Tuesday, September 22, 2009

Hymne à l’amour


Je suis un peu comme des millions d’anglais, je me réveille aujourd’hui comme on sort d’une doucereuse torpeur dominicale consécutive à une nuit bien arrosé qui naturellement se termine par une orgie orgasmique que seules les étudiantes en échanges linguistiques d’origine suédoises ou texanes justes pubères savent prodiguer à la suite d’absorption de dérivé non homologué par le ministère de la santé de la feuilles de coca, à moins que ce ne soit une décoction à base de GVH. Oui je suis assez dubitatif à l’évocation des relations tumultueuses d’un ancien président de la république et une princesse que l’on ne devinât pas gérontophile.

Ma première réaction était tout naturellement : «elle n’a pas fini de nous faire chier cette princesse de galles ». En ça je n’ai pas changé d’un iota ma ligne de conduite déjà exprimée lorsque cette même princesse, un soir d’été, s’était prise d’une irrépressible envie de décorer le tunnel du pont de l’alma en se livrant au body painting avec son amant de l’époque, héritier d’un obscur créateur de galeries marchandes outre Manche.

Je disais donc que je suis surpris que Diana, la princesse des pauvres qui a pris un soin particulier à ne pas le rester, se soit enticher d’un grabataire flamboyant à la diction incertaine et qui nous rappelle à tous que parfois il est nécessaire de limiter la mobilité des personnes trop âgées pour exprimer clairement s’ils prendront du pudding avec leur bout de mou.

Si la stupéfaction à d’abord pris le dessus, la logique de cet idylle exotique peu à peu s’imposa à moi.

Je m’explique.

Observons d’un peu plus près la femme avec laquelle Giscard s’est marié, Anne-Aymone Marie Josèphe Christiane Sauvage de Brantes : il est évident que cette patronymie chargée ne la prédispose pas à la pratique de la cravate de notaire ni de la flûte enchantée d’ailleurs.

Anne-Aymone, c’est la détresse bien mise de la vieille fille du 16ème Arrondissement, au cul déshérité n’ayant su que s’asseoir. Une histoire ratée, sans aucun rebondissement, comme sa plastique d’ailleurs.

Diana c’est la turpitude princière, c’est gorge profonde, pour paraphraser un ami philosophe une fois bourré, elle sent le foutre et le drakkar noir.

Seul point commun entre ses deux dames, l’humanitaire. Et ça s’arrête là.

Ce qui a fini de me convaincre de la véracité des salacités entre la goitreuse de galles et VGE, ce sont les diamants de Bokassa. Les diamants que Jean-Bedel a remis à Valéry ont servi à amadouer la libidineuse de Buckingham Palace. VGE et Diana, enfin l’affaire des diamants élucidés.

Les colifichets du ridicule empereur centrafricain, prématurément décédé dans un dénuement qui prête désormais à sourire quand on se souvient de ce qu’il faisait avec ses valises de cash et de diamants, ont permis à VGE d’attirer la choucroutée anglaise et assouvir avec elles les fantasmes qu’une morale trop stricte et une obscurantiste pudibonderie l’empêchaient de pratiquer avec sa chaste épouse qui ne daignait s’abandonner aux voluptés charnelles que dans l’unique but de la procréation.

Tout est clair aujourd’hui, dans Le Passage, précédent roman de Valéry, injustement ostracisé et agoni d’insultes par les critiques littéraires de l’époque au motif discutable que la mièvrerie du propos était plus proche à servir de synopsis pour un épisode des Feux de L’Amour, diffusé en matinée sur les chaines hertziennes au moment où la France qui se lève tôt, se suicide au bureau à l’aide d’un taille crayon métallique rouillé et les agents des services publics entament une tombola pour savoir lequel d’entre eux sera de permanence et pourra ainsi permettre à ses collègues de se perfectionner dans le maniement de l’outil informatique -le solitaire- : dans ce roman, VGE s’imaginait en sémillant notaire de province troussant une jeune auto-stoppeuse écervelée partie en séjour linguistique, Diana déjà , qui a su perfectionner sa technique, à n’en pas douter, du bout des lèvres.

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