Thursday, September 3, 2009

Jeudi jour de pluie.


Jaillissant de son crane à la forme d’une poire Williams, rehaussé par les deux yeux aux paupières à peine ouvrables, s’ impose un tarin agricole et vermillon vomi, qu’un duvet noir d’adolescent ingrat sépare d’une fente imprécise qui peut faire illusion et passer pour l’orifice buccal lors des interviews.

Autour de ce faciès inquiétant de garçon boucher, il entretient une choucroute royale de poils à balai de crin qui se hérissent sur les tempes pour tenter de dissimuler en vain les pavillons de détresse de ses oreilles boursouflées dont la seule couleur, identique à celle du nez, apporte un semblant d’harmonie, au demeurant regrettable, à cette informité.

Pour toutes ces raisons, j’aimerai que l’on retrouve le coiffeur visagiste de Franck Ribéry et qu’on l’envoie dans le goulag le plus éloigné afin qu’il y subisse lui aussi l’assaut de virus à séquelles déformantes qui ne lui laisseront que des moignons, pour qu’enfin la goutte l’emporte dans d’atroces et méritées souffrances.

Allez les bleus.

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