Thursday, July 2, 2009

Alliance Justice

J’aimerais jeter un regard nouveau sur ces irresponsables qui, sous de fallacieux prétextes contestataires, ne daignent pas coopérer pleinement avec les différents organes du système judiciaire, qui œuvrent souvent, au péril de leur vie, à l’administration d’une bonne justice.

Oui mesdames et messieurs, aujourd’hui encore un grand nombre de citoyen, qui soit dit en passant sont généralement les récipiendaires du juteux fruit de prestations sociales –les fainéants-, ne jouent pas le jeu de la réciprocité en effectuant leur devoir civique.

En y regardant de plus près on se rend vite compte que lesdits individus sont bien souvent issus de la banlieue, ces régions pas encore domestiquées qui bordent les alentours de nos villes, là où le feu et la pierre taillée sont l’objet de guerre clanique dans les centres commerciaux.

J’en veux pour preuve l’attitude autrement plus civique dont font preuves différentes populations lorsqu’il s’agit d’apporter son tribut à la bonne administration de nos cités.

Prenons les policiers, souvent vilipendés et stigmatisés par les rapports successifs d’Amnesty International pour d’obscures accusations de xénophobie et voies de fait sur ces populations d’outre Seine : ce ne sont que balivernes et que la justice joue parfaitement son rôle en condamnant ces affabulateurs qui accusent nos forces de l’ordre.

Les policiers donc, qui ont subi en novembre 2007 une odieuse attaque à la mini moto piégée dans la ville de Villiers-le-Bel pendant une anodine patrouille ; ces mêmes policiers par l’intermédiaire de leur courageux syndicat alliance ont trouvé la force de se remettre de cette ignoble attaque et ont tous témoigné pour permettre à la justice de faire son travail et de faire rétablir l’ordre. D’ailleurs Nicolas Sarkozy ne s’y est pas trompé et dans son rôle de gardien de la cité, a encore une fois tapé dans le mille en requérant les assises pour certains de ces racailles en survêtement Adidas et Lacoste.

Il est à préciser que l’information judiciaire ouverte à l’endroit des policiers pour de soit disant violence cette même nuit, est restée, jusqu’à ce jour, lettre morte, encore une fois faute de témoignage.

En novembre 2005, les désormais célèbres émeutes de banlieues –ce n’est pas un hasard, encore en banlieue- ont été le théâtre de violence urbaines inqualifiables. Pensez vous que ces morveux auraient la bonne idée de se présenter au parquet le plus proche pour apporter leurs témoignages afin d’établir les circonstances de la mort de leurs camarades Bouna et Zyed ?

Que nenni.

Quatre ans après les faits aucune avancée spectaculaire sur cette enquête : à croire que les populations locales ne veulent pas aider la justice. Quand même pour le souvenir de leurs amis, ils pourraient tout de même arrêter le trafic de stupéfiant une après-midi ou deux afin de pourvoir un éclairage nouveau sur ces malheureux incidents qui ont enflammé les territoires d’outre Seine. Il est à noter encore que Nicolas Sarkozy a promis de faire la lumière sur cette sordide affaire, mais force est de constater qu’il n’est pas fort épaulé dans sa juste quête de justice.

A la lecture de ces faits, on en conclura que le mois de novembre n’est pas une bonne période pour aller se promener dans les banlieues.

Oui. Et puis il fait sombre assez rapidement, ce qui n’aide pas nos forces de l’ordre à repérer ces populations au teint halé, qui hélas se ressemblent tous une fois le soleil couché.

Une autre sombre affaire a encore tenté de jeter l’opprobre sur les forces de l’ordre : en effet un jeune colombien, ayant subi quelque voies de faits sur la voie publique se rend au commissariat le plus proche –hélas pour lui c’était celui du 18ème arrondissement- pour porter plainte mais aussi solliciter la protection de nos vigies. Il en ressort que le policier en charge de la main courante aurait été agressif -un bel exemple d’oxymore- et qu’il aurait alors subit une fouille à corps avant de se voir signifier une garde à vue alors que l’auteur présumé des violences susmentionnées avait déjà reconnu les faits.

Je ne veux pas briser le concert de louanges qui entourent le récent outing du président dans le nouvel observateur, mais il faudrait quand même que quelqu’un se soucie de la bonne tenue de la justice pour tous. Je ne dis pas que les magistrats, les services internes de la police et les supérieurs des policiers couvrent les agissements de la base mais c’est fichtrement bien imité. Les violences policières ont toujours existé mais là on en arrive à des dérives inexplicables : sous le couvert de cette loi fourre-tout, dite de la rébellion, aucune poursuite n’est possible pour violence dans un commissariat ou lors d’une arrestation un peu expéditive –oups encore un oxymore-. Il est juste et bon que les auteurs d’infractions, crimes et délits soient poursuivies et condamnés mais c’est suicidaire de ne jamais poursuivre ni condamner les policiers.

A trop vouloir taper sur les mêmes, rappelez- vous que le mois de novembre approche à grands pas et que nous ne sommes pas à l’abri de nouvelles violences sur nos si sympathiques force de l’ordre. C’est bien là le seul exutoire que leur offre le système judiciaire, si j’étais vous j’éviterais tous déplacement au-delà de la Seine à partir du 1er Novembre –c’est aussi le jour de mon anniversaire, et à ce titre toute contribution sonnante et trébuchante sera la bienvenue-.


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