Saturday, June 27, 2009

La fête du sport

Tout le monde connait mon amour pour Rama Yade.

Rama Yade d’ailleurs, qui aurait pu être une héroïne d’un Walt Disney…sous acide et dépressif, coursant une de ses nombreuses soubrettes afin de se livrer avec cette dernière, de gré ou plutôt de force, à des jeux érotico-sado-masochistes, si chers à Edouard Stern.

Rama Yade dont le regard tout en subtilité, nous rappelle celui, non moins expressif, de la morue sur l’étal du poissonnier, la finesse du raisonnement et l’avant-gardisme des arguments politiques nous font comprendre pourquoi Xavière Tibéri fut elle-même, un temps appelée à de hautes fonctions administratives.

Rama Yade donc a cru bon de nous livrer, à la faveur du remaniement ministériel, une saillie non seulement drolatique, mais qui témoigne, si besoin était, de son courage. D’aucuns, dont fait partie votre humble serviteur auront compris que sa nomination surprise, au poste si enviée, de secrétaire d’état aux sports, n’est en fait que la manifestation visuelle et sonore de sa disgrâce tant auprès de son ministre de tutelle, qu’auprès de son maitre à penser.

Un journaliste, dont la qualité première est de dire franchement pour qui il vote lors des présidentielles, l’interrogea donc sur cette non promotion aux sports, cette dernière pris la mouche et s’offusqua comme une vierge effarouchée que l’on puisse ainsi dire tout haut ce que tout le monde pense tout haut.

En fait, Rama Yade s’est fendu d’un « Mr Duhamel, taisez-vous », qui fleure bon le non moins célèbre Elkabbach du sémillant et pas vraiment regretté, Georges Marchais : épisode qui nous rappelle ce que le bon journaliste politique a pu être lorsque ces derniers se prosternaient devant les ministres, retiraient leur chapeau et s’appliquaient à une douloureuse génuflexion pour signifier leur déférence.

Le lendemain.

Lorsque Mr Duhamel n’était plus là pour rétorquer.

Quel courage.

Je ne dis pas que Duhamel soit l’exemple du journaliste indépendant, féroce, qui pose les questions qui dérangent et ne vous lâche plus le mollet lorsqu’il le tient entre les molaires ; non pas dut tout, il est même du sérail.

Rama Yade, je vous le répète donc, vous avez été mise sur une voie de garage, ce n’est pas une sanction mais l’esprit vif que vous êtes reconnaitra assez aisément que ce n’est pas non plus une promotion : donc va falloir nous lâcher avec votre mauvaise foi.

Je crois savoir qu’en tant que diplômée de Science Politique, un minimum de correction et de savoir vivre vous a été inculqué, c’est le moment de vous en servir. D’ailleurs c’est triste de penser que vous avez trahi l’héritage de feu Senghor et celui de votre père, ceux qui vous ont justement permis de fréquenter ledit établissement et bénéficier du précieux sésame.

Friday, June 26, 2009

Point noir de l’actualité

La disparition de Michael Jackson à l'âge de 50 ans.

Thursday, June 25, 2009

Drame

Quand ça veut pas…

Chantal Goya, victime d’une double fracture ouverte transversale de la rotule droite, vient d’annoncer qu’elle annule tous ses concerts au Liban: les suites malheureuses d’une chute sur le boulevard Malesherbes.

Les mauvaises langues, dont je fais partie, incombent cette fragilité osseuse, à une ostéoporose, conséquence d’une ménopause très mal vécue.

A remarquer également qu’aucun fan Libanais n’a protesté, ni même réclamé le remboursement du billet.

Chantal t’es sympa, mais faut y aller maintenant.

C’est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

Mon ami Rama Yade vient d’être promue.

Lors de la dernière visite en France de Muʿammar Al-Qaâfî, Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, titre plus généralement raccourci en « frère guide », cette dernière avait bruyamment et fort peu élégamment manifesté son déplaisir à l’idée que le Président Libyen n’installa sa tente dans les jardins élyséens.

La violente diatribe de celle qui était jusqu’il y a peu encore, secrétaire d’état chargée des questions des droits de l’homme, se fondaient sur des arguments sinon flous –elle fit référence à sa coiffure un peu hors du temps-, sinon emprunts de mauvaises foi –référence a été faite d’entorses répétées aux principes les plus élémentaires des droits de l’homme, doit on rappeler à madame Yade que Mouammar a recueilli et nourri des infirmières bulgares et sur ces deniers personnels-.

Madame Yade n’ira dont plus sentir les pieds du « frère guide » sous la tente présidentielle.

Qu’elle se rassure, aux effluves de myrtes se substitueront les odeurs corporelles un peu musqués des vestiaires du stade de France où son talent à la circonvolution prendra un essor nouveau.

Comme Bernard Laporte, Rama Yade n’est certes pas capable d’expliquer la règle du hors jeu, mais au moins elle conserve le bénéfice du doute qu’un jour elle le pourra.

Quelque se souvient que l'on cherche toujours Oussama?


Ces derniers temps, j’ai vainement tenté de comprendre l’alourdissement de la lutte contre la burqa.

Sans trop comprendre je vous l’accorde.

Mais en apercevant une photo d’Usāmah bin Muammad bin `Awa bin Lādin, le meilleur ami de W, j’ai compris.

Grand, élancé, la taille fine, la démarche tranquille.

Vous ne voyez toujours pas ?

La lutte contre la burqa est en fait un autre aspect de la lutte contre le terrorisme : on a toujours cru qu’Oussama vivait en communauté précaire avec d’autres barbus dans les montagnes afghanes.

Erreur stratégique que nos services secrets corrigent enfin : ainsi travesti, il vit dans un quartier huppé de Jérusalem et a déjoué toutes les tentatives visant à l’arrêter.

Tuesday, June 23, 2009

Ce qui se conçoit facilement s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément

Pour clôturer cette journée pleine de désagrément, une petite note d’optimisme – non BHL n’a pas succombé à une crise d’infarctus en apprenant que les cours du bois ont subitement plongé- non juste une note d’espoir pour nous tous.

Cette journée aurait pu être une succession de casseroles qui vous font regretter de vous êtes levé. Il y a cependant une chose, enfin une personne qui change la face du monde sans grand effort.

Juste en étant là.

