Thursday, July 30, 2009

Franklin P. Jones

”Love doesn’t make the world go ’round. Love is what makes the ride worthwhile.”

Monday, July 27, 2009

Je n’aime pas être contredit par des subalternes. Surtout lorsque j’ai tort.

Un récent problème de voisinage a capté mon attention ces derniers jours. Non pas celui de dimanche soir à Watts.

Comme il se doit dans tout bon trouble de l’ordre public qui doit produire un excellent fait divers sur lequel les différents protagonistes télévisuels, communément appelé experts, auront tout le loisir d’exercer leur lucrative mais néanmoins inutile masturbation intellectuelle, la voisine bien attentionnée qui appelle la police croyant déceler de la graine de délinquant lorsque un vieillard se déplaçant à l’aide d’une canne et un chauffeur de taxi arthritique joignant leurs maigres forces afin de défoncer la porte d’une habitation ; les deux derniers intervenants clôturant le casting de ce bal tragique.

C’est ici que les versions diffèrent, comme souvent lorsque la police justifie l’usage de la force contre je vous le rappelle un vieillard, qui plus est chez lui. La police invoque, à juste titre, l’insubordination de l’individu qui refusait de décliner son identité selon le strict guide protocolaire de la police fédérale américaine. Henry Louis Gates, le vieillard en question, a expliqué avoir très peu goûté à la procédure de contrôle d’identité diligenter par l’officier par le Sergent James Crowley.

C’est ici que je fais une pause historique pour resituer le débat : Mr Gates est un imminent professeur de la non moins fameuse université d’Harvard, occupant la chaire réservé aux questions raciales –quel heureux hasard. Le Sergent Crowley, bien qu’anonyme pour la plupart des personnes de cette terre, n’en est pas moins célèbre dans la communauté du Massachussetts pour avoir tenté de réanimer un basketteur noir pris d’un malaise en 1993, mais aussi il est l’officier instructeur du Racial Profiling depuis 2004.

Je ne vais pas couvrir le fond de l’histoire parce qu’en vérité ce n’est pas l’objet du présent débat mais rappelons tout de même qu’il vous est loisible de crier sur un policier, ou encore désobéir s’il vous demande de vous mettre sur le côté (ce sont les faits reprochés par le policier au professeur et qui ne sont en rien constitutifs d’un désordre sur la voie public, surtout si ça se passe chez vous). Mais il faut ne pas perdre de vue que nous payons des impôts pour que les policiers se déplacent et vérifient lorsqu’il y a un appel d’un justiciable, on est toujours content de les voir lorsque le fait est avéré.

Ce qui m’importune dans ce triste épisode ce sont les réactions de Barack et de Skip.

Contrairement à ce que les gens peuvent penser Skip Gates ne s’est pas senti insulté parce que policier à pu proférer des remarques racistes à son endroit –franchement si c’était le cas vous ne pensez pas que le chauffeur de taxi s’en serait fait l’écho et que Skip les aurait énuméré lors de sa conférence de presse et surtout mandaté un avocat pour lui rendre justice- non il a été vexé.

Vexé parce qu’on ait pu le prendre lui pour un vulgaire voleur. Lui le professeur d’Harvard. Lui l’ami de Barack. Lui qui revenait d’un long voyage alors que le policier n’avait jamais quitté le Massachussetts.

Oui il était juste vexé qu’on ai pu le confondre avec les autres. Mais si vous savez ces noirs qui vivent dans des quartiers défavorisés, qui violent, volent, tuent et font régulièrement les titres du Fox News.

Il a été vexé d’avoir été pris pour ce qu’il est, un noir. C’est un crime de lèse majesté pour ce genre de personnage qui estime qu’avec son ascension sociale, il s’est soustrait définitivement à la population dont il est pourtant issu, appartenance qui s’exprime à tout instant et qu’il est impossible d’esquiver.

C’est sa cicatrice d’Albator à lui : c’est disgracieux mais c’est un très lucratif fond de commerce.

Barack. Lui non plus n’est pas noir. Il a été un moment, un jour mais c’est promis avec son élection il va se soigner et ne prononcera pas discours qui pourraient blesser les consciences, réveiller le spectre de la question raciale. Promis. Barack ce sera le président des blancs et des noirs.

