mais si, mais si!


Point d'ironie de ma part, enfin bien moins qu'à l'accoutumé.

La raison de cette reconnaissance élyséenne, tient en la personne de Rama Yade. 

Depuis la nomination des ministres et autres secrétaires d'états issus de la diversité ou encore ceux dits d'ouverture, j'avais pris soin de ne point critiquer l'action de l'une ou l'autre de peur d'encore passer pour un fâcheux incapable de se réjouir du moindre signe d'ouverture.

J'avais émis les plus vives réserves quant à la nomination de Fadela, Rachida et Rama pour peu que leurs nominations ne réponde qu’à des impératifs de coloriage du paysage assez palot de la politique française.

 

Je suis ceux qui candidement croyaient que l'attribution d'un maroquin ministériel ne répondait d'abord et avant tout qu'à des impératifs politiciens consistant à remercier ceux et celles qui ont combattu avec nous et aussi ceux qui ont trahi pour nous lors desdites batailles.

 

Ensuite il fallait, au travers de ces ministères, montrer -à tout le moins se livrer à ce simulacre- à ses administrés que l'on nommait les plus intelligent pour mener à bien le bateau gouvernement.

Débarrassons nous de suite de la dimension politicienne en nous accordant sur son coté superfétatoire. Intéressons nous alors à l'impérieux besoin de gouverner, réformer pour le bien des administrés-électeurs devant qui nous devrons justifier l'équipe gouvernementale.

Je ne reviendrai pas sur les cas maintes fois traités de Fadela et Rachida, dont les bilans respectifs sont proches du néant et qui ont réussi le tour de force de s'aliéner toutes les corporations dont elles avaient la tutelle.

 

Bien joué.

Le cas de Rama Yade, me fascine d'autant plus que cette dernière jouit des faveurs sondagières qui ne la font fléchir que devant l'aura d'un Jacques Chirac revenu à un taux de plébiscite Corrézien.

Madame Mame Ramatoulaye Yade, donc, qui en bon politique, possède de la bonne doublure de veste. Comme d'autres illustres membres de son gouvernement, elle a commencé par frayer dans les eaux socialistes. Hélas tout comme les autres fourbes, elle a fini par s'en détacher pour nager avec Nicolas, dont, et là je la cite, elle admire la stature.

Assez triste lorsqu’on pense que son papa fut le bras droit secrétaire de Président Léopold Sédar Senghor. 

Madame Yade, comme nombre de ses camarades de gouvernement s'est présenté à des élections communales, à Colombe dans son cas, et a été battu. Elle est néanmoins conseillère municipale d'opposition, nous attendons encore que cette opposition se manifeste vu ses rares apparitions au sein du conseil municipal.


Une bonne politique en devenir. 

 

J'ai éprouvé un peu de sympathie à son endroit lorsque le courroux élyséen s'est abattu sur elle, pour son prétendu refus d'obtempérer aux vils desseins de son mentor qui la voulait tête de liste aux élections européennes: les attaques de Kouchner, Morano, Devedjian et Estrosi étaient d'une bassesse sans nom.

 

Hier cependant, Rama a détruit  en quelques phrases, tantôt fielleuses, tantôt idiotes, le peu de crédit que je pouvais encore lui accorder.

Il m'était insupportable de l'entendre réciter ces litanies pour soutenir son mentor, il est encore plus pénible de l'entendre dire des choses approximatives voire fausses.

Qu'elle ne comprenne rien aux relations privilégiées de certains potentats africains avec la république, passe encore. Qu'elle ne réagisse dans un premier temps que par un silence assourdissant aux attaques israéliennes contre Gaza, pour ensuite ne condamner que le Hamas est déjà bien bête, mais surtout qu'elle ne se rende pas compte que globalement la position de Bernard Kouchner était la bonne -il y a contradiction entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un pays- c'est de l'aveuglement idéologique. 

De nos jours il est impossible de croire que l'on peut infléchir les droits de l'homme en Chine, dans les territoires occupées, en Libye, et signer des contrats: bienvenue dans la réalité Rama.