Il y a bien longtemps que j’ai des mots dans ma petite tête mal faite, des mots pour exprimer des sentiments, des sensations, des humeurs qu’elle m’inspire, mais rien ne vient. J’ai recherché des tournures élégantes, des adjectifs les plus simples aux plus compliqués, des synonymes pour capter la bonne atmosphère, des mots qui parleraient d’elle et vous la décriraient telle que je la perçois. Ce n’est pas évident de décrire comment une personne change votre vie de célibataire patibulaire en conte de fée permanent.

Evidemment on se dispute pour d’insignifiantes raisons –nul besoin de préciser que c’est toujours de sa faute, enfin quoique, souvent c’est de ma faute aussi- mais il n’y a rien qui ne m’empêche de penser qu’elle m’apporte bien plus que des contrariétés. En fait j’ai eu bien de la chance de lui avoir plu à ma Roxanne : nous savons tous que Cyrano lui n’a pas eu cette chance et qu’il mourut à ses pieds - trop tard.

Il y a bien sur les tracasseries du quotidien, l’incertitude du futur mais comme dit la chanson si j’avais voulu être un couple, je voudrais juste être nous. Pour ceux qui me connaissent un peu, ils vous est évident de dire que je ne suis pas facile à vivre, même un peu difficile, à toujours croire que j’ai raison et à la ramener souvent sans raison, mais un seul de ses regards suffit à me faire plier, un soupir et je m’efface : on pourra dire qu’elle m’a bien dressé.

L’amour est un travail à temps plein et comme disait Boileau je me hâterais doucement, sans perdre courage, vingt fois sur le métier je remettrais mon ouvrage et le polirais sans cesse pour le rendre parfait.

Bon faut que je vous laisse, dimanche c’est son anniversaire et je n’ai pas encore de restaurant – à demain pour une journée moins agitée.

Heureusement qu’elle était là aujourd’hui. Et les autres jours aussi.

A ma petite femme que j’aime beaucoup.

Soldes.

Voilà les mais, on y est.

Ca commence demain.

Les soldes sont de retour.

Les hordes de consommateurs fauchés, régurgités des bouches de métros, vont pouvoir aller acheter ces petites choses qu’ils n’ont pas pus s’offrir pendant l’année.

Va falloir qu’on m’explique d’ailleurs comment les commerçants vont s’y prendre pour refourguer leurs marchandises qu’ils peinent à vendre en temps normal avec des remises frisant déjà les 40% de remise.

De deux choses l’une, soit ils sont philanthropes et travaillent par pur altruisme et par conséquence à perte – ce qui expliquerait les nombreuses fermetures d’entreprises- soit les prix affichés ne sont que tromperie et flibusterie.

J’ai du mal à trancher cette interrogation.

N’oubliez pas que l’Etat et EDF lancent leurs emprunts respectifs pour un meilleur avenir : plutôt que d’acheter de la marchandise chinoise fabriquée à bas prix par de malingres orphelins , pourquoi ne pas vous faire enfler par ceux qui vous délestent de toute façon de vos économies – mais cette fois, c’est au nom du progrès.

A vot' bon coeur.

Du port de la burqa

Une journée de merde. Je le sentais dès le départ.

Une envie irrépressible de me rendre vers les commodités les plus proches, c’est-à-dire, les miennes, me réveille et m’extirpe de mon sommeil des justes.

Foutu pour foutu, j’allume la radio : coups sur coup BHL et ensuite Elie Sémoun. Je reviendrais plus tard sur les interventions de ces éminents penseurs et leurs fulgurances sur la situation un peu chaotique en Iran. Un vrai bijou.

Ce qui suscite mon ire ce matin, c’est ce putain de débat sur le port ou non de la burqa – à ne pas confondre avec le bourka, manteau traditionnel originaire du Caucase-.

Le ou la burqa, qu’elle soit complète ou le simple voile accroché par-dessus le hijab, agitent les passions depuis quelques jours : en effet ces deux coquetteries vestimentaires permettent de voir sans être vu.

Je voudrais juste donner mon avis sur ce sujet pas du tout délicat parce qu’en Belgique nous avons déjà eu ce genre de débat stérile et qu’à l’époque j’avais noté les mêmes observations qu’aujourd’hui.

Non seulement, ce ne sont qu’une poignée d’irréductibles barbus qui prônent le port de la burqa, mais en plus quand on voit les femmes qui sont en dessous, il n’y a pas matière à débat. On devrait s’en douter, malgré l’amplitude du vêtement, on devine assez rapidement que la femme qui se cache sous ces oripeaux religieux n’est pas un mannequin. Pour le dire clairement, ce sont souvent des grosses moches à l’oignon bien visible sur la joue, avec bien évidemment un épais duvet sur la lèvre supérieure qui me ferait passer pour un glabre même après une semaine sans me raser.

Ce vêtement n’est en fait qu’un misérable cache sexe pour éviter que les barbus, qui ne sont pas non plus des gravures de mode, de pouvoir se promener ou faire le marché avec leur légitime sans essuyer les quolibets dans la rue. Le barbu a bien compris qu’avec son physique ingrat, il n’allait pas péchot un clone de Gisèle Bundchen.

Qu’on arrête de nous bassiner avec les éventuelles informations parlementaires qui vont statuer sur l’opportunité du port de la burqa : payez à ces femmes des soins de visages pour soigner leurs vilaines peaux. Mieux : organisez un Extreme Make Over – The Burqa edition et le problème sera réglé.

Nietzche disait que la religion était l’opium du peuple : il a tout faux, c’est son unique chirurgie réparatrice.

Tuesday, June 16, 2009

S'il ne doit en rester qu'un!

« …en politique, la transparence est toujours le maquillage de quelque chose.

La transparence, c'est montrer ce que l'on veut bien montrer (...) mais à charge pour le journaliste d'être suffisamment curieux pour regarder ce qu'il y a derrière le rideau et ce qui intéresse les citoyens, c'est de comprendre les mécanismes complexes de la décision politique"

Dominique de Villepin

Monday, June 15, 2009

Petit précis de fraude électorale.

Quelle mouche a piqué nos éditorialistes ?

Enfin que veut-on prouver en nous rabattant qu’un sombre vizir iranien se serait porté coupable de déguisement électoral ?

Suis-je le seul à me souvenir que les époux Tiberi ont été condamné il y a peu pour des faits –avérés- de fraude électorale ?

