Sunday, July 19, 2009

L'homme qui parlait aux poneys


J'avais réussi à entretenir avec Florent Pagny des rapports de bon voisinage, entendez par là que de sa carrière de chansonnier je ne connaissais que ses entrées et sorties de Vanessa Paradis.

J'avais soigneusement entrepris de ne jamais briser cette harmonieuse relation pour des raisons qui me sont propres mais que l'on peut aisément résumer par le fait que je restais indifférent à sa musique.

Hier néanmoins, soirée pendant laquelle j'avais à choisir entre l'inénarrable sorcier boutonneux Harry Potter ou un quelconque programme de télévision, j'avais choisi de me replonger dans un classique "Les Etrangers sont nuls". En fin de lecture lorsque les paupières sont bien lourdes et l'esprit gonflé de bons mots assassins, je décidai de tenter la boite à rendre idiot avant de gouter du sommeil des justes.

Florent Pagny, à la faveur de la sortie de son nouvel opus, venait donc faire la promotion de sa pop(ote) en direct différé sur les nombreux plateaux de variété.

Et c'est là que la lumière fut.

La qualité de son discours n'avait d'égale que l'originalité de sa défroque: le lecteur perspicace aura compris qu'aucun des deux n'avait de sens.

Que le programmateur de ladite émission soit un fan de ce chanteur, c'est une chose, mais qu'il décide de lui faire expliquer les raisons de la crise mondiale que nous traversons, c'est un peu juste. Je rappelle à toute fin que ledit Florent Pagny se présente volontiers comme le frère spirituel de Johnny Holiday: quand on connait les facétieux apologues du susnommé, les interviews de Florent Pagny devraient être scrupuleusement circonscrites à des domaines telle que la Kawazaki Z 750, le retour de la veste perfecto et des santiags à bout rond voire encore à Vanessa Paradis.


Nul besoin de vous dire que j'ai eu un mal de chien à m'endormir.

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