Quelle vaste blague. Des incidents de type raciaux, comme ils disent, il y en a eu de tous types et avec des degrés de violence variables depuis l’élection du messie exterminateur de mouches d’une chiquenaude pendant le 20h du CBS News. Mais pas un mot. Pas une remarque, pas une allusion. Que ces individus qui arrêtent les balles des policiers avec leurs dents, ou qui endiguent la violence policière par de subtils parades à l’aide leurs mâchoires, voire toute autre partie de leur corps, continuent de le faire dans la relative discrétion dont ils ont toujours fait montre et profite de leur notoriété sur youtube.

Je ne dis pas qu’Obama à la larme sélective…en fait si je le dis. Je m’outre contre cette larmoyante diatribe contre un policier apprécié de tous et de toutes simplement parce qu’il a eu à contrôler l’identité d’un de ses amis. D’un seul geste, cet impétrant vient de vouer aux gémonies le sort de millions de personnes potentielles victimes de violence raciale. Barack n’a pas souvent crier au loup mais dieu qu’il l’a crié au plus inopportun des moments. La suspicion, légitime désormais, s’abattra sur lui lorsqu’il voudra se positionner contre une prochaine altercation de ce type.

A force de naviguer avec une ligne éditoriale floue, on finit par perdre ses (é)lecteurs : qu’on ne s’étonne pas si la population tout entière entonne désormais un «Obama je te vois» lors de chaque arrestation.

Thursday, July 23, 2009

Votre anglais est aussi bon que le sandwich...

Pour ceux et celles qui n'ont pas vu "La Môme", je vous encourage à aller le voir.

Le film est bon, très bon.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, tous les acteurs y sont formidables, tous sans exception. Dommage que les prix ne se décernent qu'à l'unité parce que là un prix de gros aurait été nécessaire.

En le visionnant je me suis rappelé que l'autre jour Le Figaro fêtait l'anniversaire de Mireille Matthieu: exemple supplémentaire que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers.

Sunday, July 19, 2009

L'homme qui parlait aux poneys


J'avais réussi à entretenir avec Florent Pagny des rapports de bon voisinage, entendez par là que de sa carrière de chansonnier je ne connaissais que ses entrées et sorties de Vanessa Paradis.

J'avais soigneusement entrepris de ne jamais briser cette harmonieuse relation pour des raisons qui me sont propres mais que l'on peut aisément résumer par le fait que je restais indifférent à sa musique.

Hier néanmoins, soirée pendant laquelle j'avais à choisir entre l'inénarrable sorcier boutonneux Harry Potter ou un quelconque programme de télévision, j'avais choisi de me replonger dans un classique "Les Etrangers sont nuls". En fin de lecture lorsque les paupières sont bien lourdes et l'esprit gonflé de bons mots assassins, je décidai de tenter la boite à rendre idiot avant de gouter du sommeil des justes.

Florent Pagny, à la faveur de la sortie de son nouvel opus, venait donc faire la promotion de sa pop(ote) en direct différé sur les nombreux plateaux de variété.

Et c'est là que la lumière fut.

La qualité de son discours n'avait d'égale que l'originalité de sa défroque: le lecteur perspicace aura compris qu'aucun des deux n'avait de sens.

Que le programmateur de ladite émission soit un fan de ce chanteur, c'est une chose, mais qu'il décide de lui faire expliquer les raisons de la crise mondiale que nous traversons, c'est un peu juste. Je rappelle à toute fin que ledit Florent Pagny se présente volontiers comme le frère spirituel de Johnny Holiday: quand on connait les facétieux apologues du susnommé, les interviews de Florent Pagny devraient être scrupuleusement circonscrites à des domaines telle que la Kawazaki Z 750, le retour de la veste perfecto et des santiags à bout rond voire encore à Vanessa Paradis.


Nul besoin de vous dire que j'ai eu un mal de chien à m'endormir.

Monday, July 13, 2009

Lettre ouverte à Patrick Lozès

Monsieur Lozès,

Je ne suis pas d'accord avec vous, ni avec la horde de loups qui hurlent à l'injustice parce que la justice n'a pas condamné ces jeunes gens aux buchers, à l'émasculation avec usage de vautours des Cévennes, la torture par le feu, le supplice de la goutte d’eau, le lavement à l’eau de javel ou encore la lapidation en place publique avec retransmission en direct sur TF1 et Radio RCJ.