Est-il si lointain le temps où W organisaient la non possibilité de vote pour les noirs et les latinos, sous prétexte qu’ils ne voteraient pas pour lui ?

A-t-on fait l’épargne du bal tragique qui s’est joué deux élections de suite en Floride pour des votes qui n’avaient pas été oblitérés comme il se devait ?

Qu’Ahmadinejad ai bourré un peu les urnes, la belle affaire. Il ne sera pas le premier, ni le dernier.

Nos si vertueux journalistes, éditorialistes et autres penseurs n’ont de cesse de nous démontrer à quel point il est bon de vivre dans nos pays libres et démocratiques et non pas sous ces latitudes barbares qui pour des raison encore obscures refusent de s’imprégner des principes élémentaires de la démocratie.


Et Dieu –si cet escroc existe- seul sait combien l’occident s’est acharné à les lui inculquer de gré ou de force….ha qu'il est loin le temps des Saintes Croisades.

Il y a au moins une chose que ces élections m’ont apprise, c’est que l’iranien a un sens civique bien plus prononcé que l’européen : un bref mais instructif coup d’œil aux différents de participations nous enseigne qui en veut et qui s’en branle.

Nos chers journaleux seraient bien inspirés de nous expliquer pourquoi cette désaffection pour la chose politique dans nos régions éclairées contre ce raz de marée pour ces contrées obscurantistes.

Ca n’à que peu d’importance qu’Ahmadinejad ai triché ou non, de toute façon ce n’est pas lui le responsable de la politique de l’Iran mais plutôt une assemblée faite de dignitaire bien plus réactionnaire et dangereux que le barbu cité plus haut, alors qu’on arrête de nous de bassiner avec cette fraude.


L’homme élu n’est que le VRP de ces hauts dignitaires et il ne fait que passer les plats : peu importe la race du chien tenu en laisse si le maître est dangereux.

Sunday, June 14, 2009

Bon gland ne saurait sentir

La déroute de François Bayrou la semaine dernière, me rappelle ce sentiment un peu diffus que l'on ressent lorsque lors d'une soirée une très jolie fille se vautre comme une merde devant l'assistance médusée.

On ricane et on tourne les talons.


Wednesday, June 3, 2009

Les Experts

Je fais partie de ceux qui ont grandi avec des séries télévises. Je ne dirai rien de ma secrète addiction pour l’Ile Fantastique, et aussi Melrose Place-encore que dans ce cas précis c’était par pure penchant pour le stupre et la fornication. Je sais c’est minable mais bon c’était la seule façon de me serrer tout contre une jeune et fort appétissante jeune bruxelloise à la poitrine fort avantageuse et pouvoir simuler les préceptes de la reproduction avec cette dernière.

J’ai grandi en regardant des séries dont la violence était toute suggérée à la manière de l’Agence tout risque – je n’ai jamais vu autant de voiture sortir de la route que dans cette série. Force est de constater que jamais aucun des protagonistes de ladite série n’a jamais été blessé. Un monde somme toute parfait avec les gentils et les bons et les bons gagnaient toujours à la fin avant de s’enfuir en entendant les sirènes de la police toute proche –déjà une incompréhension avec les forces de l’ordre.

Une autre série vraiment intéressante avant les soirées Melrose Place, ce fut les Drôles de Dames : ces jeunes filles aux corps sveltes et pas du tout avares de leurs charmes ont été à la compréhension de certain chapitre de mon cours de biologie. En effet, pour ceux qui comme moi, suivaient en cours de bio, ils se rappellent que le corps de la femme était souvent représenté en coupe transversale ou alors de l’intérieur avec force détail sur les trompes de Fallope. Pas de quoi alimenter des rêves humides pour adolescent pré pubères.  Alors que Kate Jackson, Farrah Fawcett et Cheryl Ladd en jeans moulant et marcel c’est tout de même plus parlant.

Comment ne pas mentionner l’homme qui valait cent milliards – il est à noter qu’aujourd’hui on en connait certains qui valent ladite somme et ne ressemble en rien à ce droïde qui saute par-dessus les voitures dans un bruitage digne de Tétris, finalement la crise a du bon-. Quel bonheur que de voir se gars en jeans moulant et tiag sauver le monde avec un corps entièrement refait – nul doute que cette série aura contribué à l’essor de la chirurgie plastique : il est bon de rappeler que le concept a été repris quelques années plus tard avec Chuck Norris dans le rôle du sauveur, outre la force herculéenne, le jeans et les tiags, il a simplement rajouté une énorme boucle de ceinture. Texas ranger lui aussi sautait par-dessus les voitures en flamme et coursait les bandits avec ces chemises de bucheron canadien.

De toutes les séries qui ont bercé mon enfance, je chéris Manimal.

Rappelons ici brièvement le synopsis : Jessie Chase, belle situation, jeune, beau garçon. Un homme qui a un avenir des plus brillants et un passé des plus obscurs. Des replis les plus profonds de l'Afrique aux sommets les plus élevés du Tibet, héritier du savoir de son père et des sombres mystères de l'univers. Jessie Chase, le maître des secrets qui ont séparé l'homme de l'animal et l'animal de l'homme : l'homme-animal !

Manimal, pour des raisons qui me sont encore inexplicables, n’a pas trouvé son public, car il faut en convenir une série qui se termine au bout de 11 épisodes, ne peut en aucun cas être qualifiée de succès : je rends toute fois grâce aux chefs machinistes et délégués aux effets spéciaux qui nous ont fait vibrer du fond de nos canapés le dimanche soir en regardant FR3.

Pour d’évidentes raisons de réduction des coûts qu’impliquent une superproduction de cette envergure, Jessie se transformait très souvent en aigle ou en panthère et on avait droit à la transformation, pour les autres créatures, un habile mais néanmoins suggestif close-up sur ses joues et hop apparaissait le dauphin. Un régal.

C’est en ayant toutes ces séries en tête que j’essaie aujourd’hui de regarder les récentes productions qui vont des experts aux experts, et experts enfin pour terminer.

Toutes les séries actuelles, certes avec un nom différent, sont toutes des succédanés des experts de Las Vegas.

En deux mots voici le synopsis : des experts.

Sérieusement ces héros, outre le fait qu’ils soient des policiers émérites, avec jeans moulants et tiag désert oblige, sont aussi d’éminents agrégés en biologie appliquée, maitre de conférence à l’université de Las Vegas en chimie moléculaire et enfin récipiendaire de prix honoris causa de l’université libre de Bruxelles en physique cantique. C’est pour dire si d’un coup d’œil ils savent reconnaitre la composition du dentifrice par rapport au liquide séminal dans une salle de bain souillé par un assassinat particulièrement crapuleux.

Je ne voudrais pas ici tuer la magie de la série mais qu’on m’explique ce que des gens aussi calés vont se faire chier dans le désert du Nevada dans une ville pleine de prostitués et de drogués, en étant payés aux lance-pierre et sans aucune perspective familiale ni même professionnelle. Quand on pense à la soif du lucre qui anime chacun d’entre nous, ça me semble un peu démentiel.

Passons cette anomalie sur leurs qualifications et intéressons nous in bref instant aux histoires : des experts sont appelés sur les de crime pour déterminer si la tâche rouge sur le tapis de la salle de bain est bien du sang ou simplement  une éclaboussure de la solution buccale qu’utilisait l’assassiné pour prévenir son haleine un peu chargé. Mouais…

Pourquoi la mairie irait s’embarrasser d’enquêtes coûteuses pour déterminer qui à tuer un clodo dont l’épisode nous apprend assez rapidement d’ailleurs qu’il n’avait pas de famille, pas d’argent et surtout ils faisaient du tort au bar tabac où il avait élu domicile avec son caddie qu’il avait piqué au Wal Mart lorsque son licenciement pour faute grave lui avait été signifié en octobre 1987  suite à une altercation avec son supérieur hiérarchique, homosexuel, avec qui il couchait dans les réserves de même Wal Mart  sous l’emprise d’alcool frelaté acheté déjà à l’époque au même bar tabac dont on parle plus haut ? Je vous le demande, pourquoi ?

Au moins dans Colombo, non seulement on connaissait le meurtrier assez rapidement –donc on pouvait se barrer ou s’endormir, mais aussi les crimes étaient perpétués dans des milieux assez aisés pour qui le maire de la ville n’avait aucun scrupule à dépenser les deniers publics afin de protéger la probité de Winthorp Allister, grand donateur au bal annuel de la police de Los Angeles.

Comble du malheur toutes ces séries sont dupliquées à l’infini, Miami, New York, Paris –oui je sais c’est incroyable- mais aussi le concept semble s’essouffler avec ces ersatz : autant Las Vegas se laisse regarder en glissant vers un sommeil salutaire, autant le reste c’est agressif, racoleur, et surtout nul.

D’ailleurs si quelqu’un connait le numéro du régisseur des experts Miami qu’il n’hésite pas à lui demander d’y aller mollo sur l’orange : ca fait mal aux yeux mais en plus une ville entière qui a le teint façon Armani ce n’est pas crédible. Aussi pour qui a déjà visité une ville américaine, la proportion de bombe au mètre carré n’est pas aussi élevée.

Le rôle de la télévision n’est-elle pas de donner un peu d’oxygène au cerveau après une journée de labeur –ou pas vu le nombre croissant de chômeurs- mais au moins de faire rêver ? Je n’aime pas trop qu’on m’apprenne comment commettre le crime parfait après avoir rêvé toute la journée de tuer mon patron.

 

ISRAEL MON AMOUR DE FRANCE

Chers amis, il est des sujets qu’il vaut mieux éviter d’aborder sous peine de se faire cramer en place publique. Pourtant, il s’agit souvent des sujets impérieux. La France n’est pas cette douce France promise. Elle se barre en eau d’égouts, c’est à craindre. Je le redis direct : il y a comme ça, des problèmes qu’il vaut mieux éviter d’entamer en toute indépendance sous peine de se faire cramer sur le champ. C’est affligeant, mais faut bien l’admettre. Tant de bonshommes, écrivains, politiques ou philosophes se sont fait lourder pour avoir tenu des propos non certifiés conformes.

 J’éviterai tout de go de faire défiler les noms. Je risquerais de perdre les lecteurs dés les premières lignes. Ce serait dommage. Pourtant, je me gênerai pas d’en citer quelques-uns plus tard avec toutes les bourdes qui les ont entourées à l’unanimité si bien qu’aujourd’hui, camarades, on n’est pas dans la mêlasse faute d’avoir bien voulu confier le crachoir aux bileux ou aux critiques un peu trop sur la brèche ! Bref, Docteur Verdier Jacob prend un gros courage. Il tient à préciser cependant que le texte qui suit n’est pas un brûlot, ni une étude d’universitaire, mais bien la rédaction d’un zig du quidam, ce que les gentlemen de la haute appellent le vulgaire. La brigue du Docteur, elle se veut apaisante et réconciliatrice.

 Bien conscient qu’il faut mieux éviter de contrarier les aboyeurs publics à tendance pyromanes, Verdier Jacob s’en bat la race, il s’y colle, le fou, il se met à poil devant vous et aussi devant le rouleau compresseur des pouvoirs, diabolisant à l’unisson et avec force influence ceux qui, comme lui, osent émettre des doutes sur le sérieux des tronches monopolisant le débat public. Il se dit qu’il ferait mieux de garder pour lui ses soupçons d’une France d’ores et déjà colonisée par le capitalisme. Il n’omet pas de blagouiller sur le NPA au passage. Il se demande comment la France est devenue folle dans les vingt ans qu’ont suivis l’opulence des trente glorieuses. Il se rappelle la montée lepéniste en corrélation avec le socialisme passif face à une partie de ses responsabilités, tout en sachant d’avance qu’il va faire grincer les dents. Il se dit enfin qu’on ne s’interroge pas sur les réalités du sionisme sans orage dans le ciel, sans recevoir quelques volées de bois verts en retour. Verdier sait ce qu’il risque à se jeter dans ces sujets brûlants. Mais au lieu de cultiver une vie indifférente à l’attristant barouf, il cherche à vivre ensemble sans fins, allant à l’encontre de tels humains ou de tels autres et, sans moyens brutaux pour les faire choir. Il est vrai qu’entre frères, on se passe pas du tout d’affect, ni d’affliction. Les susceptibilités sont exacerbées ? Faut pas que ça nous empêche de causer, de se comprendre et ce, malgré les affections ou les instincts belliqueux.

1.     CAPITALISME, D’UN SEVRAGE À LA FRANCAISE Besancenot, la louve du système et la saturation du progrès

J’ai tenté de piger l’approche au père Besancenot. À ce que j’entends et bouquine, le NPA vise à abolir le capitalisme, purement et simplement, qui pis est, vers l’auto-gestion ? Bigre de bougre, quel programme pimpant. À un examen judicieux de l’appareil politico-financier mondial, l’auto-gestion en réponse, ça paraît un peu chiche, même si l’intention reste gentillette. Nous les occidentaux, on est des plantes foutûment carnivores, des légumes à la gueule largement ouverte. Le pétard au profond du canap’ made in china, on en graille à fond des produits importés de tous les horizons. Faute de sortir de chez soi, on sature notre coco à base de poulet du Canada, de bœuf de Belgique, de tomates du Maroc. Quelle ingratitude de la part du Nouveau Parti Anti-Capitaliste ! Si Besancenot est un si grand minet devenu, c’est bien parce qu’il a glouglouté du lait Candia, qu’il a boulotté des crevettes d’Equateur ou des kiwis néo-zélandais. Le capitalisme est une louve nourricière, le vilipender ainsi revient à cracher sur sa mère. Comment lâcher sans tourment le sein nourricier ? Sans manque, ni substitution ? En envisageant le sevrage, la révolution prend d’autres allures. Tout facteur qu’il soit, Besancenot montre une panse bien assez assouvie pour rendre fin possible le rêve de sa politique.

 Cependant, je suis assez d’accord sur un point. À force de patience et d’espoirs enfumés, de là à empoigner la fourche populaire contre les tasers, il suffit d’un rien pour que ça déboule furax. Besancenot se proclame révolutionnaire et, français que nous sommes, la tradition revancharde se ravive avec la tentation pressante, hélas, d’aller empaler du politicailleur, du financier bégueule, de l’intellectuel crapuleusement braillard, du journaleux à manivelle.

2.     La France nous manque

Communisme qui a réussi, dit-on, l’exception française a perduré pendant un moment, aujourd’hui c’est du passé. Je veux pas me la jouer cafardeux non plus mais, à mater les films français réalisés durant les trente glorieuses, l’hexagone, il avait autrement de la gueule. J’ai échangé le bout de gras avec un vioque, il m’a assuré qu’à l’époque, quand un patron se prenait trop pour un big boss et qu’il dépassait les bornes, c’était marre. Le salarié, il réglait ça entre homme, il lui fichait une tape à lui faire tomber les arêtes. Le pitaine après, tout piteux, il avait plus que ses mirettes pochées pour y verser des larmes et, s’il allait aux flics, les poulets le rabrouaient en lui disant d’être plus correct avec ses sbires. Aujourd’hui, tu manges de la taule parce que t’as à peine déconné au volant. Aujourd’hui tu ramasses des prunes sans arrêt rien que parce que tu respires. Aujourd’hui, si un chiard expose ses parties à tous les passants et que tu oses lui balancer à la cantonade que tu vas les lui baptiser, histoire qu’il y soit plus repris à s’exhiber devant les pucelles, eh bien, tu dois raquer des centaines d’euros tout en écornant ta réputation parce que, soit disant, t’as traumatisé un mouflet débile. Aujourd’hui, on fiche des gosses en garde à vue parce qu’ils se bastonnent à la récré. Aujourd’hui, ton patron, il fait ce qui veut de ta pomme, il te rend chèvre, il te colonise le corps, l’esprit, le cœur et l’âme. Mais rends-toi compte bordel !

 3.     VINGT ANS DE NEO-COLONISATION EN FRANCE ? Du peuple à la domesticité

C’est que les années 90 sont passées par là. Je peux en parler de ces années, je me les rappelle précisément. Le capitalisme triomphant sur le monde, l’orgueil d’après la chute du mur. La guerre du Golfe. Mitterrand et sa prostate, le Pen diabolisé, Chirac au pouvoir. Maastricht. L’infiltration virulente des atlantistes aux sommets de l’État Providence. Jospin et le MEDEF. Le droit d’ingérence. La guerre du Kosovo.

 

Pendant cette décennie, on commence à entendre les intellos crachouiller sur le peuple. Les chroniqueurs spécialistes, de concert avec toute une génération de journaleux et de politiques qui montent en flèche, se mettent à prôner une gouvernance différente sous couvert d’arguments d’un simplisme imparable, en invectivant haineusement les prétendus privilèges des fonctionnaires ou en dénigrant les spécificités françaises. Ce sont les réformateurs atlantistes. Madelin fut la caricature risible. Ils insufflent progressivement une idée des orientations à suivre, des réformes à mener impérativement, indubitablement, vers où ? Pourquoi ? Nous n’avons pas à le savoir, présomptueux que nous sommes. À les entendre, il faut tout de même en finir avec les débats « franco-français », nous sommes le seul pays à la traîne, à vouloir maintenir fermement ceci, ou à continuer à faire cela, rétrogrades que nous sommes ! À nous dire ce que nous devons faire, comme ça et pas autrement, français, nous nous sentons bien un peu embobinés, nous devinons bien qu’y a de l’entourloupe dans l’air. Des millions de sourcils se froncent, le chant des politicards ne chante plus la France. Crénom, chanterait-il un monde qui n’est plus le nôtre ?

 

Peu à peu la France n’est plus un territoire, un territoire habité avec sa douceur de vivre jamais loin. Peu à peu, la France devient un espace, une étendue de production pressée, caractérisée par la productivité de ses travailleurs, employés à des intérêts inconnus, dépassant les frontières. Les réformes du pouvoir ne sont rien d’autre que la mise en marche d’une colonisation nouvelle qui est celle de nos mœurs, pour le bien de lobbies cyniques, égoïstes, peu soucieux du bien commun. C’est bien les intérêts nocifs pour les nombreux qu’il nous faut combattre. Intérêts gardés rageusement par une collusion entre finance, politique et medias. Comment fût cela, vingt dieux, possible ?