Qu’elle décline l’invitation à commenter les derniers résultats des élections en Algérie, n'est pas là le signe de sa propre asthénie.

Nicolas, maintenant qu’elle nous a exhibé qu’elle était aussi malhabile que les autres, faites comme vos précurseurs, mettez à la place des gens compétents. Je ne sais pas moi, Edith Cresson, scandaleusement mise au ban de la société pour une sombre histoire de fausse facture pour son prothésiste dentaire -en plus, elle avait bien besoin la pauvre- Simone Veil, Mme Badinter, Dorothée, n'importe qui fera l'affaire.

 

Ce n'est pas la couleur qui rend l'image belle, mais la signification et les souvenirs que les gens en retiennent.


Sunday, April 19, 2009

Je me souviens qu'on oublie vite.

Dans un récent sondage, les Français, dont le Général de Gaulle disait déjà d'eux qu'ils avaient une mémoire de moineau, viennent de confirmer les assertions de l'illustre qui avait compris.

Que le peuple des Gaule plébiscite un ancien chef de l'état, n'est que chose normale...que les résultats dudit sondage ressemble plus à un score du dernier scrutin électoral Algérien frise au ridicule.

Mon propre chiraquisme primaire s'en trouve conforté, et je devrais sabrer une des bouteilles de Dom Pérignon que je garde jalousement pour l'annonce de sa prochaine nomination au Nobel de la Paix (tout autre Nobel fera l'affaire, que ce soit bien clair)...

Là où l'instinct me pousse à la jubilation, la raison m'empêche de savourer pleinement l'instant. 

Que Jacques soit populaire aujourd'hui ne doit pas faire oublier les faits suivants:

Je me souviens d'Ouvea ;

Je me souviens de l'arnaque de la fracture sociale ;

Je me souviens de l'UDR ; et je me souviens qu’il a le premier enterré le gaullisme par cynisme et calcul électoral ;

Je me souviens de la libération des otages du Liban entre les deux tours de 1988 ;

Je me souviens de Malik Oussekine ;

Je me souviens du projet Devaquet et des manifs qui avaient fait plier Monory ;

Je me souviens d'une complaisance sans limites avec la Chine ;

Je me souviens d'un anniversaire entre amis avec Poutine ;

Je me souviens d'en avoir eu assez;

Je me souviens des huit semaines de grève contre la réforme Fillon  sur les retraites ;

Je me souviens (presque) qu'en 81 il a vote (contre son camp) pour l'abolition de la peine de mort.

Je me souviens de Pasqua place Beauvau ; Je me souviens de Debré place Beauvau ; je me souviens de Toubon à la justice, je me souviens de Léotard, je me souviens du fraichement condamne Donnedieu de Vabres à la Culture, je me souviens du CPE, je me souviens de Philippe Séguin, je me souviens d’Henri Guaino, je me souviens des baisses d’impôt, je me souviens du juge Eric Halphen, je me souviens de l’affaire Schuller Maréchal, je me souviens des HLM de Paris,  je me souviens de Jean-Claude Méry ; je me souviens des billets de vacances payés en cash ; je me souviens des alliances avec l’extrême droite pour empêcher MAM de prendre la tête du  RPR, je me souviens que toutes les affaires « abracadabrantesques » dans lesquelles il fut impliqué, ont fait « pschitt »;

Je me souviens de Toubon envoyant en urgence un hélicoptère dans l'Himalaya pour chercher le procureur Davenas – et faire arrêter les poursuites contre Xavière Tiberi;

Je me souviens du « les droits de l'Homme ne sont pas une priorité en Afrique », dans un discours de 1986;

Je me souviens de la discrète alliance stratégique de Jacques  avec le nouveau maître de l'Élysée, en 2007, quand la menace d'une reprise des informations judiciaires se faisait de nouveau sentir;

Je me souviens de la droite dure, les officines, ses acolytes P. Juillet et M.F. Garaud, dans tous les mauvais coups tous les naufrages;

Je me souviens aussi du roi du clientélisme :

Enfin je me souviens de sa photo avec casque de walkman sur les oreilles « savourant un disque de Madonna ». Ca valait bien la Rolex de Séguéla ! Tout le monde a failli y croire;

Je me souviens de « super menteur »;

Je me souviens de sa marionnette, hilare, après le second tour des législatives de 2002.

