Je suis un peu déçu.
A voir vos mines déconfites, véritables manifestes à la gloire de la chirurgie plastique, je me dis que pour vous aussi, cette fin d’année ne remplit pas les légitimes espoirs que vous nourrissiez.
Une année qui commence par le viol et le passage à tabac d’une nonagénaire est forcément signe d’une excellente année à venir : ce n’est d’ailleurs que justice que cette vieille se soit faite ainsi agressée dans son modeste pavillon qu’elle entretenait grâce aux mirifiques allocations de solidarité vieillesse, fruits du dur labeur de son défunt de mari, qu’une enquête de police à l’époque prématurément interrompue , désignait comme responsable de son passage à trépas.
Cette vieille dame, au lieu de goûter aux charmes infinis des maisons de retraites, qu’un reportage fort fouillé de l’irréprochable rédaction de France 2, nous en dévoilait tous les subtils atours et forcément avantages de salles climatisés où elle aurait pu sucer un glaçon en prenant le soleil et ainsi attendre que la mort la frappe, cette vieille donc a décidé fort égoïstement, en ces temps de durs labeurs et de frugalité budgétaire, de continuer à creuser un peu plus le lit, déjà fort profond du fleuve de la sécurité sociale, en réclamant une aide et des soins à domicile –aides superfétatoires et dispendieuses quand on sait que de nombreux gérontophiles viscéralement anti-européen étaient contre la directive Bolkestein, qui nous permettait par de savants mécanismes sociaux de réduire les masses salariales de ces mouroirs pour grabataires juste à bons à sucer du mou et porter des couches.
Non je vous le dis, 2009, une année de merde, excusez ma familiarité langagière mais en ce matin je suis colère : je pensais que les barbus allaient enfin trouver un moyen de faire sauter le grand noir de la maison blanche. Discrimination positive oblige, cette année devait voir émerger la branche Afrique d’Al Qaeda. Les maigres résultats de ces opérations laissent perplexe quant à la pérennité cette affirmative action version extrémiste. Il faut en revenir aux fondamentaux, des barbus, si possible chef de rayon bricolage BHV et/ou ex-salarié Total ou apparenté. Je ne veux pas être désobligeant pour nos amis les noirs qui voudraient se lancer dans le terrorisme, mais comment voulez-vous être crédible dans un aéroport alors qu’on ne vous laisse déjà pas rentrer en boite de nuit.
2009 – je me disais que Johnny Halliday allait enfin crever. J’y croyais mais une équipe de soin palliatif outre atlantique a commis l’impensable, réanimer la flamme de ce corps qui nous rappelle cruellement que si la majorité des être humains sont composés d’eau et de diverses matières putrides, Johnny n’est en fait qu’une vieille gourde en cuir orange dont les coutures ne vont plus tarder à lâcher. Evidemment la perte de cet être exceptionnel qui baise en France, cotise en suisse mais surtout pisse sur la Belgique, serait incommensurable pour les nombreux conseillers fiscalistes pour qui l’ont affectueusement baptisé le grand blond exonéré.
2009 – année de Bayrou. Le béarnais, homme du centre, qui a vaincu son bégaiement, a tenu tête à Mitterrand, Chirac et Sarkozy réunis. Bayrou toujours le pied coincé sur l’accélérateur et la pédale de frein, j’avance ou j’attends, c’est exactement ce qu’on se dit lorsqu’on voit l’orange, couleur de son partie. Bayrou, gentiment opposant, méchamment idiot. Une prose combat au service de Tatayet. Bayrou le pusillanime, sors toi les doigts du cul et couche avec Ségolène, tel le sauvageon de banlieue à l’instar de la république, nique la et si elle ne t’aime pas elle n’aura qu’à te quitter cette gourde.
2009 – Rama Yade : j’en suis au point de louer les services d’un albanais pour aller lui péter les genoux à cette gourdasse vert-de-gris. Je ne l’aime pas, je n’en fais pas secret et j’ai entretenu les plus grands espoirs en la voyant passer du Quai d’Orsay au ministère des sports, j’ai légitimement pensé qu’elle allait enfin fermer son gros clapets plein de matière fécale. Déjà pas capable de reconnaitre le département de la Vienne de la ville du même nom, elle ne comprend pas plus les subtilités de la balle trappe des règles pourtant évidentes du combiné nordique.
Je remercie Laurence Parisot et Serge Dassault, qui prouvent qu'on peut avoir son corps dans le 21ème siècle en ayant sa tête dans le 19ème. Il doit bien rester quelques mines de sel où les envoyer afin qu'ils goûtent tout deux les charmes austères et rigoureux du labeur à l'ancienne qu’ils appellent de leurs vœux.
Mais je ne veux pas finir l'année en parlant de ces nuisibles. À présent, je veux livrer à celles et ceux qui le méritent un message d'amour et de bienveillance.
Ce n’est un secret pour personne que j’exècre tout cet indécent étalage de bons sentiments et de grosse boustifaille qui balise la période des fêtes de fin d’année comme autant d’étapes sur un interminable chemin de croix mais je voudrais vous dire merci à toutes et tous pour ces purs moments de bonheur pendant l’an 2009. C’est peu vous dire que je vous aime, mais c’est assez de vous le dire aussi.
Ce fut une année épuisante et elle risque de continuer à l’être pour le reliquat d’heures qui la composent mais ce fut une année fort enrichissante.
PS : avant que la nuit ne batte son plein avec son cortège d’alcolos dépressifs et de libidineux en tous genres, je voudrais rappeler aux incontinents auditifs que j’ai un pied bot et que par voie de conséquence logique, je goûte très peu aux joies de la danse et de la transpiration de groupe.
Sur ce – bonne année.
Thursday, December 31, 2009
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