Monday, April 20, 2009

Nicolas, assez joué, rendez nous Edith Cresson...

Je ne pensais pas le jour proche, où de mon stylo virtuel tout tremblant, je remercierais Nicolas Sarkozy.


Mais si, mais si!


Point d'ironie de ma part, enfin bien moins qu'à l'accoutumé.

La raison de cette reconnaissance élyséenne, tient en la personne de Rama Yade. 

Depuis la nomination des ministres et autres secrétaires d'états issus de la diversité ou encore ceux dits d'ouverture, j'avais pris soin de ne point critiquer l'action de l'une ou l'autre de peur d'encore passer pour un fâcheux incapable de se réjouir du moindre signe d'ouverture.

J'avais émis les plus vives réserves quant à la nomination de Fadela, Rachida et Rama pour peu que leurs nominations ne réponde qu’à des impératifs de coloriage du paysage assez palot de la politique française.

 

Je suis ceux qui candidement croyaient que l'attribution d'un maroquin ministériel ne répondait d'abord et avant tout qu'à des impératifs politiciens consistant à remercier ceux et celles qui ont combattu avec nous et aussi ceux qui ont trahi pour nous lors desdites batailles.

 

Ensuite il fallait, au travers de ces ministères, montrer -à tout le moins se livrer à ce simulacre- à ses administrés que l'on nommait les plus intelligent pour mener à bien le bateau gouvernement.

Débarrassons nous de suite de la dimension politicienne en nous accordant sur son coté superfétatoire. Intéressons nous alors à l'impérieux besoin de gouverner, réformer pour le bien des administrés-électeurs devant qui nous devrons justifier l'équipe gouvernementale.

Je ne reviendrai pas sur les cas maintes fois traités de Fadela et Rachida, dont les bilans respectifs sont proches du néant et qui ont réussi le tour de force de s'aliéner toutes les corporations dont elles avaient la tutelle.

 

Bien joué.

Le cas de Rama Yade, me fascine d'autant plus que cette dernière jouit des faveurs sondagières qui ne la font fléchir que devant l'aura d'un Jacques Chirac revenu à un taux de plébiscite Corrézien.

Madame Mame Ramatoulaye Yade, donc, qui en bon politique, possède de la bonne doublure de veste. Comme d'autres illustres membres de son gouvernement, elle a commencé par frayer dans les eaux socialistes. Hélas tout comme les autres fourbes, elle a fini par s'en détacher pour nager avec Nicolas, dont, et là je la cite, elle admire la stature.

Assez triste lorsqu’on pense que son papa fut le bras droit secrétaire de Président Léopold Sédar Senghor. 

Madame Yade, comme nombre de ses camarades de gouvernement s'est présenté à des élections communales, à Colombe dans son cas, et a été battu. Elle est néanmoins conseillère municipale d'opposition, nous attendons encore que cette opposition se manifeste vu ses rares apparitions au sein du conseil municipal.


Une bonne politique en devenir. 

 

J'ai éprouvé un peu de sympathie à son endroit lorsque le courroux élyséen s'est abattu sur elle, pour son prétendu refus d'obtempérer aux vils desseins de son mentor qui la voulait tête de liste aux élections européennes: les attaques de Kouchner, Morano, Devedjian et Estrosi étaient d'une bassesse sans nom.

 

Hier cependant, Rama a détruit  en quelques phrases, tantôt fielleuses, tantôt idiotes, le peu de crédit que je pouvais encore lui accorder.

Il m'était insupportable de l'entendre réciter ces litanies pour soutenir son mentor, il est encore plus pénible de l'entendre dire des choses approximatives voire fausses.

Qu'elle ne comprenne rien aux relations privilégiées de certains potentats africains avec la république, passe encore. Qu'elle ne réagisse dans un premier temps que par un silence assourdissant aux attaques israéliennes contre Gaza, pour ensuite ne condamner que le Hamas est déjà bien bête, mais surtout qu'elle ne se rende pas compte que globalement la position de Bernard Kouchner était la bonne -il y a contradiction entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un pays- c'est de l'aveuglement idéologique. 

De nos jours il est impossible de croire que l'on peut infléchir les droits de l'homme en Chine, dans les territoires occupées, en Libye, et signer des contrats: bienvenue dans la réalité Rama.

Qu’elle décline l’invitation à commenter les derniers résultats des élections en Algérie, n'est pas là le signe de sa propre asthénie.

Nicolas, maintenant qu’elle nous a exhibé qu’elle était aussi malhabile que les autres, faites comme vos précurseurs, mettez à la place des gens compétents. Je ne sais pas moi, Edith Cresson, scandaleusement mise au ban de la société pour une sombre histoire de fausse facture pour son prothésiste dentaire -en plus, elle avait bien besoin la pauvre- Simone Veil, Mme Badinter, Dorothée, n'importe qui fera l'affaire.

 

Ce n'est pas la couleur qui rend l'image belle, mais la signification et les souvenirs que les gens en retiennent.


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