Friday, May 29, 2009

Ils n'ont qu'à bien se tenir!!!

Pendez-les hauts et courts !

Titre d’un film, ma foi, fort intéressant de l’époque dite spaghetti.

Pas si vite, il n’est pas encore question de procéder à une pendaison, un guillotinage voire une émasculation par la force de quatre chevaux de traits.

 Non.

Pas encore.

Mais que les petits salopards qui polluent nos cours d’écoles s’en tiennent pour dit : plus aucune incartade ne sera tolérée.

Comment voulez vous réagir de manière appropriée face à un élève, la merde au cul, parle de travers à son institutrice ? Quel est le juste et sain recours envers un autre qui, pour de sombres raisons de manque de respect, menacerait le professeur d’initiation technique et scientifique avec la scie circulaire ?

Ces sauvageons, pour paraphraser un illustre ministre qui a vu la lumière blanche à la fin du tunnel, doivent être tenus en respect.  

Et la manière forte doit primer.

On ne va pas se laisser embêter par des morveux qui, fautent de profiter pleinement des infrastructures de l’éducation nationale, s’en prennent non plus à leur petits camarades –conséquence fâcheuse mais inhérente à la promiscuité d’un espace de vie commun- mais aux professeurs.

On ne pas tolérer plus avant la démonstration de force à laquelle se livrent ces graines  de voyous : donc je vous le dis tout net, il faut appliquer l’état d’urgence à l’enceinte scolaire.

Les esprits chagrins nous feront remarquer avec cette dose de mauvaise foi teintée d’opportunisme de mauvais aloi que la pédagogie doit primer sur la répression.

Marre.

Voudriez vous que l’on attende que les gavroches en puissance se livre à des voies de fait sur la personne de leurs professeurs pour ré (agir) ? Avez-vous seulement idée des ravages que peut causer un compas planté dans un genou, ou encore le traumatisme que peut engendrer  l’utilisation d’une règle millimétrée à des fins de proctologie ?

D’aucuns, que je ne nommerais pas, me rétorqueront que ces actes d’incivilités ont explosé avec la suppression des emplois de surveillants dans les établissements scolaires. Il n’était nullement question que l’état alloue de précieuses ressources nationales pour l’entretien des grands frères de ces brutes en culotte courte. Tant qu’ils se bastonnaient entre eux, il n’y avait pas lieu de les surveiller : ils ne faisaient pas de mal à la collectivité en perpétuant une sélection naturelle qui n’aurait pas déplu à Darwin.

Donc oui nous y sommes. Il faut des portiques de sécurité : à ce propos les élèves porteurs d’appareils  d’orthodontie devront se munir d’un certificat de leur praticien pour éviter une fouille au corps.

La présence de chien devant lesdits portiques sera pratique courante afin de procéder en même temps à un dépistage de toute substance illicite. Encore une fois les réfractaires à toutes formes d’ablutions et donc coutumiers d’une hygiène corporelle douteuse feront eux aussi l’objet d’une fouille à corps, après, bien sûr, usage du karcher promis en 2004.

Casquette, bob, bonnet, écharpe et bandana seront bannis de l’enceinte scolaire : les manteaux avec capuches seront aussi interdits. Si les élèves ont froid, qu’ils se réfugient sous le préau, il est là pour ça.

Tout contrevenant à ces menus règles de bienséance se verra livrer à la vindicte parentale parce que ces derniers se verraient supprimer une part non négligeable de leurs allocations- pardon prestations sociales. Avec ce qu’on leur a déjà pris pour l’absentéisme de leurs rejetons, il ne leur restera plus grand-chose.

Les mêmes contrevenants seront escortés en dehors de l’école par les membres de la brigade mobile qui sera créée à cet effet. La règle veut qu’aucun rudoiement ne soit pratiqué durant ces évacuations, mais les marges  de manœuvre sont assez minces face à un adolescent vous menaçant d’un compas voire une scie circulaire. Une réponse graduée et, bien sûr, appropriée à la situation sera envisagée afin de garantir la sécurité de la brigade.

Les mesures décrites plus hauts sont clairement plébiscités par non seulement les parents d’élèves mais aussi l’ensemble de la population qui ont clairement décelé le bon sens qui sous-tend ces quelques mesurettes pour maximiser la protection des professeurs et aussi de leur enfants.

Les esprits chagrins parleront encore de moyen supplémentaire –comme si ces mesures étaient sans coûts pour la collectivité-, ils évoqueront peut-être encore les classes surchargées, la vétusté des locaux, le manque de professeur, mais à part ces gauchistes nul n’y verra du populisme à l’approche des élections européennes.

No comments: