Après deux semaines d’un hiatus pas forcément mérité, aux vues des remarques acerbes reçus par votre serviteur, il était normal que je poussai mon coup de gueule pendant que mon ami le lapin de garenne continue sa lente mais néanmoins nécessaire cuisson avec les herbes de Provence, issues de l’agriculture pas forcément biologique turque…ha la Provence.
Bref ce matin je suis remonté contre une autre représentante putative de la cause féminine, non pas que cette dernière possède la moustache, une dentition approximative, une choucroute royale, une gaine couleur chair et la jupe patchwork en tweed –élaboré pendant ses heures de longues méditations très loin de la foule plébéienne- éléments constitutifs de la parfaite militante du mouvement de libération de la femme d’autrefois, chienne de garde aujourd’hui. Connasse.
Aujourd’hui, je suis colère. Ha je suis colère.
Tout avait pourtant bien commencé entre cette inintelligente et moi : elle était jeune et montrait ses seins menus en forme de grain de riz destinées aux enfants faméliques du Sahel après qu’ils eu écouté la tremblante des chanteurs en perfecto pour ladite région qui se remet doucement du passage du french docteur dans ses habits d’Indiana Jones et ses croquignoles couleurs sables…ha c’était le bon temps.
Bon encore une fois je m’égare. Je disais donc que tout avait bien commencé entre moi et cette gourde à frange. Pensez donc, elle a même participait au fantastique film La Moutarde me monte au nez avec une de mes deux idoles de l’époque, l’autre monstre sacré étant Aldo Maccione.
Jane Birkin puisque c’est d’elle qu’il s’agit. Courte d’esprit, longue de jambe. Les dents du bonheur en porte drapeau. Responsable d’un célèbre gynécée, a mis bas deux fois, une fois pour la géniale Charlotte, une fois aussi pour Lou Doillon. Lou, qui nous rappelle chaque jour que l’esthétique est une valeur changeante, puisqu’elle exerce le métier de mannequin.
En revoyant Jane Birkin à la télévision il y a quelque jour j’ai tout d’abord décidé que le temps était enfin venu pour moi d’entamer une longue et fructueuse correspondance avec Eric Besson, ministre émérite de la l’immigration. A moi les joies de la délation, je vais me faire un plaisir de la faire enfermer et renvoyer manu militari après un passage par le centre de Sangatte pour qu’elle puisse profiter d’un tabassage en règle par les autres migrants.
Ca va faire presque 50 ans que cette écervelée à quitter sa Grande Bretagne natale pour venir pour pourrir la vie sur le continent d’abord comme mannequin, ensuite actrice, et concomitamment chanteuse de variété molle du genou, qu’elle a d’ailleurs cagneux. On n’attend pas d’elle qu’elle jongle avec le Bescherelle et le bon usage mais un minimum de syntaxe et de diction ne ferait pas tort. Même l’arabe du coin a compris qu’on ne dit pas une garage ou encore un voiture. Connasse.
Passons encore sur ses difficultés grammaticales et orthographiques, revenons-en sur son œuvre. Forcément immense.
Œuvre, qui, hasard du calendrier, s’est arrêté le jour où un obscur chansonnier slave répondant au nom pas fort auvergnat d’ailleurs de Gainsbourg s’en est allé par la porte de derrière rejoindre le caveau familial sis cimetière Montparnasse, après avoir entretenu de longues années un cancer qui a fini par bien le lui rendre.
Une pensée émue pour ce ménestrel de talent qui, outre des chansons qui restent géniales, avait introduit dans le milieu encore fort corseté et frileux de la télévision une once de bon goût avec les premières chorégraphies topless, contrairement à Mike Brant qui n’a introduit que lui-même.
Jane Birkin, va falloir faire autre chose maintenant : les ventes extrêmement confidentielles de vos derniers opus –pouf pouf- ne sauraient me faire mentir. Vous avez eu votre temps, vos années de gloire mais va falloir y aller maintenant. Que vous nous pondiez un album de remix ou un florilège de vos plus belles mélopées avec Serge passe encore, mais que chaque année soit l’occasion pour vous de nous assommer avec des nouvelles versions inédites tziganes ou arabisantes de vos glorioles passées, il suffit.
Va falloir laisser les droits d’auteurs au seul héritier de Serge et arrêter de nous bourrer le mou avec votre voix de couscoutière de l’East Kensington.
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