Je ne suis pas d'accord parce que dans une république, lorsque la justice a rendu son jugement, on l'accepte, qu'on la considère juste ou pas.

Je ne suis pas d'accord parce qu'on entend rarement ces organisations juives se répandre dans la presse pour réclamer une plus grande justice lorsqu'un jeune arabe ou noir des cités a été tabassé, on entend rarement ces organisations juives réclamer une plus grande sanction à l'endroit des homophobes.

Je ne suis pas d'accord avec vous parce que par un truchement sémantique fort habile on dissocie trop souvent le racisme et l'antisémitisme, qui pourtant représente la même réalité, et que par le bonheur de l'actualité, lorsque cela va dans le sens des intérêts du moment alors soudain racisme, homophobie et surtout antisémitisme vont de nouveau de pairs

Je ne suis pas d'accord parce que je me souviens que ça fait 5 ans que Zyed et Bouna ont trouvé la mort et que pas un des policiers n'a été poursuivi, ni même le ministre de l'intérieur de l'époque n'a été entendu pour ses déclarations tapageuses mais surtout mensongères sur le déroulement de l'affaire. Et à ce jour aucun communiqué d'organisations juives demandant une plus grande transparence et célérité dans la résolution de cette sordide affaire.

Je ne suis pas d'accord avec vous parce que je ne me rappelle avoir entendu ces organisations juives parader à la gay pride pour une plus grande tolérance envers les homosexuels.

Je ne suis pas d'accord avec vous parce qu'il m'est impossible de soutenir une marche pour une justice à deux vitesses qui devraient reconnaitre le caractère antisémite d'un crime pour soulager une communauté.

Je ne suis pas d'accord parce qu'en tant que juriste je crois fermement à la séparation des pouvoirs et que c'est envoyer un message sibyllin à la république en suppliant la ministre de l'intérieur d'accéder positivement à cette demande.

Je ne suis pas d'accord parce qu’on votre prose et celle de vos thuriféraires, il faudrait créer un tribunal d’exception assortie d’une cellule d’investigation propre pour les crimes dits antisémites : il y a une justice qui doit condamner les coupables et panser les plaies des victimes et ce du mieux qu’elle le peut.

Je ne suis pas d’accord parce qu’en 2004 une jeune baby-sitter juive avait été prétendument agressé dans le RER par des jeunes arabes et noirs parce que justement elle était juive. Lorsqu’on apprit que ce n’était qu’affabulation, je n’ai pas entendu les organisations juives demander la tenue d’un nouveau procès parce que le caractère antisémite manquait dans les attendus du ministère public.

Et surtout monsieur Lozès, je ne suis pas du tout d’accord avec vous parce qu’il m’est impossible de ne compter et pleurer les morts d’un seul camp.

Sunday, July 12, 2009

Bal des débutantes

Enfin une bonne nouvelle dans ce monde qui en est cruellement dépourvu.

Enfin, une occasion franche de se réjouir et de célébrer l'amour dans ce qu'il offre de plus beau et de touchant.

Une dépêche, nous apprend que Patrice Alègre, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour cinq meurtres et six viols en 2002, pour pratique intempestive de sculpture impressionniste à même le visage de ses modèles sans aucune anesthésie pour préserver la virginité de la chair.

Le Guy Georges des soirée Toulousaine, va convoler en juste noce avec Laurence, Montluçuonnaise et mère d'un rejeton de 17 ans, dès qu'elle aura divorcée de son premier mari.

Cette délicieuse personne explique savoir et réprouver totalement les agissements passés de son Patrice chéri, qui selon elle aurait raté la première partie de sa vie.

Doux euphémisme.

Il est à souhaiter que ce ne soit pas elle qui rate la seconde moitié de sa vie.

Thursday, July 9, 2009

Aux Chiennes de Garde,

Je t'ai rencontré en boite de nuit,

je me suis dit qu'il fallait que je te séduise avant minuit,

j'ai mis du GHB dans ton verre,

pour faire connaissance avec tes ovaires,

je t'ai fait l'amour à ton insu,

mais je sais que ça t'aurais plu si tu avais su,

séduire c'est trop dur, j'ai la flegme,

j'ai du GHB pour dire je t'aime.

