Wednesday, May 13, 2009

Séparons le bon grain de l’ivraie

Quel outrage.

Quel scandale.

Qu’apprends-je ?

La justice française décide d’enquêter sur les biens acquis en France par trois chefs d’état africains. Un juge français a donc entrepris d’accéder favorablement à la demande d’une obscure organisation opportunément appelée Transparence Internationale France, sur des allégations –que nous savons d’ores et déjà fallacieuses- en matière de "recel de détournement de fonds publics", "blanchiment", "abus de biens sociaux" et "abus de confiance".

Je me gausse.

Est-il sérieusement possible de penser que ces pratiques de républiques bananières existent dans l’un de ces pays (Congo-Brazzaville, Gabon et Guinée-Equatoriale), leaders et faiseurs d’opinions en matière de respect du droit et de la chose publique ?

Evidemment non !!

Je souffre que cette corporation au mode de fonctionnement assez obscure –la magistrature- puisse de la sorte nous prodiguer des leçons de bonne conduite.

Mettons nous trente seconde dans la peau d’Omar Bongo, respectable président du Gabon : je l’imagine aisément au petit déjeuner, et vous aussi d’ailleurs, dans sa robe de chambre dont l’échancrure ne couvre même pas l’essentiel, manquant de s’étouffer devant la terrible nouvelle de sa prochaine mise en examen.
Surtout Omar Bongo, qui, au prix d’une vie d’ascèse et de frugalité, a pu consentir moult largesses et prodigalités à l’endroit de sa famille et amis.

Je vous le redis tout net – je trouve cela scandaleux que des magistrats, qui soit dit en passant n’ont jamais eu à connaitre de la complexité de la gestion d’un territoire, ces mêmes magistrats donc, s’arrogent le droit de pointer un auriculaire rageur à l’endroit de ces exemplaires dirigeants.

Loin de moi l’idée de polémiquer mais à la lecture de certains des attendu de l’arrêt, j’ai cru percevoir çà et là les signes d’une xénophobie latente, caractéristique de petites gens dont la médiocrité de l’existence a rendu aigri.

Je tiens à préciser que la présente controverse doit s’inscrire dans un strict débat d’idée et non pas de stériles attaques ad hominem dont nos amis à robe noire et/ou rouge avec bout d’hermine sont coutumiers du fait.

Comment une corporation qui abrite en son sein des individus aussi sournois et froidement clinique que ce gentil juge Burgaud dont les exploits dans le Nord de la France ne nous laisse pas rêveur. Cela dit qu’il s’en tire avec un blâme après son énorme bévue n’est qu’un signe supplémentaire de l’inanité de ce groupe prompte a défendre les siens et non pas la collectivité.

Cette histoire rocambolesque d’abus de bien sociaux, avait pourtant bien commencé.

La Garde des Sceaux, dont on ne dira jamais assez les louanges pour son coté visionnaire, volontaire et qui dans cette période de disette économique a su redynamiser le milieu carcéral, avait donné injonction de ne point prêter le flanc aux assertions de corruption qui courait contre les dirigeants susmentionnés.

Quel courage vous disais-je, Rachida, portant encore les stigmates d’un accouchement pénible et solitaire, n’avait à l’esprit que la défense des magistrats lorsqu’elle leur demande de ne point se fourvoyer et classer sans suite ces accusations sans fondement.
Evidemment, la magistrate en charge de l’affaire, devait lui jeter à la figure son indépendance et a continué une instruction autant irraisonnée que couteuse pour le contribuable.

Mes amis je vous le dis, l’idée de supprimer le juge d’instruction doit maintenant mieux sonner à vos oreilles : comment dans une démocratie, devrions nous supporter la maladive inquisition de véritables pue-la-sueur dont le seul mérite est d’avoir ouvert un jour le Code civil après de longues et pénibles études : études qu’il convient de replacer dans leur contexte particulier de libations et d’excès.

Souffrez Montesquieu que l’esprit des lois soit ainsi foulé aux pieds.

Au-delà, de ces exemples symptomatiques d’une dégénérescence profonde de l’appareil judiciaire, non pas comme souvent colporté par de béotiens journalistes, le fait d’un manque de moyen, mais plutôt par une appropriation méticuleuse et simplement ignominieuse de la part des acteurs du monde judiciaire.

Il serait juste et bon de recadrer les attributs et prérogatives de nos amis magistrats afin d’éviter que d’honnêtes gens qui participent à l’essor l’irrigation du économique d’arrondissement en difficulté (8e et 16e) mais surtout le secteur de la voiture de luxe qui souffre énormément.

Personnellement, je milite pour une refonte du système judiciaire depuis les accusations grossières –et faut-il le rajouter, invérifiées à ce jour- dont Jacques Chirac a fait l’objet, bizarrement aussi chef d’état (si ce n’est pas de l’acharnement) : le juge Alphen, qui a après une escapade aussi courte que douloureuse dans le monde littéraire réintégré le milieu de la magistrature, avait en son temps voulu salir Mr Chirac.

Comment d’ailleurs a-t-on pu jeter l’opprobre sur un monsieur dont les états de service sont impeccables sur le contenu d’une cassette VHS enregistré avec des moyens digne de Hollywood, d’une personne fort opportunément décédée lorsque la cassette arrive sur le bureau du juge, et et surtout la personne détenant la cassette s’est rendu célèbre il y a peu au sein du FMI, non pas pour ses fulgurances économiques mais plutôt pour son priapisme.

No comments: