Monday, May 25, 2009

2009, un très bon cru!!

L’année 2009 a commencé un peu fort pour moi. Le viol d’une nonagénaire n’est jamais le meilleur moyen d’aborder l’an neuf.

Que de vieux brigands s’en prennent à des prostitués bulgares moyennant monnaie sonnante et trébuchante ne me dérange pas le moins du monde. Que ces mêmes vieux dégueulasses s’en prennent à une vieille pour lui piquer ses maigres économies, pourquoi pas, mais qu’ils la violent et la violentent, putain non quoi.

Je ne sais pas pour vous mais moi je crois avoir bénéficié d’une adolescence plus ou moins tranquille. A l’époque l’Espagne et le Portugal c’était encore l’étranger et on n’en voulait pas dans l’Europe parce que trop pauvres.

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ne peuvent pas connaitre, comme dirait le vieux brigand d’Aznavour, qui déjà à l’époque entamait sa troisième tournée d’adieu et déjà la facturait fort peu élégamment.

Mon enfance donc s’est passé sans trop d’encombre. Jeune, nous avions à faire face à des dangers qui n’ont aucune commune mesure avec ce que le monde moderne propose aujourd’hui.

A ce propos j’aimerais ici et de manière fort solennelle remercier Chantal Goya, Dorothée et Ariane.

Ces trois femmes dont le physique n’est pas sans nous rappeler que les nageuses est allemandes étaient elles aussi des femmes avant les J.O., nous ont permis de passer de superbes après-midi à se gratter devant Jem et le Holograms, Juliette je t’aime, Nicky Larson, etc.

 Malheureusement pour nous et surtout pour les animatrices susmentionnées, il n’y avait aucune corrélation entre le physique des héroïnes de dessins animés et celui des présentatrices.

Je remercie donc ces chanteuses /animatrices pour nous avoir épargné des traumatismes encore plus grands : ayant bénéficié des largesses de l’enseignement catholique, je devais naturellement faire attention aux frères maristes qui  les mercredis de catéchisme, pour les externes, et les tous les soirs de la semaine, pour les internes, prenaient un malin plaisir à jouer à touche-pipi-doigts-qui-puent avec les élèves.

Prêtres et frères maristes, qui je dois le rappeler, respectaient à la lettre les injonctions du saint siège quant au port de la calotte capotée sous la tiare. En effet seuls les africains et les adolescentes sud américaines victimes de viols devront observer une stricte abstinence afin d’éviter la propagation de maladies vénériennes, fruits de la vindicte céleste à l’endroit des populations précédemment citées pour leur penchant un peu trop marqué pour la fornication –une pensée émue pour Pascal Sevran-. La pédophilie n’étant alors que le signe du trop plein d’amour viril que ces séminaristes éjaculaient sur leurs ouailles à la suite de masturbation uniquement mentale, nulle besoin de la condamner.

Hélas pour l’écolier dont les parents épousaient les thèses de Vatican II, le danger ne se limitait pas aux seuls murs de son athénée.

Une fois son chemin de croix accompli, l’écolier devait quitter  l’alcôve scolaire, et louvoyer jusqu’à son domicile en faisant attention à d’autres individus qui, eux, aimaient les petits et petites mais à emporter. Ces individus se caractérisaient outre, par un amour irrépressible pour les jeunes enfants, mais aussi par un penchant pour le bricolage et notamment celui qui consiste à sans cesse rénover sa cave.

Je n’ai que dégout pour ces êtres sans foi ni loi qui osent poser leur mains et plus, même si contrairement à la formule consacrée, il n’y a jamais eu affinité.

Le ton résolument badin ne doit pas cacher la rage qui m’anime ici. Je citais tout à l’heure l’ignominieuse agression d’une nonagénaire en début d’année, mais les mots me manquent pour qualifier l’interpellation de jeunes enfants de 6 et 10 ans devant leur établissement scolaire au prétexte forcément grotesque d’un vol de vélo. Vous avez bien lu, un vol de vélo.

Que des gendarmes zélés s’en prennent à un professeur de philosophie qui les haranguent lors d’un contrôle d’identité un peu musclé, ma foi, pourquoi pas. Le professeur de philosophie s’en tirera probablement avec une admonestation et les zélés fayots en seront quittes pour un égo un peu froissé.

Qu’on s’en prenne à des petits bouts de chou devant leur établissement, sous les yeux de leurs camarades mais aussi et c’est là le plus grave avec une complicité du corps professoral, mon sang ne fait qu’un tour. Outre le légitime traumatisme conséquent à cette arrestation –oui, les deux élèves ont été emmenés dans le fourgon de la maréchaussée afin de se rendre sans encombre au commissariat le plus proche, où ils ont pu enfin goûter aux joies d’une bonne garde à vue de 2 heures-, les élèves ne veulent plus se rendre à l’école. Elle est belle la garde républicaine, garante de nos libertés individuelles, protectrices de la veuve et de l’orphelin. Pour la petite histoire, nous apprenions par un lacunaire communiqué, que la mère d’un des petiots avait fourni une déclaration sur l’honneur signé par un adjudant chef de la même police qui expliquait l’avoir cédé à l’élève un an auparavant.

Est-il nécessaire de préciser que lesdits jeunes portent des patronymes qui confirment qu’ils n’ont aucun ancêtre à Clermont Ferrand…tout au plus à Poitiers.

Que les policiers se conduisent comme des sagouins, pourquoi pas, mais que des professeurs laissent faire et que le directeur de l’établissement passe ensuite dans les classes pour expliquer pourquoi deux de leurs camarades ont été alpagués par 6 policiers – on n’est jamais trop prudent, 6 policiers c’est un minimum pour des délinquants en culotte courte qui sans cette intervention musclée, pouvaient sans nul doute prendre la fuite à travers les vignes toutes proches- j’en ai les bras qui m’en tombent.

Je ne suis pas surpris par la tournure des évènements, à la suite d’un ministre de l’intérieur coutumier des dérapages, a succédé un président qui répond à la foule, « casse-toi pauv’ con » ; c’était forcé que les policiers se croient tout permis.

Plus jeune on m’apprenait à toujours me méfier des inconnues dans la rue pour les raisons que j’évoque plus haut. A mes enfants j’apprendrais aussi à se méfier du policier. Encore qu’étant belge, suite à une altercation avec lesdits policiers, ils ne risqueront pas de se voir raccompagner vers un pays d’Afrique avec l’inconfort que constitue un policier assis sur le torse.

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