Fabrice Eboué

Le couple fusionnel

Lui: A quoi tu penses?
Elle: A la même chose que toi...
Lui: Alors pourquoi tu ne lèves pas ton gros cul pour aller chercher cette bière?

Wednesday, July 8, 2009

Fausse Alerte

He oui, c'est avec un soulagement non feint que nous apprenions par un démenti nécessaire suite aux affabulations d’un journal Tunisien, que le vieil escroc d'Aznavour va continuer de nous enfiler profond avec ces commémorations à répétition et les CD live (Dolby Surround) qui vont avec.

Vous ne me voyez pas en ce moment de liesse, mais j’éructe littéralement de joie devant mon écran et ne peut contenir une larme, signe d’une émotion que je ne maitrise plus.

Quelle exaltation.

Monday, July 6, 2009

L'Agent Orange

Robert McNamara n’est plus.

Son nom ne rappelle plus grand-chose.

C’est vrai qu’il a réussi une reconversion à la Banque Mondiale après son plus fameux fiasco.

C’est l’homme de la Baie des Cochons.

Toujours pas?

C'est aussi et surtout l’architecte de la guerre du Vietnam, et c’est grâce à lui que l’on a appris que l’agent orange réduisait la durée de vie et plus important, qu'aujourd’hui la contamination des sols entrainent de graves problèmes de santé (rachitisme, hypertrophie, cancer divers).

Finalement les problèmes de santé de Fidel Castro seraient peut-être liés ?

Non, ne voyons pas le mal partout.

Comme ils disent,...

Ça y est le vieux s’en va.

Une nouvelle fois.

Charles Aznavour a annoncé une énième fois que, promis juré, cette fois, il chante mais c’est la dernière.

Non sans bien sûr avoir demandé que le promoteur de son concert tunisien débourse la bagatelle de €700,000.

En ces temps de disette économique et dans un pays bien connu pour son opulence outrancière, le ménestrel franco-arménien, demande la somme de 75 dinars -€50- pour comparatif, feu Michael Jackson demandait la moitié de la même somme pour un concert.

L’avare chansonnier nous expliquait doctement que, « l’art, le vrai, n’a pas de prix. Les chanson de l’amour, de la vie, de l’espoir valent bien ce prix ».

Tunisiennes, tunisiens, n’y allez pas. Il a déjà fait le coup des millions de fois.

D’abord il ne chante pas et en plus il reviendra vous pourrir votre Festival International de Carthage l’an prochain pour un nouveau concert d’adieu.

Il sillonne depuis des années les villes et villages du monde entier en tentant de vous arracher une larme pour les morts en Arménie, et ensuite il vous enfle grave avec ce qui est supposé être son dernier tour de chant.

J’y ai assisté, moi, à son dernier tour de chant en France au Palais des Congrès, en 2000, à 2OO FF la place, j’aime autant vous dire que mon soubassement s’en souvient encore.

Salop. On finit par avoir de la sympathie pour les turques.

Thursday, July 2, 2009

Alliance Justice

J’aimerais jeter un regard nouveau sur ces irresponsables qui, sous de fallacieux prétextes contestataires, ne daignent pas coopérer pleinement avec les différents organes du système judiciaire, qui œuvrent souvent, au péril de leur vie, à l’administration d’une bonne justice.

Oui mesdames et messieurs, aujourd’hui encore un grand nombre de citoyen, qui soit dit en passant sont généralement les récipiendaires du juteux fruit de prestations sociales –les fainéants-, ne jouent pas le jeu de la réciprocité en effectuant leur devoir civique.

En y regardant de plus près on se rend vite compte que lesdits individus sont bien souvent issus de la banlieue, ces régions pas encore domestiquées qui bordent les alentours de nos villes, là où le feu et la pierre taillée sont l’objet de guerre clanique dans les centres commerciaux.

J’en veux pour preuve l’attitude autrement plus civique dont font preuves différentes populations lorsqu’il s’agit d’apporter son tribut à la bonne administration de nos cités.