4.     La trahison des représentativités

À la fin des années 90, l’attention des atlantistes, mondialistes, occidentalistes, marquée de carambouillages généralisés, est d’ores et déjà perçue par les bons franchouillards que nous sommes. Seulement, les représentants, ils ignorent tout de la lente dégradation de nos modes de vie, ils sont trop déconnectés ou bien ils s’en battent les joyeuses. Allez, ils gazouillent de temps à autre un semblant de réprimande. Ça reste du flan de chez flan, de la rhétorique pour le fun. Pendant ce temps, d’autres dirigeants ambitieux se mettent à jouer la vie en rose de leur pipeau, tout en calculant la meilleure manière de brader la manne des acquis sociaux. Des millions de sourcils se froncent, parce que les représentants politiques sonnent creux quand on les apostrophe. Les politiques ne représentent plus que dalle, en fait. Nous les français, nous nous rendons bien compte qu’ils nous laissent mariner dans notre jus, pendant que des gouvernements de plus en plus abstraits, à l’échelle européenne ou que sais-je d’où, décident de la vie dans notre dos ! La parole politique, elle est de plus en plus incompréhensible et non moins stérile en apparence. La trahison flotte dans l’air : nous ne sommes pas bigles tout de même. Oui, à la fin de ces années-là, nous commençons déjà à le dire : y a plus de droite, y a plus de gauche, tous les prétendus responsables jouent le même manège ! Des pantins sans idée, sans conviction du tout, des assoiffés de pouvoirs qu’ils sont tous, ces politiciens bazardés dans l’arène. Et une fois qu’ils ont eu leur poste, obtenu après avoir déployé des trésors de séduction, bah, ils ronflent sur leurs lauriers et ils s’engraissent, les cons.

 

La gauche, le PS, dans ces années-là, il a fortement déconné. Le responsable la plus probable de la « surdroitisation » du pays ? La gauche, chiffe molle socialiste. Parce que, si je ne m’abuse, si y a bien un idéal à mener, c’est quand même du bord socialiste, non ? D’autant plus lorsque le mot « social », il s’apprête à devenir inconsidérément péjoratif. Bercés par un train-train sans queue ni tête, ni burne, ils gardent les œillères au moment où la France se met à souffrir sans comprendre, sans lutter, sans débattre. Attentif à la clameur populaire, ils font parfois mine de l’être mais toujours en raison de prévisions électorales.

 

5.     La montée de l’extrême droite et sa récupération triomphante

Le Pen, il le disait déjà au fil de cette décennie : les médias lui coupent la chique. Pour se faire entendre, pour retentir dans l’opinion, il était contraint de mener des coups d’éclat, peu éclatant certes : il devait faire de la provo grave. Il décriait notamment la juiverie et son passé persécuté, les maghrébins et leur odeur de mouton terroriste. Là, il assurait quelques couvertures, pendant un ou deux jours. Il se faisait remarquer, pour sûr. Les journaux prenaient un malin plaisir à citer ses incartades en criant haro sur le démon pétainiste ! Pour autant, à l’écouter intégralement d’une anse attentive, il était hélas pas si balourd, le borgne. À cette époque, ça le rend d’autant plus redoutable. Quand il se pique d’analyse sociologique, qu’il pointe les faits, il est plutôt séduisant et finaud, dans le contexte. Il méritait des réponses et des vrais arguments en retour. Pourtant, au lieu d’accepter le fond du débat, le dialogue requis, au lieu de discutailler l’analyse délicate en réfutant les excès, les socialistes ont préféré boycotter le nationaliste en bloc, le diaboliser. D’un côté, les fadaises de gauche persistent, d’un autre la droite prépare son business, tandis que dans son coin, l’extrême droite tire la sonnette d’alarme à l’adresse de tous les français sur l’augure que prend l’Europe sans frontière, l’économie mondiale. L’extrême droite ne manque pas d’accuser au passage, certes à sa manière, le véritable problème de l’immigration, problème royalement ignoré par tous les autres politicos. Problème qui aurait dû être pris en main avec soin, on s’en aperçoit aujourd’hui avec l’ascension fâcheuse de nos ministres de la race. Durant toute cette décennie, plutôt que de s’adonner aux échanges, aux combats d’idées, propres à une démocratie qui se respecte, eh bien, les gauchos ont préféré faire les sourdingues. À chaque meeting du Front National, de Courbevoie à la Place de l’Opéra, ils envoyaient leurs rejetons lycéens et étudiants, trop insouciants, scandés des slogans oiseux pour ruiner un parti politique, pourtant réellement emblématique. Refuser le droit d’exister à un parti dont l’électorat est non négligeable, c’est une offense faite à nombre de contribuables ! C’est tout bonnement inacceptable. Il n’y a pas de fumée sans feu, c’est pourquoi, on ne peut refuser sérieusement le débat à qui que ce soit. La diabolisation de Le Pen était une grave erreur.

 

La campagne présidentielle de 2002 a été une sombre débandade. Si Le Pen avait eu sa place, on aurait peut-être bien sauvé les meubles. Et le thème choisi pour remporter les suffrages aurait été autrement moins extrémiste. Remember. C’était le délire sécuritaire ! Le Pen dénonçait la « lepenisation des esprits ». Il avait raison. Jospin a eu ce qu’il méritait. Sarkosy, lui, a flairé le créneau en prenant le pouvoir en chiraquie : il s’est s’accaparé les idées les plus sordides du borgne, avec une analyse approximative. Et maintenant ? On est dans une dictature chaque jour plus virulente. Merci la gauche molle, on vous retient. La droite gagnera à nouveau les européennes à cause d’elle, sur un programme, si ce n’est inexistant au moins peu ébruité au principal concerné, c’est-à-dire, le peuple.

