Monday, May 18, 2009

Va falloir agir et vite...!

Ca y est!

Nous y sommes enfin arrivés.

Ca nous pendait au nez.

Je vous le donne en mille, la grippe porcine, aviaire, H1N1 ou encore mexicaine.

Tant que cette maladie restait circonscrite aux confins de territoires barbares où l’électricité et l’eau courante sont encore des biens rares, je ne pouvais décemment pas me plaindre. Encore qu’il y a peu j’étais moi-même résident d’une de ces régions où l’autochtone livre un combat sans merci, souvent à pieds nus, contre les cancrelats.

Je le répète avec force, je n’ai que sympathie pour ces peuplades retirées du monde libre, qui ne nous offrent que par interstices réguliers des lieux de villégiatures où l’occidental peut assouvir sa soif d’alcool frelaté et de filles de joies peu coûteuses.

J’émettais déjà de fortes réserves quant à la capacité de l’Organisation Mondiale de la Santé à nous protéger lorsque les premiers signes de cette morve porcine se faisaient sentir aux USA.

Non pas que les administrés de l’oncle Sam aient un droit acquis à la tranquillité médicale, mais vous conviendrez que jusqu’à présent tous les efforts ont été entrepris  pour empêcher de ne trop enrhumer (haha haha) la formidable machine de guerre économique américaine. Comment pourrait-on mordre la main qui nous nourrit ?

C’est ainsi que SIDA, hépatite, lèpre et famine ont été soigneusement limités aux lointaines contrées africaines : après tout s’ils participaient aux PIB mondial, ça se saurait. Et ils auraient de quoi développer la recherche.

L’objet de ma colère est toute simple : les premiers  cas de cette scélérate maladie ont été recelés à Kobe, Japon.

Que meurent des chinois, des mexicains, des français, quelques américains, soit. En ces temps de contraction économique, on ne saurait que par trop conseiller les gouvernants desdits pays la suppression de toute prise en charge de couverture maladie des chômeurs. Il n’y a pas de petites économies.

Mais que le rhume touche le Japon et la région de Kobe en plus. Là je dis non.

Comment peut-on faire preuve d’aussi peu de réactivité lorsque la meilleure race de bovidé est ainsi menacée. Ces jolies vaches à la robe rouge ou noire que l’on masse tendrement au son de la musique classique, que l’on engraisse patiemment, qui ne rechignent pas à sa petite bière et qui finissent par nous livrer cette savoureuse viande au tendre goût de beurre. La larme m’en tombe.

Bien sur quand il s’agit de sauver des bébés phoques, chassés de manière sportive par des canadiens rougeauds qui ne demandent qu’à nourrir leur famille, là il y a du monde. Mais qu’il s’agisse de protéger un fleuron de la gastronomie, on les voit moins les représentants de Rhône -Poulenc, Aventis, Bayer ou autre Pfizer –juste bon à donner la gaule à de vieux cochons (décidément).

Bon maintenant, les génies de la pipette et du microscope, va falloir vous sortir les doigts du cul parce que l’occident est en danger. Il est hors de question de continuer de chercher un vaccin contre le sida pour des bouseux qui ne pourront jamais s’offrir une pièce de bœuf Wagyu.

Dois-je vous rappeler que faute de rentrée suffisante, l’usine d’Amora fermera ses portes à la fin  de cette année : ça n’ira pas mieux si on n’a plus rien à se mettre sous la dent.

Le pauvre ne consomme pas de viande, nous si !!!

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