Prenons les policiers, souvent vilipendés et stigmatisés par les rapports successifs d’Amnesty International pour d’obscures accusations de xénophobie et voies de fait sur ces populations d’outre Seine : ce ne sont que balivernes et que la justice joue parfaitement son rôle en condamnant ces affabulateurs qui accusent nos forces de l’ordre.

Les policiers donc, qui ont subi en novembre 2007 une odieuse attaque à la mini moto piégée dans la ville de Villiers-le-Bel pendant une anodine patrouille ; ces mêmes policiers par l’intermédiaire de leur courageux syndicat alliance ont trouvé la force de se remettre de cette ignoble attaque et ont tous témoigné pour permettre à la justice de faire son travail et de faire rétablir l’ordre. D’ailleurs Nicolas Sarkozy ne s’y est pas trompé et dans son rôle de gardien de la cité, a encore une fois tapé dans le mille en requérant les assises pour certains de ces racailles en survêtement Adidas et Lacoste.

Il est à préciser que l’information judiciaire ouverte à l’endroit des policiers pour de soit disant violence cette même nuit, est restée, jusqu’à ce jour, lettre morte, encore une fois faute de témoignage.

En novembre 2005, les désormais célèbres émeutes de banlieues –ce n’est pas un hasard, encore en banlieue- ont été le théâtre de violence urbaines inqualifiables. Pensez vous que ces morveux auraient la bonne idée de se présenter au parquet le plus proche pour apporter leurs témoignages afin d’établir les circonstances de la mort de leurs camarades Bouna et Zyed ?

Que nenni.

Quatre ans après les faits aucune avancée spectaculaire sur cette enquête : à croire que les populations locales ne veulent pas aider la justice. Quand même pour le souvenir de leurs amis, ils pourraient tout de même arrêter le trafic de stupéfiant une après-midi ou deux afin de pourvoir un éclairage nouveau sur ces malheureux incidents qui ont enflammé les territoires d’outre Seine. Il est à noter encore que Nicolas Sarkozy a promis de faire la lumière sur cette sordide affaire, mais force est de constater qu’il n’est pas fort épaulé dans sa juste quête de justice.

A la lecture de ces faits, on en conclura que le mois de novembre n’est pas une bonne période pour aller se promener dans les banlieues.

Oui. Et puis il fait sombre assez rapidement, ce qui n’aide pas nos forces de l’ordre à repérer ces populations au teint halé, qui hélas se ressemblent tous une fois le soleil couché.

Une autre sombre affaire a encore tenté de jeter l’opprobre sur les forces de l’ordre : en effet un jeune colombien, ayant subi quelque voies de faits sur la voie publique se rend au commissariat le plus proche –hélas pour lui c’était celui du 18ème arrondissement- pour porter plainte mais aussi solliciter la protection de nos vigies. Il en ressort que le policier en charge de la main courante aurait été agressif -un bel exemple d’oxymore- et qu’il aurait alors subit une fouille à corps avant de se voir signifier une garde à vue alors que l’auteur présumé des violences susmentionnées avait déjà reconnu les faits.

Je ne veux pas briser le concert de louanges qui entourent le récent outing du président dans le nouvel observateur, mais il faudrait quand même que quelqu’un se soucie de la bonne tenue de la justice pour tous. Je ne dis pas que les magistrats, les services internes de la police et les supérieurs des policiers couvrent les agissements de la base mais c’est fichtrement bien imité. Les violences policières ont toujours existé mais là on en arrive à des dérives inexplicables : sous le couvert de cette loi fourre-tout, dite de la rébellion, aucune poursuite n’est possible pour violence dans un commissariat ou lors d’une arrestation un peu expéditive –oups encore un oxymore-. Il est juste et bon que les auteurs d’infractions, crimes et délits soient poursuivies et condamnés mais c’est suicidaire de ne jamais poursuivre ni condamner les policiers.

A trop vouloir taper sur les mêmes, rappelez- vous que le mois de novembre approche à grands pas et que nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles violences sur nos si sympathiques force de l’ordre. C’est bien là le seul exutoire que leur offre le système judiciaire, si j’étais vous j’éviterais tous déplacement au-delà de la Seine à partir du 1er Novembre –c’est aussi le jour de mon anniversaire, et à ce titre toute contribution sonnante et trébuchante sera la bienvenue-.


Où sont les femmes?