 

6.     OUVERTURE SUR LE DÉBAT AUTOUR DU SIONISME "blacks, blancs, beurres", mon amour

Voilà que je m’apprête à rendre hommage aux français des cultures diverses. Bien que ce soit taper méchamment dans les lieux communs, je m’y colle tout de même. Déjà, j’entends les ricanements et les critiques fusés taxant mes propos de niaiseries. M’enfin, les gens, à priori, j’ai rien contre et je le dis, sans démago. J’insiste, sans faire mon populo à balles deux. Sérieux, il m’arrive parfois de me prendre d’affection pour un flâneur de la place, pour une dame radieuse qui passe, un vieux avec des beaux traits, un marmot de couleur qui tient pas en place dans le train mais qu’est marrant, ô combien. Les noirs, les arabes, les juifs, les noiches et les autres, ici ou ailleurs, je trouve ça plutôt engageant qu’on grandisse sur le même sol, qu’on se le tienne pour dit, je vous assure ! Les connards, les dominateurs, les pingres, les haineux, les butés, ils viennent de toutes les contrées. C’est pas réservé à telle ou telle culture d’être un nullard ou un génie. En France, peut-être moins à la première génération d’immigration, mais dés la seconde, on parle tous la même langue. Je le rappelle, tout simplement : comment voir autrement la diversité dans nos frontières autrement qu’une richesse ? Toute proportion gardée, le hic, les copains, c’est quand un black me parle comme si j’étais un colon potentiel, quand un rebeu me prend pour un dangereux infidèle ou qu’un feuge me soupçonne de collabo malfaisant, enfin merde. L’ouverture des frontières, dans nos mœurs, ça a eu ça de grandiose qu’un bon nombre d’esprits du commun s’est ouvert naturellement. Je suis blanc comme un linge, bonne face de franchouillard. Aux temps de l’esclavage et aussi de Vichy, je suis pas sûr que grande partie de mes ancêtres traînaient ses basques dans le pays de mon enfance.

7.     Contre le relativisme des mémoires

La sauvagerie, je sais qu’elle existe. Il y a de quoi être horrifié par ce qu’on apprend. Les crimes qu’un groupe d’hommes inflige à un autre groupe d’hommes, il faut pas les ignorer. S’en souvenir pour éviter la récidive, entièrement d’accord. Les noirs traités comme des singes. Ça me fout en rogne, ça me donne envie de boxer un sac jusqu’en ôter la honte. Le génocide des juifs pendant la seconde guerre ? C’est à gerber copieusement. La plus dégueulasse des industries jamais connue. Les crimes qui viennent ensuite, ils me fâchent aussi très certainement. Mais dans ma mémoire, y a de culpabilité aucune. La vigilance, elle l’est, aux aguets. J’ai mal dans ma chair, comprends, je suis noir, je suis juif, je suis l’homme qu’on persécute, bordel. Il manque, le relativisme dans nos mémoires. La mémoire n’est pas un camp élevé contre un autre. La mémoire, elle est universelle. Au final, l’homme est le bourreau et la victime. La mémoire est universelle autant que la couleur du sang !

8.     Où va-t-on ?

Arrêtons, arrêtons. Qui a paradé en France avec la détermination de flinguer un Juif ? Enfin, qui a fait ça ? Y a aucun meurtre dans l’air. Alors faudrait pas nous jeter la pierre parce qu’on s’est juste permis de balancer des réserves. Si on cause, c’est avec du discernement. Faudrait pas partir du principe qu’on est des rustauds à la mords-moi-les-balloches. Quand on cherche à comprendre, qu’on se creuse les méninges avec un peu de patience, c’est pas pour autant qu’on y égare notre équanimité ou qu’on se met à bastonner à mort le gobe-mouche venu, faute de trouver les raisons. La maîtrise de soi, on est pas les dernier à la conserver. Parce qu’à cette heure, personne dans le débat public, que je sache, n’a menacé de tuer les juifs de France ou de Navarre. Deux ans avant une attaque cérébrale, en 2004, Ariel Sharon prévient pourtant : la France montre des signes inquiétants d’antisémitisme. Difficile de savoir s’il se gourre tant l’hystérie décolle. Le débat rage, passionné et surtout impigeable. Le débat, à vif, file sur la corde. Tout serré qu’il est entre les susceptibilités, les exaspérations, les alarmes.

 

Israël rayonne sur le monde. Bienvenu dans la jungle des résolutions, des revendications face à une délicate question d’héritage. De conflit en conflit, les identités explosent dans la région du Proche-Orient. Le souffle décoiffe jusqu’en Occident. L’explosion sourde, sale, échauffe les esprits. Les débats affluent et avec ça, les aminches, si vous prenez pas parti comme il faut, mieux vaut la boucler sinon gare à vos mollets. Indéfiniment, le conflit mouille le champ politique. Le conflit émousse notre paix intérieure. Le conflit lointain nous force soit à camper sur la défensive, soit à nous prostrer dans le silence de peur d’envenimer l’ambiance ou de passer pour anti-je-ne-sais-quoi. Pourquoi la question juive est-elle si brûlante en France ?

 

Gaulois, gauloises, nous n’avons rien avoir avec les conflits du Proche-Orient. Pourquoi la susceptibilité de telle communauté ferait-elle à ce point autorité dans l’hexagone ? Question fondée, je vous jure, y a qu’à suivre les actus journellement entre les remerciements et les affectations, les unanimités et les révérences.

9.     Bon à dire

La France, elle se dessinerait avec les grandes décisions venues d’hommes influents d’une époque. Le conflit israélo-palestinien demeurerait une toile de fond. Est-ce qu’être juif signifie être sioniste ? Est-ce qu’être sioniste signifie être juif ? Je dirais qu’oui, même si y a des extrêmes. Naître juif au XXIème siècle, si j’ai bien reçu le message, c’est être sioniste culturellement, espérer en et vivre pour Israël, la délivrance d’une longue errance. Ceux qui justifient les crimes d’Israël sont eux, aux extrêmes, pris d’ivresse, une génération de violence. Parmi les grands pontes de l’économie, des médias, de la finance, de la politique, toute une ribambelle se réclame d’un sionisme proche de l’actuel Israël. Mais écoute plutôt, dans un moment où le contribuable moyen, il se fait entuber à tire-larigot, le sionisme qu’on aperçoit à la télé, il provoque les soupçons et l’énervement. Parce qu’il cristalliserait bien des colères.

10.   Tristes parfums

Où qu’on ait pris racine, le patchwork des cultures est présent. L’identité a ça de complexe qu’on est tous concernés. Par tous les coins de la lorgnette, l’affolement a l’air de gagner les autochtones de la planète. Israël est un pays sans frontière, tout comme Jérusalem magnétise nos cités. Au Proche-Orient le conflit sévit, brutal, déchirant. Je ne suis pas sioniste de culture. Je me joins à l’émotion des peuples qui, athées ou religieux, sionistes ou islamiques, assistent au siège des autres habitants de notre terre promise : les palestiniens de Palestine.

