Wednesday, September 2, 2009

Banania.


J’ai une détestation particulière pour les rebelles sans cause. J’abhorre les enculeurs de mouche du dimanche, les nazillons de la virgule mal placée, les Pol Pot de la rhétorique creuse.

Il y en a plein nos villes et nos campagnes de ces bileux, nostalgiques des ordres les plus obscures, affolés par tout ce qui bouge et qui ont une maîtrise approximative du Lagarde Michard , ça voit des bandits et des impies partout, ça vit barricadé derrière les actes de procédures et les huissiers y afférents, ça cotise à la milice communale des empêcheurs de tourner en rond, ça baise bobonne en missionnaire dans le noir avec les chaussettes le premier samedi du mois après le porno de canal plus en pensant à la poitrine opulente de la secrétaire.

Il m’est insupportable que cette bande de grumeleux acariâtres aux globes saillants étalent leur déplaisir devant tous nos tribunaux.

Leur dernière saillie, Tintin.

Tintin au Congo.

Au motif fallacieux que ladite bande dessinée véhicule une imagerie dégradante pour le peuple noir.

Rien que ça.

Moi je l’ai lu et il m’a plu.

N’eut été cette bande d’eunuques glabres, je ne m’en serai même pas rendu compte, qu’outre son évidente originalité capillaire, ce reporter transportait des basses idéologies susceptibles de porter ombrage au descendant de Chakha Zulu.

Je frémis à l’idée que ces néfastes personnages puissent intenter un procès aux auteurs de la série Martine, au motif fantaisiste que ladite série illustrée donne une représentation dégradante de la femme, voire qu’elle incite à la pédophilie la plus crasse.

Tout comme les chiennes de garde, j’invite ces caïds de bac à sable à se regrouper en association pour une grande et longue masturbation intellectuelle qui se terminera par une saine et salvatrice explosion d’idées molles du genou annonciatrice de nombreuses et passionnantes batailles judiciaires.

On mesure l’intelligence d’un peuple à sa capacité à se moquer de lui-même.

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