Lettres des Chiennes de garde
Aux Machos d’Or, d’Argent et de Bronze


MACHO D’OR
Lettre ouverte des Chiennes de garde à Mgr André Vingt-Trois, cardinal-archevêque de Paris
Monsieur,
Nous avons le profond regret de porter à votre connaissance une mauvaise nouvelle : c’est vous que les Chiennes de garde, association féministe, ont élu comme Macho de l’année 2008.Vous devez cet insigne déshonneur à une phrase que vous avez prononcée lors d’un entretien à Radio Notre-Dame, le 6 novembre 2008. Interrogé sur une plus grande participation de femmes aux célébrations liturgiques, notamment pour la lecture des Écritures, vous avez répondu :« Le plus difficile, c'est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête. »
Comment avez-vous pu, vous, chrétien, vous, haut responsable de l’Église catholique, faire preuve d’un tel manque de respect envers les femmes, qui sont la moitié de l’humanité, constituent plus de la moitié des assemblées dans les églises, et sont aussi très actives dans l'Église, participant à de nombreuses formations, non seulement pour être formées, mais aussi pour enseigner ?
Parmi sept autres gracieusetés sexistes, c’est votre déclaration qui a été choisie, et de très loin (plus du tiers des votants) par un vote à l’aveugle, c’est-à-dire sans indication du nom des auteurs.
C’est la première fois qu’est décerné le titre de « Macho de l’année ». Le résultat de l’élection sera proclamé au cours d’une conférence de presse donnée par les Chiennes de garde. Aurez-vous assez d’humour pour venir en personne recevoir votre titre ?
Veuillez croire, Monsieur, à notre vigilance quant au respect de la dignité des femmes.
* * *


MACHO D’ARGENT
Lettre ouverte des Chiennes de gardeà M. Fabrice Éboué
Monsieur,
Nous avons le regret de porter à votre connaissance une nouvelle qui ne vous fera peut-être pas rire : c’est vous que les Chiennes de garde, association féministe, ont élu comme Macho d’argent de l’année 2008.
Vous devez ce déshonneur à une phrase sexiste que vous avez prononcée le 4 mars 2008, lors de l’émission animée par Marc-Olivier Fogiel, « T'empêches tout le monde de dormir » : « Le féminisme, c'est pas seulement des femmes autoritaires ou des mal-baisées, c'est aussi des lesbiennes ! »
Auriez-vous trouvé drôle qu’un humoriste lance (au troisième degré, bien sûr) : « L’antiracisme, c’est pas seulement des prétentieux coincés du cul, c’est aussi des homos ! » ?

MACHO DE BRONZE
Lettre ouverte des Chiennes de gardeà M. Cavanna
Monsieur,
Nous avons le regret de porter à votre connaissance une nouvelle qui nous désole : c’est vous que les Chiennes de garde, association féministe, ont élu comme Macho de bronze de l’année 2008.
Vous devez ce déshonneur à un passage de votre article publié dans Libération des 12-13 janvier 2008 : « Hillary Clinton, donnée pour vainqueur haut la main aux préliminaires de l’Iowa, se fait étendre dans la bouse comme une vulgaire Ségolène. Je me retiens de jubiler. Va savoir pourquoi ? Après tout, elle ne m’est rien, cette bonne dame en tailleur rose mort-né, au sourire trop honnête pour être aimable, enveloppée de la tête aux pieds de l’angélique clémence de l’épouse fidèle au poste bien que… Elle porte sa dignité en grand cordon de la Légion d’honneur (ont-ils ça, là-bas ?), couperosée comme un pot de géraniums qui s’est retenu au dernier moment de tomber de la fenêtre. »
Nous en sommes d’autant plus navrées que vous avez été, en 1999, l’un des premiers signataires du manifeste des Chiennes de garde, et que vous avez donc, avec nous, témoigné alors de votre engagement de respecter les femmes.
Comment pouvez-vous faire preuve aujourd'hui d’un tel sexisme à l’égard de deux femmes célèbres que vous traînez « dans la bouse », en rabaissant Hillary Clinton avec des commentaires sur son aspect physique sans aucun rapport avec son action (« bonne dame en tailleur rose mort-né », « couperosée comme un pot de géraniums », etc.) ?