 

Israël, écoute, ton territoire est vaste. Aspiration, espérance de millions d’hommes. Psychique, affectif, historique, à l’origine des traditions de nos livres révélés. Israël, qui peut nier le fait de ton existence ? Israël, tu demeures présente. Tu es le corps de ceux qui te désirent, le travail de ceux qui te façonnent. Israël, ton pays diffère tellement des autres. Car les terres que tu implores seront-elles les tiennes tant que tu engageras la force pour les conquérir ?

 

Un procédé de communication. Une illusion des images, mauvaise grâce de l’information publicitaire. Montages et prises de vues permettent de nous donner l’impression résolue qu’un stade est bondé de supporters. En fait, il est rempli qu’au dixième. J’ai bien peur qu’il en aille ainsi du sionisme rapporté par nos informations nationales. Je me joins à la peine de ceux qui voient se brouiller leur rêve : à travers des nappes de phosphore blanc, aurions-nous assisté à des événements cet hiver à Gaza ? Sur le moment, la connivence des médias, non dans la présentation des faits mais dans la partialité des analyses, elle saute à nos yeux. Ces prétendus intellectuels, parisiens de surcroît, ayant pignon sur rue, évitent soigneusement d’approfondir la sévérité des représailles. Un semestre écoulé depuis, que la mémoire paraît sélective s’ils ne reviennent pas sur les faits. Le débat public tait les voix accusatrices. L’état militaire nuit à l’Israël auquel le monde aspire.

 

Tu vois, la Terre Sainte sous le joug des autorités, Israël. L’histoire est une machine à fabriquer les illusions. L’histoire n’a plus de prise sur nous. Israël, réveille-toi, tu es privé des terres. Quand finira ton exil ? Terre d’espérance, l’ambition a chassé la raison, la guerre les prières.

  

11.   EN GUISE DE CONCLUSION Levée des tabous au lieu de boucliers

Il serait temps, que les tabous se lèvent. L’ambiance est fin pesante, ça poque le moisi dans nos régions. Entre les tarés d’intellos pyromanes qui traitent le moindre zigoto subversif de tueurs de juifs et Dieudo à l’autre extrême, tout aussi pyromane mais cramé par l’ensemble de la presse, qui stigmatise, lui, un sionisme activiste et conspirationniste sévissant dans toutes les strates du système capitaliste en crise, y a de quoi y paumer totalement son latin.

 

Rappelons tout de même que le sionisme est né et s’est répandu d’abord et avant tout en Europe et, plus largement en occident, depuis plus d’un siècle. Quoiqu’en prétende obscurément le parrain d’un des rejetons du turlupin noiraud, la seconde guerre a exterminé massivement le peuple des exilés d’Israël. D’aucuns soutiennent que le plan de partage de la Palestine en deux états indépendants, juif et arabe, par l’ONU en novembre 1947, n’a d’autres raisons qu’une volonté occidentale d’apaiser sa conscience de la lourde culpabilité du génocide perpétré sur le continent européen. Cette thèse me paraît tantinet schématique mais pourquoi pas. En tout état de cause, comment la très sainte et messianique ONU peut-elle décréter que tel état existant sera désormais partagé en deux ? Rien que la naissance de l’Israël que nous connaissons me paraît extravagante ! C’était il y a belle lurette, alors passons. L’Israël est aujourd’hui présent, territoire délimité par des frontières, de gré ou de force.

 

À s’y pencher de plus près, nous constatons que le sionisme est fils d’Occident, d’un occident moderne, c’est-à-dire laïc et séculaire. Cet Occident tout-puissant, fier et orgueilleux, inventeur du positivisme, zélateur du progrès mondial. Nous savons le glissement qui s’est opéré de la Renaissance aux Lumières et des Lumières au progressisme dévoyé, industriel et cynique. Le système capitaliste apparaît aujourd’hui dans toute sa gloire écoeurante, génératrice de précarité, de pauvreté et d’iniquité odieuse.

12.   Entre sensualité paillarde et sionisme d’extrême droite

En humant l’air, je crois profondément, pour ma part, que le peuple français n’aspire qu’à habiter son territoire dans la douceur et, je dirais même dans sa sensualité paillarde, à la bonne franquette quoi. Nous assistons désolés et impuissants au démantèlement de notre pays au profit d’une autorité abstraite qui est tout sauf attentive à cette aspiration française, dans un processus qui semble bien peu soucieux du bien-être des habitants de l’hexagone.

 

La décennie quatre-vingt-dix a été celle des trahisons, du triomphe de la droite parano et sécuritaire, du triomphe de l’argent à tout va, à la fois vulgaire et avilissant. Dans ce contexte de déréliction, avec une conjoncture économique à bout de souffle, nous assistons à une collusion médiatique horripilante amalgamant notamment, réserves sur le sionisme à antisionisme et antisionisme à antisémitisme. Richard Labévière, lourdé de RFI, pour ses positions pro-palestiniennes. Alain Ménargue, journaliste de RFI, mis à la porte pour avoir osé taxer l’État actuel d’Israël, d’État raciste. Dieudonné que Guéant a ridiculement brocardé (sûrement pour des motifs électoralistes) et à qui une foule de trublions débilos a voulu empêcher de présenter sa liste aux européennes. Je passe sur le camp adverse entre Finkielkraut et les autres activistes du sionisme d’extrême droite susdécrit. Ils ont pignon sur rue et savent bien jouer des coudes pour obstruer la liberté de s’exprimer et biaiser le débat public. Gaulois, gauloises, nous ne sommes pas biglouches. Ce capharnaüm cache bien des enjeux opaques. Nous percevons que notre économie est délirante et agit peu en notre faveur. Nous conservons nombreux la mémoire des atrocités guerrières et, les médias tendancieux, refusant d’ouvrir ses yeux sur Gaza, refusant les débats légitimes et, partant, fixant incompréhensions et crispations, nous posent questions sur l’ensemble de la conjoncture.

 

 

La gauche d’une mollesse complice nous fout dans la merdasse, les autres gauches ne sont pas assez fortes pour contrebalancer le pouvoir de la majorité présidentielle, passée maître dans l’art de contrôler l’électorat. Il est temps pour nous de nous entendre, de cesser de porter crédit à qui diabolise ou crame son prochain. Il est temps pour nous d’écouter toutes les voix voulant toucher un mot dans nos contrées, toutes les voix sur un pied d’égalité. Il est temps que nous, le peuple, nous entendions en vue de recouvrer notre bon vivre et de réfléchir aux conditions.

 

Docteur Verdier Jacob