Je me souviens qu'il a « assassiné » Chaban-Delmas, Giscard et Balladur et tant d'autres;

Je me souviens d'une bête politique qui a la rancune tenace;

Je me souviens qu'il a refusé de débattre avec Le Pen entre les deux tours et que ça n'avait rien de glorieux;

Je me souviens qu'il avait l'air sympa, plus sympa que Sarkozy;

Je me souviens que ça ne suffit pas « d'être sympa » pour être un grand président;

Je me souviens du falot Raffarin mais je me souviens aussi du psychorigide Juppé;

Je me souviens que sa femme était une sacrée réac;

Je me souviens d'un piètre tribun qui savait dire une chose et son contraire dans une même phrase;

Je me souviens de la dissolution de l'Assemblée Nationale;

Je me souviens du « Mais… qu'est ce que l'on appelle le mulot ? » qui en plus de m'avoir bien fait rire, m'avait montré le décalage entre nos dirigeants et le monde réel…

Je me souviens de « L'Afrique n'est pas mûre pour la démocratie ».
En plein vent de démocratie au début des années 90, casser cet élan et cette aspiration des peuples en réconfortant les dictateurs-ami;

Je me souviens quand même que « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».
Si au delà de la posture, il y avait eu plus d'action;

Je me souviens d'images jaunies de poignées de main avec Kadhafi et Saddam Hussein ;

Je me souviens du « bruit et des odeurs ».

Et je me demande quand les Français cesseront de rêver du papy d'hier à défaut de trouver des raisons d'espérer pour demain.

Disclaimer

Quelles que soient ses limites, la popularité actuelle de Jacques Chirac est sans doute sa meilleure revanche à l’égard des déclarations vachardes et infantiles de son successeur, une forme d’hommage à sa façon de faire de la politique par rapport à l’agitation égotique et parfois vulgaire qui règne aujourd’hui.  

Wednesday, April 8, 2009

Une question de point de vue.

Tout le monde connait le penchant naturel de Jacques Chirac pour le Salon de l'Agriculture.

Ce que les gens savent moins, c'est que cette année il a enchaine la visite des bêtes à poils et à plumes par un autre salon qui tenait ses portes de manière presque concomitante.

Ledit salon présente une collection de bêtes à poil ou non, et comme en agriculture, elle connait aussi ses appellations contrôlées.

Mais c'est encore Jaques qui décrit le mieux le parallèle entre le Salon de l'Agriculture et celui de l'Erotisme.

A la sortie dudit salon, il s'est exclamé: ca sent fort.

Sunday, April 5, 2009

Ces petites choses qui font la difference...et qui vont me manquer!!!

Ce matin, j'empruntais le bus pour me rendre dans le coeur de la ville.
Un ravissement par cette journee ensoleillee...annonce prochaine d'un barbeque reussi entre mercenaires -les protagonistes se reconnaitront aisement.

Dans le bus, je me surpris a devisager une gentille dame prete a se livrer au simulacre de la foi dans une de ces nombreuses batisses que nous appelons eglise.

Cette dame aureolee de sa foi chretienne arborait ses plus avantageux atours dans des vetements qui sont fort a propos qualifies d'habits du dimanche.

Mon oeil critique qui venait de subir sans protestation aucune le ballet de la "fashion weak", relevat un fort beau bijou sur l'appendice nasal de ladite demoiselle. Je me surpris a le trouver fort elegant meme.

Las.

Arrive a mon arret, je me leve pour descendre et jette un dernier coup d'oeil.

Son ornement nasal, n'etait en fait qu'une verrue mal entretenue qui luisait au soleil.
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